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11/10/2007

ALI BABA : Une vidéo de Jean Benguigui

Diffusée les 29 et 30 octobre prochain sur TF1, la fiction chorale Ali Baba réunit Gérard Jugnot, Michèle Bernier, Saïda Jawad, Marc Ruchmann, Léïla Bekhti, Ken Duken... et Jean Benguigui dont voici quelques images de tournage. 


Retrouvez aussi le reportage paru dans Midi Libre au moment du tournage à Marrakech, en avril dernier... Et très bientôt la critique.

 

A Marrakech, sur le tournage d'Ali Baba

REPORTAGE
L'équipe du téléfilm "Ali Baba", emmenée par Gérard Jugnot, accueille Midi Libre

A l’heure où l’appel à la prière s’envole de la médina, les effluves poivrés de menthe - dont le thé coule à flots -, viennent réchauffer ce matin sans soleil. Bienvenue à Oumnast, perle du Maroc située entre le désert et les neiges éternelles de l’Atlas, à 25 kilomètres de Marrakech. Dans une casbah aux murs saupoudrés de sable, un décor en trompe l’œil, fait de carton et de talent, vient sublimer le tableau. Insouciants, des gamins du village alentours, alertés par cette étrange agitation, courent pieds nus en agitant joyeusement des chutes de pellicule 35 millimètres. Des sunlights illuminent tout à coup l’atmosphère, tandis que des techniciens s’activent aux derniers préparatifs, dans ce Bagdad du neuvième siècle reconstitué.
Nous sommes sur le tournage d’Ali Baba, fiction à gros budget (9,5 millions d’euros) que réalise Pierre Aknine pour TF1. Personnage principal de cette superproduction, Gérard Jugnot incarne Ali, le brave bûcheron qui a découvert la caverne aux trésors des quarante voleurs. Pour ce 48e jour de travail (et seulement 48 heures de retard sur le planning), Michèle Bernier (Yasmina), Leïla Bekhti (Morgiane), Saïda Jawad (Ouria) et Marc Ruchmann (Sliman), lui donnent la réplique. À l’image des Marocains, l’équipe du film nous accueille les bras ouverts et nous guide dans les coulisses. Le ton est rapidement donné. Ici, l’ambiance est chaleureuse. Et Michèle Bernier n’est jamais la dernière pour materner les jeunes comédiens, plaisanter avec les techniciens, ou chanter Aline de Christophe.
Entre deux conseils, on se moque facilement de l’accent québécois du cadreur… Le "silence demandé ! Moteur !", fait cesser subitement les distractions. Mise en place de Roméo, le cacatoès sur son perchoir. Une scène minutieuse se prépare : Ali, Ouria et Yasmina découvrent les rescapés du tapis volant. Une carpette qu’il faut imaginer… Sauf pour Julien et Sébastien, de la société Duboi, qui en ont une idée précise. Ces "Messieurs effets spéciaux" calculent côtes et angles de vue qui permettront de restituer l’illusion de l’envol.
Avant de passer du champ au contre-champ, Pierre Aknine court voir les images sur les écrans de contrôle. Il hésite sur une expression, puis se prononce : "C’est dans la boîte, on peut passer au close up"- les plans fixes -. Au final quatre heures de tournage pour une scène de 50 secondes.
Pause "goûter", vers 16 h. Servies avec les pâtisseries orientales : Harira. Soupe des soirs de Ramadan, composée de mouton, de pois chiches et de lentilles. L’occasion pour les Marocains de nous interpeller sur un sujet inattendu : "Alors, Sarkozy ou Ségolène ?" L’Elysée, notre Riad à nous, s’est invité à déjeuner.
La journée de travail, commencée à 8 h 30 - lever à 5 h 30 pour les comédiens -, se poursuivra ainsi jusqu’à 21 heures.
Le temps pour Philippe Chaussende et Driss Tahri, les directeurs de production, d’aligner quelques chiffres. Environ 1 500 figurants, dont près de 600 pour les scènes du marché ; 25 techniciens Français, 40 Marocains ; 60 décorateurs (un pic à 90) presque tous de Marrakech (6 Français) ; 30 costumiers ou encore 650 000 € consacrés aux effets spéciaux.
Après Ouarzazate et Marrakech, l’équipe est cette semaine à Casablanca. Elle sera renforcée par la venue de Jean Benguigui, Mouss Diouf et Doc Gynéco. Et quand Chinook, le vent chaud des montagnes, aura soufflé, il ne balaiera pas ces 92 jours d’une aventure humaine.

