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09/06/2007

Céline Dion se confie

Céline Dion fête 25 de carrière en chansons sur TF1

medium_F-DION.2.jpgENTRETIEN

La diva se confie en exclusivité lors de l’enregistrement à Montréal, d’une émission exceptionnelle diffusée ce soir sur TF1

En décembre, vous mettrez un terme à cinq ans de show à Las Vegas et repartirez dans la foulée dans une tournée mondiale. Comment faites-vous ?

Une journée à la fois, une chanson à la fois, une émotion à la fois. Et les priorités qui remportent toujours le tout : ma famille, mon fils, mon mari, mes amis.

Quel regard vous portez sur la petite Céline de 14 ans ?

Sans prétention, je suis fière d’elle, parce que je suis restée la même et c’est quelque chose que j’ai pu préserver grâce à mon entourage, à ma famille, à mes vraies valeurs… Ma vie a basculé. Les gens pensent que j’ai commencé en bas de l’échelle et que je suis monté avec les années. C’est le contraire ! Je suis partie en haut, la tête dans les nuages, et étape par étape je suis redescendue. A présent, je suis bien ancrée au sol et je me sens bien.

A quoi ressemble votre vie quand les projecteurs sont éteints ?

Quand le rideau tombe, je veux absolument qu’il y ait une coupure, alors je rentre à la maison et c’est le bonheur qui commence. Je ne fais pas partie du show-business. Je fais ce métier parce que j’aime m’exprimer, j’adore les gens, j’adore toucher, j’adore communiquer. Mais cette folie du show-business, ce n’est pas vraiment la vie.

Si votre fils René-Charles veut suivre vos pas ?

Je l’encouragerais, je serais la première. Je veillerai toujours sur lui. Qu’il soit magicien, musicien, coureur automobile. Je lui souhaite d’être heureux. Quand je lui demande, qu’est-ce que tu veux faire plus tard, il me répond : "Je veux jouer à tous les sports".

Après "D’Eux" sorti en 1995 et vendu à 6,5 M d’exemplaires, vous publiez "D’Elles". Vous êtes dans quel état d’esprit ?

J’ai le trac car je ne veux jamais décevoir. Ce que je décide de faire, ce que je dis, je pense que c’est une responsabilité vis-à-vis des fans. Eux vont nous dire si on a fait le bon truc…

C’est un disque écrit par des femmes…

Le cœur est là, le cœur de toutes ces femmes qui ont été au rendez-vous. Ces femmes qui ont écrit des longs métrages et des livres, qui ont fait couler l’encre de leur plume pendant des heures et des heures, se sont prêtées au jeu extraordinaire d’écrire pour une chanteuse… Et des textes qui ne durent que trois minutes !

Le tout, chapeauté par Jean-Jacques Goldman…

Heureusement qu’il y a des hommes dans ce projet et heureusement qu’il y a Jean-Jacques ! Pour jouer le jeu des chansons, Jean-Jacques a su et voulu être le chef d’orchestre de tout ça. C’est un cadeau immense que j’ai reçu de chanter ces femmes québécoises, ces Françaises (Nina Bouraoui, Françoise Dorin, Christine Orban, Denise Bombardier…). Quel bonheur !

Ce n’est pas pour autant réservé à la gent féminine ?

C’est un album chanté par une femme dans lequel je chante les femmes… Mais bien sûr, il s’adresse aux femmes, aux hommes et à tous ceux aussi qui sont intéressés par ce jeu. J’espère que les gens l’aimeront. J’espère toujours faire plaisir. Je fais ce métier-là parce que j’aime plaire.

Votre tournée passera par Nice le 5 juillet 2008, après six soirs à Paris-Bercy. La France vous manque ?

Oui, la France me manque beaucoup… Je m’apprête à faire le tour du monde. A Paris, mon fils aura 7 ans. Je le tiendrai par la main et je l’emmènerai sur scène, dans des estrades vides où j’entendrai le public avant même qu’il ne soit là. Je l’ai souvent dit : le spectacle que j’ai donné en France est dans mon esprit parce que j’y ai vécu des moments extraordinaires. C’est ma langue natale. Chanter en français pour moi, c’est quasi un besoin…

A Montréal, propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

*******ANECDOTES*******

Trois jours de show.

Technopark, studio F, banlieue de Montréal (Canada). C’est ici que le réalisateur Pascal Duchêne a posé ses caméras pour préparer l’émission spéciale consacrée à Céline Dion. La diva francophone à la carrière internationale, née à Charlemagne, interprétera trois extraits de son dernier album (dont l’excellent A cause), et reprendra plusieurs titres avec des artistes invités. Aux commandes, le pétillant Nikos Aliagas rythme le tournage, qui s’est étalé sur trois jours, les 11, 12 et 13 mai dernier.

Ambiance.

Pas de caprices. Céline Dion arrive en famille (le mari, le fils, la maman, les amis…), le 12 mai à 15 h 41 pour les répétitions. Petite robe blanche, cheveux noués et escarpins aux talons transparents. Elle brise d’entrée la glace sur le plateau : plaisanteries, anecdotes, pitreries, éclats de voix, parodies de rappeur, imitations de guitariste déchaîné. Oui, Céline est accessible… et appliquée !

Tournage.

Il est très long, débute le même jour à 21 h et s’achève six heures plus tard. La veille, les chansons "solo" des autres artistes sont enregistrées. Le lendemain, Céline revient interpréter Caruso avec Florent Pagny. Ce soir Céline chante avec... Notre moment préféré est indéniablement le slow-rap Caroline, en trio avec Mc Solaar et Nolwenn Leroy. Ouverture sur Stayin Alive avec la jeune génération : Vitaa, Shy’m et Amel Bent. Impeccable Hymne à l’amour avec Maurane et Johnny Hallyday. Caruso envolé avec Florent Pagny. Moment blues avec Johnny Hallyday sur Blueberry Hill. Incontournable (hélas !) Être à la hauteur avec Christophe Maé et Merwann Rim. Inoubliable My heart will go on, avec Amel Bent et Lââm. Enfin, sonore The show must go on avec David Hallyday et Christophe Maé. Un orchestre les accompagne dans des versions inédites.

A Montréal, L.T.-G.

Commentaires

Belle interview. Elle a été sympa avec toi, Céline ?

Écrit par : Mar Teynier | 09/06/2007

Les commentaires sont fermés.