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30/05/2007

R.I.P

On y croit ou on n'y croit pas, comme on croit ou pas en la religion. Le tombeau de Jesus, hier soir sur TF1, est un controversé docu-fiction produit par James Cameron (le réalisateur de "Titanic"), dont la diffusion outre-Atlantique a provoqué une vive polémique... Printemps 1980 à Jérusalem : des archéologues découvrent un tombeau datant de 2000 ans. A l'intérieur, six ossuaires sur dix portent des inscriptions, ce qui semble être rare à l'époque. Dont une d'importance : "Jésus, fils de Joseph" (Yeshoua bar Yossef). On trouve aussi celle de Maria (pour Marie) ou de José, le surnom du frère de Jésus. Tiré par les cheveux ? Difficile à dire. En tout cas le programme ne lésine pas sur les moyens pour nous convaincre : appel à des graphologues, des statisticiens et envoie d'une caméra pour explorer une canalisation qui passerait à l'intérieur du tombeau. Mais finalement sur les choses divines, préférons garder une part de mystère… Et que ces braves personnes reposent en paix.

L.T.-G.

"Le tombeau de Jésus", TF1. 29.05.07

26/05/2007

"Clint" d’œil

Arte consacre sa Thema demain soir au cow-boy le plus célèbre des Etats-Unis, celui que l’on s’arrache pour bien plus qu’une poignée de dollars. Clint Eastwood, acteur iconoclaste devenu réalisateur reconnu, compositeur inspiré féru de jazz et de blues, républicain militant qui a rallié le président Bush en 2004… Un franc-tireur, selon Michael Henry Wilson, qui a réalisé une entrevue exclusive de cette gueule hollywoodienne qui se livre en toute intimité.

Une carrière hors du commun qui étonne presque le principal intéressé. Avec humour et humilité, il la raconte dans son ranch de Carmel en Californie, au moment où il termine son projet le plus ambitieux : un diptyque sur la guerre du Pacifique. Ces échanges sont enrichis par des photographies d’archives personnelles et des extraits de ses films les plus marquants.
La soirée débute à 20 h 45 avec Honkytonk Man, réalisé par Clint en 1982, où il joue aux côtés de son fils Kyle. Un magnifique "Clint" d’œil sur une carrière exceptionnelle.

L.T.-G.

"Thema Clint Eastwood", Arte. 27.05.07

25/05/2007

Homophobique

Le documentaire Haro sur les homos, enquête sur l’homophobie, a été tourné en juillet 2005 à Marseille, Paris et Montpellier par Capa pour Lundi investigations (Canal +). La chaîne Planète (satellite et TNT), le rediffusait hier après-midi. Deux ans donc, mais une situation qui n’a pas franchement évolué.

Les premières images, dures, sont celles de David Gros, 26 ans, agressé par six mineurs et un majeur à coup de barre de fer en août 2004 dans la cité phocéenne. Objectif des "casseurs de pédés", lui détruire le visage. Le documentaire ne le dit pas, mais ils ont été condamnés depuis (trois ans dont deux avec sursis pour le plus âgé). Certains des mineurs, retrouvés à l’époque par les journalistes, avaient accepté de témoigner : "Je regrette un peu, mais on a fait ce qu’on devait faire…" Voilà pour la mentalité.

A Montpellier, dans une cité, aveu terrifiant à visage masqué d’un agresseur d’homos, lui même gay. "Un jour on a agressé un pédé. C’est moi qui me suis le plus acharné sur lui car je ne supporte pas d’être comme ça. D’ailleurs personne ne le sait". No comment.

L.T.-G.

"Haro sur les homos, enquête sur l'homophobie", Planète. 24.05.07

24/05/2007

Oui chef !

Régulièrement dans cette chronique, je vous encourage à regarder les documentaires issus d’Infrarouge, chaque jeudi sur France 2. Ce soir encore, Bons pour le service pose un regard franc sur des jeunes gens (et de courageuses filles), principalement issus de l’immigration, qui souhaitent s’engager dans l’armée. La police ou la gendarmerie ? Trop connoté, comprenez négatif.