A Marrakech, Loïc TORINO-GILLES

07/05/2007

Guignols de l'info : les coulisses !

REPORTAGE La mythique émission de Canal +, créée en 1988, dévoile ses secretsmedium_F-ppd1.2.jpg

Pot de départ le 6 mai à 20 heures. Personne n’a pu échapper au slogan de l’affiche représentant la marionnette du président Chirac, enrubanné de serpentins. Elle est à l’image de la déco de l’immeuble de 3 000 m² qui abrite les Guignols de l’info, dans la région parisienne. Sur les murs, des fausses unes de magazines, des remakes de films, la tête d’un éléphant géant en latex, un paon…
Véritable PME, l’entreprise emploie 300 personnes (dont 30 marionnettistes) et fait travailler trente corps de métier, du peintre au serrurier, en passant par le réalisateur, l’habilleur ou le maquilleur…
"Les Guignols coûtent 15 millions d'euros par an, salaires et charges comprises, explique Christine Escudié, directrice de production. Les marionnettes sont fabriquées par le sculpteur Alain Duvergne. La matrice coûte 6 000 €, le tirage 2 500 €.
9 h 30. Au premier étage, le bureau des auteurs. Rien pour perturber l’esprit, excepté deux statues africaines à l’effigie des Chirac. Face au canapé, un écran géant diffuse en boucle des chaînes d’information continue. Pour Lionel Dutemple, Ahmed Hamidi, Julien Hervé et Bruno Gaccio, la journée débute par une revue de presse. Ensuite ? Ça bouillonne, ça parle, ça discute, ça s’engueule, ça rigole, ça s’énerve… C’est ici aussi que naissent les fictions. Tournées avec les moyens du cinéma, il faut trois semaines entre l’écriture et leur diffusion à l'antenne.
13 heures. Les auteurs livrent une première ébauche du déroulé de l’émission du soir. Ils ont jusqu’à 17 h pour affiner. Au rez-de-chaussée, les ateliers - qui occupent 80 % du lieu -, reçoivent les premières consignes. Corine, Muche, Patricia et Christelle, les maquilleuses, préparent les marionnettes, brossent les perruques, poudrent les visages de latex. Elles rangent aussi les Guignols qui reviennent de l’enregistrement de la veille. "On fait sortir en moyenne 15 Guignols par jour, confient-elles. Mais ça peut aller jusqu'à 120, quand on tourne une fiction." Autour d’elles, des centaines de paires de mains, tout autant de lunettes, un amoncellement de polaroïd… et près de 380 cartons, un pour chaque tête de Guignols…
Tout aussi impressionnant, l’atelier costume. Difficile de lister précisément ce qui s’y trouve, car les vestiaires se remplissent chaque jour. "On achète environ cinq vêtements par semaine, on fait les soldes…" Abîmés les habits ? "Non, coupés au niveau des coudes, pour permettre les manipulations".
17 heures - 19 h 54. Studio 104, à la Plaine-Saint-Denis. L’heure est aux répétitions pour les marionnettistes (ils sont deux par Guignol) et les imitateurs, enfermés dans une petite pièce, à l’écart. La routine pour Yves Lecoq, voix de PPD depuis Les arènes de l’info, en 1988. "Ça passe vite 15 ans… Et d’ajouter avec la voix d'Arlette Laguiller, c’est toujours pareil, on ne peut pas prendre notre retraite, on n’a pas assez de points…" Tandis que sur le plateau on synchronise les gestes et règle les mouvements de caméra, les "voix" répètent leur texte.
"La force des Guignols, c’est de ne pas faire dans la douceur, c’est d’aller au-delà des limites. On tape sur nos patrons, nos animateurs… C’est comme Midi Libre : on est libres !", sourit Yves Lecoq. "Nous sommes plus dans le jeu que dans l’imitation, ajoute Daniel Herzog. D’ailleurs quand un nouveau personnage arrive, chaque imitateur présente sa version et c’est la production qui décide…"
19 h 55. L’émission commence. En direct, toujours, comme un vrai JT. Sous la table, rehaussée d’1,5 m - comme tous les décors -, la sueur perle sur le front des marionnettistes. Les Guignols, c’est sans filet ! Une fois l’antenne rendue, la conclusion à PPD : "A ciao, bonsoir…"

