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16/10/2007

Fonzie

Alors que la première saison vient tout juste de sortir en DVD, Paris première propose chaque soir de replonger dans l'Amérique des années 1950. Cette chaîne du satellite est diffusée en clair sur la TNT de 18 h 50 à 20 h 50 sur le canal 31, heure à laquelle s'écoulent Les jours heureux. Bienvenue dans la famille Cunningham, chez Richie, jeune ado naïf, dont la vie est colorée par les facéties de Fonzie, loubard au coeur caramel.

Depuis 23 ans que la série est terminée, Fonzie a coproduit Mac Gyver et joué le principal dans le film Scream. Richie, alias Ron Howard, est devenu le réalisateur à succès que l'on connaît (Da Vinci Code, Apollo 13, Cocoon...). Madame Cunningham apparaît dans l'excellent The 70's show (là encore il s'agit des émois d'ados américains des seventies). Quant à Garry Marshall, créateur du soap, il a notamment réalisé Pretty Woman qui a révélé Julia Roberts. Des Happy Days en somme.

L.T.-G.

"Happy Days", Paris première. 18 h 50

15/10/2007

Justice ?

Erreur judiciaire en plein cœur d'un paysage de carte postale. L'amour semblait être au rendez-vous pour Juliette (Joséphine Serre), venue passer quelques jours sous le soleil de Bali avec sa maman (Isabel Otero), lorsqu'elle rencontre un jeune et séduisant touriste français. Au moment où ce dernier s'évapore dans la nature, la jeune fille est arrêté par la police avec 2 kilos de cocaïne et 1 kilo de marijuana. Elle vient de signer son arrêt de mort dans un pays où les narcotrafiquants encourent la peine capitale.

Cette marchandise ne lui appartient pas, mais avec des flics corrompus jusqu'à la moelle et un simulacre de justice, elle finira en prison.

Récompensé au dernier Festival de la fiction de La Rochelle, ce téléfilm remarquablement interprété, dépeint le parcours de parents perdus dans un lieu dont ils ne comprennent pas les codes. Et une victime qui surnage en eaux troubles. Le suspens est au rendez-vous. 

L.T.-G.

"Ma fille est innocente", TF1. 20 h 50

13/10/2007

Classé X

Peut-on raconter « l'histoire d'un amour », comme le chantait Dalida, en illustrant cette romance par des extraits de 31 films X des années 1970, "Age d'or" du cinéma porno français ? Etrangement, oui. Cette idée osée - comment peut-on avoir une telle idée d'ailleurs - émane de Nicolas Castro.

 On lui doit déjà en 2006, le documentaire sur le même thème qui détient le record d'audience de la chaîne Paris Première. C'est lui encore qui réalise Du rififi chez les Barbouzes ou la comédie policière en 1960 et 70, et Mon curé chez les bidasses qui décrypte l'humour bien franchouillard à la même période.

Ce soir, il nous conte l'histoire un peu grivoise, mais tellement drôle (quel look !), d'un cadre supérieur volage et libertin qui tombe amoureux de la belle Brigitte (c'est miss Lahaie qui s'y colle). Tout ça sur fond d'émancipation féminine, de saphisme et de terribles maladies. Evidemment, certaines images sont de nature à choquer les téléspectateurs non avertis des choses de la vie. Mais ça vaut le coup d'oeil.

L.T.-G.

"Brigitte et moi", C +. 23 h 05

11/10/2007

ALI BABA : Une vidéo de Jean Benguigui

Diffusée les 29 et 30 octobre prochain sur TF1, la fiction chorale Ali Baba réunit Gérard Jugnot, Michèle Bernier, Saïda Jawad, Marc Ruchmann, Léïla Bekhti, Ken Duken... et Jean Benguigui dont voici quelques images de tournage. 


Retrouvez aussi le reportage paru dans Midi Libre au moment du tournage à Marrakech, en avril dernier... Et très bientôt la critique.

 

A Marrakech, sur le tournage d'Ali Baba

REPORTAGE
L'équipe du téléfilm "Ali Baba", emmenée par Gérard Jugnot, accueille Midi Libre

