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30/11/2007

Bonnes fêtes

Neige virevoltante, intrigues amoureuses, trahison, abus de pouvoir... Bienvenue chez les bonnes ! France 3 ouvrait hier, Le réveillon des bonnes, son conte de Noël gentillet en huit parties, à découvrir chaque jeudi. Décembre 1918, Marcelline, Olympia, Marie et Jeanne sont servantes dans le même immeuble bourgeois. Elles vont vivre à la veille des fêtes calendales, et au moment où la Première guerre mondiale se termine, des histoires étonnantes, liées aux familles qui les emploient.

Quatre-vingt-huit jours de tournage, près de 6 semaines pour construire les décors, 500 costumes, un cabaret reconstitué, 60 comédiens, 473 figurants, 2 heures de maquillage quotidien pour les personnages principaux... Et une distribution plaisante : Nadine Alari, Christine Citt, Annelise Hesme, Chloé Stéfani et la participation de Judith Magre, toujours fantasque.

On est bien sûr dans la fable, dans la fiction mignonnette, mais ces récits croisés évoquent, à leur manière, l'émancipation des femmes qui s'amorce alors dans la société.

L.T.-G.

"Le réveillon des Bonnes", hier sur F3. Suite le 6/12

29/11/2007

Étincelant

France 5 vous invite ce soir à pénétrer dans le Grand appartement du Roi Soleil, au temps où Versailles était meublé d'argent. Coulisses admirables de l'exposition événementielle du moment, à voir jusqu'au 9 mars ; ou comment une équipe de passionnés, parmi lesquels le décorateur Jacques Garcia et la conservatrice Béatrix Saule, a réussi à rendre le lustre du règne de Louis XIV.

C'est en 1682 que son Grand appartement fut dévolu à l'usage exclusif de la cour. Le décorateur Charles le Brun fit fabriquer des pièces en argent massif aussi somptueuses que gigantesques. Jusqu'au drame de 1689, quand le roi envoya à la fonte ces trésors de l'orfèvrerie française pour financer un conflit. Le Brun ne s'en remettra jamais.

Résurrection aujourd'hui grâce aux tableaux qui témoignent de cette grandeur. Près de 200 pièces d'exceptions, venant de toute l'Europe, ont été prêtées par la reine d'Angleterre, la reine du Danemark ou les conservateurs du Kremlin. Le résultat, époustouflant, est étincelant.

L.T.-G.

"Une nuit au musée", France 5. 20 h 40

28/11/2007

Barbares

Geneviève Tujague a beaucoup de courage. Le courage de raconter comment sa vie a été salie, il y a 20 ans, par un couple d'une perversité extrême. Entre décembre 1985 et février 1986, Jocelyne Bourdin et Marc Fasquel ont agressé sexuellement 7 femmes, puis tués 2 fois.

Geneviève est leur dernière proie. Elle est revenue sur sa nuit et sa matinée d'angoisse dans l'émission Faites entrer l'accusé. Elle a ainsi levé un coin de voile sur le mode opératoire de ce couple très complice qui enlevait, torturait, humiliait, violait et volait ses victimes.

Geneviève a eu la vie sauve. Elle se souvient de ce dénouement étrange : "La femme (Jocelyne) m'a embrassé puis s'est excusée. Ensuite ils m'ont acheté un billet de train". Marc Fasquel sera abattu lors d'une traque qui mobilisa près de 1000 policiers et gendarmes, emportant avec lui les raisons de sa barbarie. Son épouse, condamnée à 20 ans de réclusion en 1989, n'émettra pas de remords.

L.T.-G.

"Faites entrer l'accusé", France 2. Hier

27/11/2007

Commune violence

"J'ai créé des personnages qui ont pour trajectoire de vie la chute libre". Abdel Raouf Dafri présente ainsi La Commune, série dont il est aussi scénariste. Ce huis clos amorcé hier sur Canal+ (et le mardi sur Décalé) se déroule dans une cité, sans être pour autant une "peinture réaliste de la banlieue".

Tout débute par la sortie de prison de François Lazare, incarcéré pendant 20 ans. Derrière les barreaux, il s'est converti à l'islam, rebaptisé Isham Amadi et a écrit plusieurs best-sellers. Riche, il revient pourtant dans la cité où il a grandi, au grand dam de son ami de jeunesse, devenu un caïd respecté.

Cet univers étouffant fait immédiatement penser à Oz. Comme dans cette série carcérale de Tom Fontana, un personnage déclame des coryphées pour éclairer l'action en cours.

Mais cette jungle ultra-violente, où "le seul jour facile, c'était hier", stigmatise, quoi qu'en disent les auteurs, les banlieues. Et finit par rendre commune la violence.

L.T.-G.