A Paris, Loïc TORINO-GILLES

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Le film

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Entretien : Yves Le Rolland (directeur artistique des Guignols depuis 1995)

medium_f-lerolland.jpgLe pot de départ de Chirac a été fêté hier soir…
Chirac ne va pas forcément nous quitter. Il va rester un observateur privilégié et un commentateur… Il sera très présent lors du Festival de Cannes. C’est un de nos personnages préférés. Il nous permet de faire tout et n’importe quoi.
Vous vous voyez comme un JT ?
Plutôt comme une parodie ; une alternative. On invente aucun élément, on parle des choses vraies. Mais on se permet d’aller là ou les journalistes ne peuvent pas aller…
On dit souvent qu’en 1995, les Guignols ont fait élire Chirac.
Prouvez-le ! Ca me fait rire. Ça prouve le fantasme qu'il y a parfois autour de cette émission. C’est nous donner beaucoup beaucoup de pouvoir par rapport à ce qu'on représente. Et fondamentalement, je trouverai ça gravissime pour la démocratie. On fait ne changer personne de camp.
Vous vous sentez libre ?
Nos patrons nous protègent. On est là depuis 18 ans, c'est l’avantage de l'âge. Je pense que si on était une nouvelle émission, on ne pourrait pas faire ce que l'on fait aujourd'hui. On est devenu une institution. Il y a de plus en plus de sujets tabous en France. On lutte contre le politiquement correct et le bien pensant dans une société de moins en moins tolérante.

Propos recueillis par L.T.-G.

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Historique des Guignols

Septembre 1988 : création des ARENES DE L’INFO, sous la houlette de Alain De Greef. Inspirée de THE SPITTING IMAGE, l’émission est venue remplacer Les Nuls suite à leur départ. L’équipe est composée de trois auteurs : Christian Borde, Alexandre Pesle et Arnold Boiseau, qui est aussi le directeur artistique.  Yves Lecoq et Béatrice Belthoise assurent la totalité des voix. Jean-Eric Bielle les rejoindra par la suite.

Mars 1990 : Sandrine Alexi rejoint Yves Lecoq et Jean-Eric Bielle pour les voix.

Septembre 1990 : LES ARENES DE L’INFO deviennent LES GUIGNOLS DE L’INFO. Nomination d’un nouveau directeur artistique : Franck Arguillère. Une nouvelle équipe d’auteurs prend en main l’émission : Benoit Délpine, François Rollin et Jean-Marie Gourio. Ces deux derniers quittent l’émission peu de temps après. Jean-François Halin intègre l’équipe en octobre 1990 et Bruno Gaccio en mars 1992.

Septembre 1992 : première  SEMAINE DES GUIGNOLS  diffusée le dimanche de 13h00 à 14h00.

Novembre 1992 : Eric Cantonna est la septième marionnette.

Janvier 1993 : les Guignols obtiennent le Sept d’or de la meilleure émission de divertissement  pour LA SEMAINE DES GUIGNOLS. Ce Sept d’Or a été décerné par le public.