Tous viennent chercher au centre de sélection de Vincennes, un travail stable, un peu de reconnaissance et sans doute un regard neuf sur leur personne. Mais la sélection est difficile. Outre l’aptitude physique et la discipline, "une carie mal soignée est éliminatoire". Au fil des entretiens entre militaires et prétendants, on déplore le niveau médiocre d’orthographe de certains, quand ce n’est pas l’illettrisme d’autres.

Et il n’y a qu’un journaliste pour demander s’il y a du racisme dans l’armée… Le caporal chef, plus qu’étonné, réplique : "Je n’ai jamais connu de racisme dans l’armée… Mais ça ne fait que 17 ans que je suis là". La solidarité semble réelle.

L.T.-G.

"Bons pour le service", France 2. 24.05.07

22/05/2007

Immortelle

Ça démarre en musique, par un tube disco sur lequel on danse encore, comme pour nous rappeler que Dalida a vendu 120 millions de disques dans le monde. Mais très vite, l’intéressant documentaire de Mireille Dumas, diffusé hier soir sur France 3, révélait le côté sombre de cette Egyptienne d’origine italienne. Et à la question "Avait-on tout vu sur Dalida ?" la réponse était non.

Ce parcours étonnant, brossé par des proches (son frère Orlando, Line Renaud, Michel Drucker), va de son premier Olympia en 1961, au moment où un anonyme lui fait envoyer une couronne mortuaire… à son triomphe sur la scène du Canergie hall aux Etats-Unis. Une carrière faite de succès (Bambino, Gigi l’Amoroso, Paroles…) que l’on pouvait entendre.

Le plus poignant étant l’échec de sa vie privée : ses trois amours se sont suicidés, son désir de maternité jamais assouvi, sa solitude amoureuse… Finalement, le 3 mai 1987, la star a tué la femme. Dalida, l’immortelle, a eu raison de Yolanda, qui est partie en laissant ces mots : "La vie m’est insupportable, pardonnez-moi".

L.T.-G.

"Dalida, 20 ans déjà", France 3. 21.05.07

19/05/2007

Une palme

Ce soir à 23 heures, France 3 ouvre sa collection baptisée Personnel et confidentiel - consacrée à Cannes -, en feuilletant 60 ans d’images inoubliables. Des premières starlettes à se pavaner sur la croisette, aux stars hollywoodiennes de l’après- guerre, en passant par les réalisateurs sifflés ou encensés. Soixante ans de festival, un rien nostalgique, avec ses coups de cœur et coups de griffes, que l’on a plaisir à découvrir.
Ce documentaire en deux parties n’est pas qu’une succession d’images glamours. Il pose aussi un regard sans complaisance sur les débuts timides, les crises et la censure qui fut longtemps présente au palais des Festival. Et sur ce
cinéma français qui a longtemps peiné à rivaliser avec la suprématie italienne des années 60 et 70 (Sica, Fellini, Visconti, Petri…) jusqu’à Roberto Benigni ou Nani Moretti dans les années 90. Sans oublier l’Amérique, présente à toutes les sélections. Tirant un bilan de tous les courants avant-gardistes du festival, ce documentaire mérite bien une palme… 

L.T.-G.

"60 ans de Cannes", France 3. 18.05.07

18/05/2007

Si humains

"Le regard des autres, c’est un coup de poignard dans le cœur, bien plus que la maladie". Confession d’Esmeralda, atteinte de neurofibromatose, maladie d’Elephant Man, recueillie hier soir sur France 2, dans le documentaire Nouveau visage, nouvelle vie. Cette jeune adolescente ne pense pas à l’avenir, elle essaie de vivre avec un présent cruel et une jambe aux proportions irréelles…

Pascal est plus médiatisé. Il a été le deuxième patient en France (le troisième dans le monde) à recevoir une greffe partielle du visage. Une opération exceptionnelle, réalisée en janvier dans un hôpital public de la région parisienne, par le professeur Lantieri. On le suit avant, pendant et après cette réparation faciale. Face à ses doutes, ses angoisses et l’espoir de (re) trouver une vie sociale. Entouré par sa mère et sa sœur, Pascal l’humain à la figure inhumaine réussira finalement "à faire le deuil" de son ancien visage. On le suit jusqu’à son retour chez lui, après trois mois de convalescence, applaudi par ses voisins émus. Comme nous.