"La Commune", hier sur Canal+,

ce soir sur Canal+ décalé. 20 h 50

26/11/2007

Diablesse

En pleine conférence de rédaction, un écran géant diffuse des images de requins qui dévorent leurs embryons. Scène de cannibalisme intra-utérin ordinaire, pour illustrer la devise de ce tabloïd : aller à la chasse aux scoops peu importe le prix et les moyens... Chantage, corruption entre autres réjouissances. C’est Lucy Spiller (Courteney Cox) qui dirige d’une main de fer ce magazine, allant même jusqu’à faire suivre son frère pour connaître sa liaison amoureuse du moment ! Elle est aidée par Don Konkey, paparazzo schizophrène, poète à ses heures.
Depuis une semaine, Jimmy diffuse Dirt, cette série prometteuse et envoûtante qui signe l’impeccable reconversion de Courteney Cox. L’ex Monica de Friends, contrairement à Matt Leblanc (dont la série Joey a été avortée), a su changer de registre et se libérer de dix années de succès.

En équilibre sur ses fêlures, elle y est épatante. Comme les autres personnages qui donnent une âme à des histoires qui pourraient, justement, en manquer.

L.T.-G.

"Dirt", Jimmy (Sat). 20 h 45

24/11/2007

L'héritage des Romanov

Voilà comment on aime Stéphane Bern. Quand sa complaisance cesse de dégouliner, qu'il abandonne son côté gendre-idéal-très-vieille-France. Sans fard, il est parfait. Parfait en prof d'histoire qui retrace le destin de la dynastie des Romanov.

Celle qui a régné sans partage sur la Russie de 1613 à 1917. Jusqu'à la révolution des Bolcheviks et le massacre, en juillet 1918, du dernier empereur le Tsar Nicolas II, de sa famille et de ses serviteurs. Sans omettre ce revirement survenu huit décennies plus tard : quand le président Eltsine organise des funérailles grandioses à Saint-Pétersbourg. La famille vit depuis éparpillée aux quatre coins de la planète. Rencontre avec Maria Vladimirovna, grande duchesse de Russie, avec le prince Nicolas Romanov et le prince Rostislav, un des jeunes héritiers.

A travers leurs témoignages, on reconstitue le puzzle de cette famille, des lustres au déclin. Avec les analyses savantes d'Hélène Carrère d'Encausse et du prince Michel de Grèce, deux historiens de la Russie. C'est passionnant.

L.T.-G.

"Un nom en héritage", France 3. 22 h 55

23/11/2007

STAR AC' : Maureen a "repris le dessus"

ENTRETIEN Candidate régionale à la Star Ac', Maureen a failli quitter le Château samedi. Elle s'explique

Comment va le moral ?

Mieux. J'ai repris le dessus.

Vous avez failli quitter le Château. Que s'est-il passé ?

Une fatigue post-prime, un souci déclencheur, mon petit ami qui me manque...

Qu'est-ce qui vous a décidé à rester finalement ?

Une discussion avec Raphaëlle Ricci et les autres candidats. Le lendemain, au réveil, j'étais moins convaincue de mon affaire... Alors, je ne dis pas que je vais tenir, je dis : « il ne faut pas renoncer ».

Vos camarades ont réagi par des pleurs, des phrases plus violentes...

Je m'y attendais, on est tous hypersensibles en ce moment. Tout cela m'a touchée, évidemment.

Dojima, que vous connaissiez avant, a été éliminé. Est-il mieux dehors ?

Je crois vraiment que ça a été une bonne expérience pour lui... C'était bien qu'il sorte. Il ne supportait pas l'enfermement.

Qu'est-ce qui est le plus dur pour vous, actuellement ?

De me remobiliser complètement sur ce que je fais, comme au départ.

Vous obtenez encore la meilleure note aux évals'...

Ça me rend plutôt fière, parce que je n'ai jamais été scolaire. Je suis ravie d'avoir de bonnes notes.

Les cours sont devenus obligatoires. Dur de se lever ?

Non, ça va. Je me lève un quart d'heure avant.

Enfin, on vous voit sommeiller.

(Rires) Oui, c'est vrai.

Quels cours vous motivent ?

Ceux de Magali Dieux (chant), Kamel Ouali (danse) et Raphaëlle Ricci (expression scénique).

Et à l'inverse ?

Celui de Richard Cross. Ses cours sont longs et on comprend rarement où il veut en venir. Très vite, cela devient assez soporifique...

Qu'allez-vous chanter ce soir ?

J'interpréterai Caroline, en duo avec MC Solaar, et la Bohème avec Chimène Badi.

Deux chanteurs qui vous touchent ?

Chimène Badi, ce n'est pas du tout ma tasse de thé. Par contre, je suis vraiment ravie de rencontrer MC Solaar. Caroline est une de ses chansons que je préfère.

Encore deux beaux duos...

Oui, la semaine dernière c'était l'apothéose. Chanter avec Joss Stone (sur le langoureux L-O-V-E) ! Je me suis vraiment amusée. J'avais une grosse pression parce que je l'ai mis très haut dans mon organigramme des artistes.