Décembre 1993 : deuxième Sept d’Or.

Mai 1995 : pour le deuxième tour des Elections Présidentielles, les Guignols organisent une émission spéciale d’une heure, en direct, pour annoncer les résultats.

Juin 1995 :  Yves le Rolland est nommé directeur artistique de l’émission.

Septembre 1995 : Jean-Eric Bielle, l’une des voix principales des Guignols quitte l’émission. Après son départ, Yves Lecoq et Daniel Herzog se partagent ses voix.

Novembre 1995 : Nicolas Canteloup vient renforcer l’équipe des imitateurs.

Janvier 1996 : Franck Magnier, pigiste depuis deux ans, intègre l’équipe de base en charge des JT quotidiens.

Juin 1996 : Benoit Délépine et Jean-François Halin quittent Les Guignols.

Septembre 1996 : l’équipe se compose de Bruno Gaccio, Franck Magnier, Alexandre Charlot pour l’écriture du direct et des sketchs. Jean-Paul Bathany, Eric Lavaine et Yvan Longuet collaborent aux Guignols sur l’écriture des sketchs.

Janvier 1997 : troisième Sept d’Or.

Février 1997 : Jacques Chirac découvre l’informatique et le mulot.

Mars 1997 : Laurent Baffie est la 200ème marionnette.

Juin 1997 : après la campagne des élections législatives, les Guignols annoncent la nomination de Lionel Jospin premier ministre devant 3,7 millions de téléspectateurs.

Février 1998 : Pierre Fulla, reporter de Frac 2 à Nagano pour les  Jeux Olympiques, est la première star des Guignols sans marionnette. C’est Nicolas Canteloup qui lui donne une voix.

Mars 1998 : Sept d’Or du meilleur montage.

Printemps 1998 : Jean-Pierre Gaillard, Doc Gynéco et Pascal Obispo font leur entrée aux Guignols.

Automne 1998 : Gerhard Schröder et Daniel Cohn-Bendit sont les 216ème et 217ème marionnettes.

Depuis septembre  2000: les Guignols sont écrits par une nouvelle équipe d’auteurs : Lionel DUTEMPLE,  Ahmed HAMIDI, Julien HERVE, Bruno GACCIO et Laurent VASSILIAN (ce dernier est parti en juin 2001).

21 avril  2002 : Pour la deuxième fois de leur histoire les Guignols annoncent les résultats des élections présidentielles  en direct.

Avril 2003 : à ce jour 253 personnalités françaises et internationales, tous domaines confondus,  ont été Guignolisées. A cela il faut  ajouter des dizaines d’anonymes, enfants et animaux…soit plus de 300 marionnettes.

Novembre 2003 : Lionel Dutemple, Bruno Gaccio, Ahmed Hamidi et Julien Hervé, remportent le 7 d’Or des meilleurs auteurs /scénaristes.

02/05/2007

A Marrakech, sur le tournage d'Ali Baba

REPORTAGE
L'équipe du téléfilm "Ali Baba", emmenée par Gérard Jugnot, accueille Midi Libre

