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14/09/2007

Eternel poète

Il est bien loin le Gabriel Aghion de Pédale douce ou du Libertin. Pour Arte, il n’a rien perdu de son talent de raconteur d’histoires, même quand celles-ci sont beaucoup moins légères. Tout aussi remarquable, le jeu de Jean-Claude Brialy. Pour son dernier grand rôle avant de retrouver ses amis de toujours au paradis des grands, il se met dans l’esprit torturé du poète juif et homosexuel Max Jacob.
Monsieur Max est un sans faute. Pour le parti pris de placer le récit au niveau d’Alice, jeune orpheline adoptée puis abandonnée par Picasso, qui était consolé par le poète. Car c’est elle qui va partir à la recherche de Max au moment où la Gestapo le déporte à Drancy. Elle qui osera dire aux officiers allemands : "Les poètes sont des enfants. Mais il est vrai que vous les arrêtez aussi". Elle encore qui tentera de rappeler à Picasso, Guitry et Cocteau, que Max est un ami.

Remarquable, la distribution (Dominique Blanc, Guillaume Gallienne, Jean-Claude Dreyfus), ne dénote pas avec le dandy Brialy qui prouve que les artistes ne meurent jamais.

L.T.-G.

"Monsieur Max", Arte. 20 h 40


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