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13/07/2007

Georges Brassens à Bobino

Fidèlement caché dans l'ombre, Pierre Onteniente, son homme de confiance qu'il avait surnommé « Gibraltar », lui lance un regard complice, pendant que la vedette américaine - comme on disait à l'époque -, l'orchestre d'Armand Motta, termine une version jazzy de Brave Margot. Puis la caméra s'attarde sur Raymond Devos, autre ami, installé au premier rang. Le rideau se lève après l'annonce d'un speaker et le Sétois le plus célèbre de France vient poser son pied gauche sur un tabouret de bar, fait un signe à son inséparable contrebassiste Pierre Nicolas, et entame les premières notes d'Auprès de mon arbre. Bonheur, il reste une trace de ce tour de chant enregistré le 19 janvier 1972 à Bobino, haut lieu du music-hall parisien où Brassens avait ses habitudes. Évidement, la mise en scène minimaliste et dépouillée tranche avec la conception les shows d'aujourd'hui. On apprécie alors toute la force des mélodies et des paroles de La complainte des filles de joie, du Gorille, des Sabots d'Hélène, de La non-demande en mariage ou de la Chanson pour l'Auvergnat. On apprécie aussi la réalisation de François Chatel, qui filme le poète en noir et blanc et en plans très serrés.

L.T.-G.

"Georges Brassens à Bobino", France 5. 20 h 40

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