A l’heure où l’appel à la prière s’envole de la médina, les effluves poivrés de menthe - dont le thé coule à flots -, viennent réchauffer ce matin sans soleil. Bienvenue à Oumnast, perle du Maroc située entre le désert et les neiges éternelles de l’Atlas, à 25 kilomètres de Marrakech. Dans une casbah aux murs saupoudrés de sable, un décor en trompe l’œil, fait de carton et de talent, vient sublimer le tableau. Insouciants, des gamins du village alentours, alertés par cette étrange agitation, courent pieds nus en agitant joyeusement des chutes de pellicule 35 millimètres. Des sunlights illuminent tout à coup l’atmosphère, tandis que des techniciens s’activent aux derniers préparatifs, dans ce Bagdad du neuvième siècle reconstitué.
Nous sommes sur le tournage d’Ali Baba, fiction à gros budget (9,5 millions d’euros) que réalise Pierre Aknine pour TF1. Personnage principal de cette superproduction, Gérard Jugnot incarne Ali, le brave bûcheron qui a découvert la caverne aux trésors des quarante voleurs. Pour ce 48e jour de travail (et seulement 48 heures de retard sur le planning), Michèle Bernier (Yasmina), Leïla Bekhti (Morgiane), Saïda Jawad (Ouria) et Marc Ruchmann (Sliman), lui donnent la réplique. À l’image des Marocains, l’équipe du film nous accueille les bras ouverts et nous guide dans les coulisses. Le ton est rapidement donné. Ici, l’ambiance est chaleureuse. Et Michèle Bernier n’est jamais la dernière pour materner les jeunes comédiens, plaisanter avec les techniciens, ou chanter Aline de Christophe.
Entre deux conseils, on se moque facilement de l’accent québécois du cadreur… Le "silence demandé ! Moteur !", fait cesser subitement les distractions. Mise en place de Roméo, le cacatoès sur son perchoir. Une scène minutieuse se prépare : Ali, Ouria et Yasmina découvrent les rescapés du tapis volant. Une carpette qu’il faut imaginer… Sauf pour Julien et Sébastien, de la société Duboi, qui en ont une idée précise. Ces "Messieurs effets spéciaux" calculent côtes et angles de vue qui permettront de restituer l’illusion de l’envol.
Avant de passer du champ au contre-champ, Pierre Aknine court voir les images sur les écrans de contrôle. Il hésite sur une expression, puis se prononce : "C’est dans la boîte, on peut passer au close up"- les plans fixes -. Au final quatre heures de tournage pour une scène de 50 secondes.
Pause "goûter", vers 16 h. Servies avec les pâtisseries orientales : Harira. Soupe des soirs de Ramadan, composée de mouton, de pois chiches et de lentilles. L’occasion pour les Marocains de nous interpeller sur un sujet inattendu : "Alors, Sarkozy ou Ségolène ?" L’Elysée, notre Riad à nous, s’est invité à déjeuner.
La journée de travail, commencée à 8 h 30 - lever à 5 h 30 pour les comédiens -, se poursuivra ainsi jusqu’à 21 heures.
Le temps pour Philippe Chaussende et Driss Tahri, les directeurs de production, d’aligner quelques chiffres. Environ 1 500 figurants, dont près de 600 pour les scènes du marché ; 25 techniciens Français, 40 Marocains ; 60 décorateurs (un pic à 90) presque tous de Marrakech (6 Français) ; 30 costumiers ou encore 650 000 € consacrés aux effets spéciaux.
Après Ouarzazate et Marrakech, l’équipe est cette semaine à Casablanca. Elle sera renforcée par la venue de Jean Benguigui, Mouss Diouf et Doc Gynéco. Et quand Chinook, le vent chaud des montagnes, aura soufflé, il ne balaiera pas ces 92 jours d’une aventure humaine.

A Marrakech, Loïc TORINO-GILLES

---------- photos TF1 et L.T.-G. ----------

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01/03/2007

INTERVIEW : Des Enfoirés d’artistes très fidèles...

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Le concert des Enfoirés, au profit des Restos du coeur est diffusé vendredi 2 mars à 20h50 sur TF1.

Quelques-uns des artistes se confient à Midi Libre

 

Vous choisissez les chansons ?

Maxime Leforestier : Jamais. Je me mets à la disposition de Jean-Jacques (Goldman) et je chante ce qu'il veut dans le costume qu'il a décidé.

Francis Cabrel : Moi je n'accepte pas tous les costumes. J'ai refusé d'être en bébé avec une couche-culotte il y a 5 ans. Pourtant cette année, avant l'arrivée de Jean-Baptiste Maunier, j'étais en collant vert pour jouer Peter Pan.