Ce genre de moments vous aide à tenir ?

Exactement.

Vous avez envie d'autres rencontres artistiques ?

J'aimerais faire un duo avec Eric Clapton sur Change to world. Egalement Louxor, avec Philippe Katerine.

Vous enregistrez actuellement l'album. Ça se passe bien ?

C'est super. C'est notre bulle d'air au quotidien. Une heure par jour, pas plus, mais ça nous donne une autre dimension du travail, ça fait du bien...

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

"Star Ac'", TF1. Ce soir à 20 h 50

La mort du militantisme gay ?

Où en est-on de l'homosexualité ? Réponse au fil de cette intéressante Nuit gay Et si les années 2000 marquaient la "normalisation" de l'homosexualité ? Cette douzième Nuit gay, que propose Canal + en partenariat avec le Festival de films gays et lesbiens de Paris, abonde dans ce sens, scandant même la « fin des étiquettes ».

Révolution en 1970, libération dans les années 80, revendication en 90 et après ? L'intéressant documentaire de Jean-Baptiste Erreca (Gay, et après ?), brosse, en préambule, 40 ans de luttes pour les droits des homos, de Paris à Berlin, en passant par Cuba, New York, Madrid et la Chine. Alors que l'égalité et le droit à la différence semblent être acquis, où en sommes-nous de la révolution rose ? Au moment où 83 % des Français se déclarent favorables au mariage homosexuel, « nous sommes arrivés à une période post-gay, explique le réalisateur. La normalité à tout prix n'est plus un but en soi, les ghettos n'ont plus leur place ». Sauf qu'à vouloir ressembler à monsieur et madame Tout-le-monde, il y a aussi le risque de perdre « une identité », craignent certains.

Dans un tout autre registre, crainte et terreur de fiction... Qui donc collectionne les têtes sanguinolentes de torrides gays ? Un tueur en série s'invite dans une grande fête de Halloween à West Hollywood. Cela donne Hellbent (0 h 10), film d'épouvante plutôt bien ficelé, réalisé par Paul Etheredge-Ouzts.

On s'amuse ensuite d'une Pleine lune chez les geishattes, fable de pâte à modeler japonisante et érotique. Et, pour finir, un petit quart d'heure très coquin compilé par Alain Burosse (Post X à 1 h 40), se questionnant sur l'avenir du porno gay. Piquant.

L.T.-G.

Avis aux internautes, soirée dans la discothèque de la Nuit gay sur "Second life".

"Nuit gay", Canal +. 22 h 30

Bons comptes

Il y a six mois, Philippe Pichon et Valérie Salvy ouvraient, sur France 5, les portes en chêne massif de la Cour des comptes. Ils y pointaient les dérives de l’Arc, plus gros scandale qu’elle a mis au jour, ainsi que l’éparpillement de l’argent envoyé aux ONG après le tsunami de 2004. Ce soir, c'est Stéphane Bentura qui filme, pour France 3, les coulisses de cette institution bicentenaire créée par Napoléon. Si on ne peut éviter des similitudes, ce documentaire sort des bureaux où fourmillent les 250 comptables de la République. On y suit le déplacement en Côte d'Ivoire, pour le compte de l'Onu, de magistrats qui vérifient le bon usage de l'argent engagé. Egalement, le parcours d'autres "contrôleurs" qui pénètrent dans l'antre secret des musées nationaux. Des lieux où les "préférences changeantes", comme on les nomme, peuvent coûter plusieurs milliards d'euros. Une Cour heureusement omnipotente, mais incompétente pour contrôler le Parlement et le train de vie de l'Elysée.

L.T.-G.

"La Cour des comptes", France 3. 23 h 25

22/11/2007

Folie

Aimante et insouciante, Sylvie joue à la marelle dans la cour de l'école de ses enfants. Son regard, resté coincé dans l'enfance, est aussi touchant que sa naïveté lorsqu'elle rencontre, près de Calais, Jallal, un réfugié iranien qui se cherche un avenir meilleur. Entre silence et pudeur, les deux personnages vont unir leur solitude et tisser une amitié sans équivoque.

Il n’est pas étonnant qu'Isabelle Carré, épatante dans ce rôle, ait reçu un prix d'interprétation et que Maman est folle, puisque c'est de ce téléfilm dont il s'agit, ait raflé quatre récompenses au Festival de la fiction TV de La Rochelle.

Comme dans C'est la vie, où des aides soignantes et des malades donnaient la réplique à Jacques Dutronc et Sandrine Bonnaire, Jean-Pierre Ameris a tissé une relation de confiance avec les bénévoles et les 150 réfugiés (depuis régularisés), qui jouent dans cette fiction poétique qui dénonce surtout la folie des hommes.

L.T.-G.

"Maman est folle", France 3, 20 h 55