L.T.-G.

"Nouveau visage, nouvelle vie", France 2. 17.05.07

17/05/2007

Tsunami

26 août 1885. Au large de l'Indonésie, Krakatoa, une minuscule île volcanique va connaître une irruption violente suivie d'un tsunami (une vague de 40 mètres de haut). Elle balaiera en moins de 48 heures, 165 villages et coûtera la vie à 36 000 habitants sur les 50 000 que compte l'île et les terres situées 80 km à la ronde du volcan.

Avec Krakatoa, France 2 propose ce soir un docu-fiction élaboré d'après les témoignages de survivants. Une coproduction de la BBC, chaîne britannique qui excelle dans le genre. Ce drame qui débute par de simples frissons de terre, est retracé minute par minute. Il a, disent les scientifiques, jeté les bases de la volcanologie. Si le rendu est exceptionnel (les images de synthèses quand la mer se retire sont criantes de vérité), le film reste tout de même très (trop ?) scientifique.

Un pari osé, car le tsunami "audimat" viendra sans doute de la concurrence : TF1 et ses flics de Paris enquêtes criminelles, France 3 qui poursuit son hommage à l'esclavage avec Tropiques amers ou M6, dont Nouvelle star est de retour le jeudi.

L.T.-G.

"Krakatoa", France 2. 17.05.07

15/05/2007

Evelyne ?

Evelyne Thomas, sors de ce corps ! Est-ce que le medium invité hier de la première de C'est Laurence, à 11h50 sur M6, avait prédit l'inintérêt de cette émission ? On en doute. Comme on doute de la véracité des témoins et des membres du public… Ça fleurait bon le figurant débutant à plein nez. En tout cas, on démarre fort dans ce mauvais remake de C'est mon choix : une mère qui assume la différence de sa fille, un couple d'homo dont le plus vieux est voyant (dur d'être volage dans ces conditions), et une femme qui se trouve moche alors qu'elle n'est pas très jolie.  A quand le nain bossu et le boxeur hermaphrodite ?

A l'instar de feu C'est mon choix, le public apostrophe, rassure et conseille les invités, avec des phrases aussi cinglantes que : "La vraie beauté, c'est celle du cœur". Ah, la télé sociale, une grande famille ! Nul donc, ce retour d'un talk-show pour ménagères désespérées. Quant à la présentatrice, ex-productrice de Qui veut gagner des millions, elle n'a pas le charisme d'Evelyne Thomas.

Zappons.

L.T.-G.

"C'est Laurence", M6. 14.05.07

09/05/2007

Oxygène

Il a des allures de savant fou. Avec ses cheveux en broussaille et sa chemise au motif de fougères, Patrick Blanc, l'inventeur des murs végétaux, est le troisième portrait de l'émission Des racines & des ailes, consacrée ce soir sur France 3, aux jardins et parcs d'exception. Ce botaniste renommé devenu artiste, chercheur au CNRS, s'est illustré récemment en habillant la façade du musée du quai Branly d'un jardin vertical.

On le suit en Belgique, dans la conception d'un projet d'envergure -une première-, recouvrir l'intégralité d'une maison de 400m². De l'installation entre deux plaques de feutre, au choix des végétaux rapportés de son périple dans la forêt de Kao Sok, au sud de la Thaïlande. Cette balade  s'achève sous un plafond de verdure, par un concert où il a lui-même écrit des chansons en hommage à ses plantes tropicales qui sont son oxygène.

Le documentaire présente aussi le travail de François Goffinet, qui exporte en Toscane un jardin à l'anglaise, et d'Eric Borja, qui s'inspire des traditions japonaises.

L.T.-G.

"Des racines & des ailes", France 3. 08.05.07