 

Il faut savoir se mettre en danger ?

Patrick Bruel : J'ai chanté My Way en pyjama l'année dernière.

Lorie : Oui, moi je joue bien une prostituée… On ne peut pas dire non.

Karen Mudler : On est là pour une bonne cause. Il faut oser ! Depuis que j'ai eu un petit bébé, comme dit Maxime Leforestier : "Il y a quelque chose qui s'est ouvert".

 

On sent sur scène une forte énergie.

Liane Foly : Plus je vieillis, plus j'ai la patate. C'est vrai que c'est un marathon. Les répétitions, c'est du 15 heures d’affilée. Ce qui est fatigant, c'est de courir…

Patrick Bruel : D'abord on répète la musique à Montrouge. Ensuite, on monte le spectacle en deux jours !

Nâdiya : L'essentiel est de donner le maximum. Je suis surprise par les liens humains qui se sont créés. On sent qu'au départ, c'est une histoire profonde et sincère de la part de Coluche et de Goldman. C'est resté intact.

 

Il n'y a pas de problèmes d'ego ?

Liane Foly : Des casse-couilles, il y en a parfois…

Patrick Bruel : D'ailleurs, rien n'est jamais acquis. On n'est pas Enfoiré à vie.

 

Comment on harmonise les voix ?

Patrick Bruel : On aime bien se laisser faire dans des suggestions, des mariages de voix. C'est bien de se laisser surprendre.

Francis Cabrel : Fini les duos, maintenant c'est quatuor minimum. Il faut se mettre dans la tonalité de tout le monde.

Maxime Leforestier : Entre la note la plus grave de Darmon et la plus aiguë de Julie Zenatti, il y a 6 octaves et demi.

 

La nouveauté, ce sont les chorégraphies.

Garou : C'est le seul truc difficile pour moi.

Francis Cabrel : On m'a proposé de remplacer Kamel Ouali à la Star Ac'. J'hésite encore, comme je suis assez souple de nature (rires).

 

Et cet effort sur les costumes…

Patrick Bruel : Je suis surpris par la qualité des costumes, des décors, des accessoires. Mais hier soir, mon pantalon a lâché de manière rock'n roll. Je me suis retrouvé en slip…

 

Garou, votre femme pour les Enfoirés, c'est Mimie Mathy. Elle n'est pas là mais elle veille.

Lorie : Elle appelle entre deux chansons, c'est pas possible… (rires).

Garou : Cette absence fait mal. Comme celles de Michèle Laroque, Maurane et Marc Lavoine, retenus par des obligations.

 

On ne peut pas ne pas parler de Goldman ?

Véronique Colucci : Il est heureusement toujours là. Il fait tout ça avec beaucoup de discrétion. Les premières réunions sont en septembre, il arrive avec un tout petit carnet déjà bien rempli…

Patrick Bruel : Chaque année avec Jean-Jacques on se regarde et on se dit "qu'est ce qu'on peut faire de mieux". Cette entrée, en traversant le public, est la plus émouvante.

 

Il paraît que la nuit, c'est la fête ?

Karen Mudler : Les souvenirs ne s'arrêtent pas à la scène. Quand on rentre à l'hôtel il y a des bœufs, tout le monde chante.

Nâdiya : Maxime Leforestier joue du Brassens, David Hallyday est à la batterie, Bruel au clavier, Aubert à la guitare. C'est une vraie petite famille. Avec Aubert et Leforestier, on parle de chose philosophique…

Garou : Il y a un esprit de troupe qui existe nulle part ailleurs.

Patrick Bruel : Bien loin l'époque où il fallait courir derrière les artistes pour qu'ils viennent.

Garou : Chaque fois que c'est fini, on a hâte de revenir.

Patrick Bruel : Il y a des gens qui comptent les "dodos" avant les Restos.

 

Propos recueillis à Nantes,

lors de l'enregistrement du concert,

par Loïc TORINO-GILLES

 

Photo TF1