A l’heure où l’appel à la prière s’envole de la médina, les effluves poivrés de menthe - dont le thé coule à flots -, viennent réchauffer ce matin sans soleil. Bienvenue à Oumnast, perle du Maroc située entre le désert et les neiges éternelles de l’Atlas, à 25 kilomètres de Marrakech. Dans une casbah aux murs saupoudrés de sable, un décor en trompe l’œil, fait de carton et de talent, vient sublimer le tableau. Insouciants, des gamins du village alentours, alertés par cette étrange agitation, courent pieds nus en agitant joyeusement des chutes de pellicule 35 millimètres. Des sunlights illuminent tout à coup l’atmosphère, tandis que des techniciens s’activent aux derniers préparatifs, dans ce Bagdad du neuvième siècle reconstitué.
Nous sommes sur le tournage d’Ali Baba, fiction à gros budget (9,5 millions d’euros) que réalise Pierre Aknine pour TF1. Personnage principal de cette superproduction, Gérard Jugnot incarne Ali, le brave bûcheron qui a découvert la caverne aux trésors des quarante voleurs. Pour ce 48e jour de travail (et seulement 48 heures de retard sur le planning), Michèle Bernier (Yasmina), Leïla Bekhti (Morgiane), Saïda Jawad (Ouria) et Marc Ruchmann (Sliman), lui donnent la réplique. À l’image des Marocains, l’équipe du film nous accueille les bras ouverts et nous guide dans les coulisses. Le ton est rapidement donné. Ici, l’ambiance est chaleureuse. Et Michèle Bernier n’est jamais la dernière pour materner les jeunes comédiens, plaisanter avec les techniciens, ou chanter Aline de Christophe.
Entre deux conseils, on se moque facilement de l’accent québécois du cadreur… Le "silence demandé ! Moteur !", fait cesser subitement les distractions. Mise en place de Roméo, le cacatoès sur son perchoir. Une scène minutieuse se prépare : Ali, Ouria et Yasmina découvrent les rescapés du tapis volant. Une carpette qu’il faut imaginer… Sauf pour Julien et Sébastien, de la société Duboi, qui en ont une idée précise. Ces "Messieurs effets spéciaux" calculent côtes et angles de vue qui permettront de restituer l’illusion de l’envol.
Avant de passer du champ au contre-champ, Pierre Aknine court voir les images sur les écrans de contrôle. Il hésite sur une expression, puis se prononce : "C’est dans la boîte, on peut passer au close up"- les plans fixes -. Au final quatre heures de tournage pour une scène de 50 secondes.
Pause "goûter", vers 16 h. Servies avec les pâtisseries orientales : Harira. Soupe des soirs de Ramadan, composée de mouton, de pois chiches et de lentilles. L’occasion pour les Marocains de nous interpeller sur un sujet inattendu : "Alors, Sarkozy ou Ségolène ?" L’Elysée, notre Riad à nous, s’est invité à déjeuner.
La journée de travail, commencée à 8 h 30 - lever à 5 h 30 pour les comédiens -, se poursuivra ainsi jusqu’à 21 heures.
Le temps pour Philippe Chaussende et Driss Tahri, les directeurs de production, d’aligner quelques chiffres. Environ 1 500 figurants, dont près de 600 pour les scènes du marché ; 25 techniciens Français, 40 Marocains ; 60 décorateurs (un pic à 90) presque tous de Marrakech (6 Français) ; 30 costumiers ou encore 650 000 € consacrés aux effets spéciaux.
Après Ouarzazate et Marrakech, l’équipe est cette semaine à Casablanca. Elle sera renforcée par la venue de Jean Benguigui, Mouss Diouf et Doc Gynéco. Et quand Chinook, le vent chaud des montagnes, aura soufflé, il ne balaiera pas ces 92 jours d’une aventure humaine.

A Marrakech, Loïc TORINO-GILLES

10/10/2007

Novices

medium_f-bleus.jpgCette fort réjouissante première saison des Bleus, dont M6 diffuse ce soir les épisodes 7 et 8 (sur 12), est à garder à vue. On est séduit par les facéties de Béloumi, la tendresse de Kévin et Nadia, la nonchalance de Moréno et la hargne de Laura, fille du commissaire Santamaria. Plus que par les enquêtes qui réservent cependant de bonnes intrigues. On aime aussi les passions amoureuses qui se tissent peu à peu (ce Franchard quel chaud lapin !).

Tout cela va aller crescendo. Pour avoir visionné les deux dernières aventures, sachez qu’elles promettent quelques riches rebondissements, heureux et malheureux, qui vont laisser les fans en haleine. Avec près de 4 millions de téléspectateurs la semaine dernière, l'avenir des Bleus n'est point encore assuré. La chaîne confirme "qu'il y a une suite en cours d'écrire" mais que sa mise en production "dépendra des audiences de la fin de saison 1". Souhaitons qu'il n'y aura pas un classement sans suite.

L.T.-G.

"Les Bleus", M6, 20 h 50

06/10/2007

Pesante solitude urbaine

Maudite solitude urbaine qui révèle les bleus à l’âme. Mais que cachent donc Marc, Louis et Gaetan, videurs d’un club glauque de Montréal ? Quelle est la fêlure de Fanny, leur nouvelle et jeune patronne, qui semble suivre les pas de son père ? Pesant, le climat qui flotte dans cette nouvelle série proposée dans sa version originale (ah, le bon vieux Français de Québec…). Et qui nécessite un lexique pour déchiffrer les expressions. Réalisée avec élégance, Minuit le soir évolue entre silences, ellipses et superposition. Un véritable phénomène au Canada, baigné d’intelligence.

L.T.-G.

"Minuit le soir", Cinécinéma Culte (satellite). 20 h 45

03/10/2007

La rumeur

Dernier volet de "Notable donc coupable", téléfilm inspiré de l'affaire Baudis, d'après le livre-enquête des journalistes Marie-France Etchegoin et Matthieu Aron. Servie par une distribution remarquable (Berling, Lio, Brakni) et une réalisation pointue (il s'agit du dernier film du réalisateur Francis Girod, disparu pendant le tournage), cette fiction du réel interroge intelligemment sur la présomption d'innocence, le rôle de la justice et le poids des médias. Pointant du doigt la calomnie qui va se répandre comme une traînée de poudre et être relayée en boucle.

De mai à septembre 2003, les accusations de deux ex-prostituées mythomanes furent prises très au sérieux. L'opinion publique allait condamner Baudis, alors président du CSA, d'assassinat sur la petite Marion lors de soirées sadomasochistes.

Pari tenu pour cette "'œuvre pédagogique et citoyenne", comme la souhaitait son réalisateur, qui donne quelques clefs pour éviter à l'avenir un tel emballement.

L.T.-G.

"Notable donc coupable 2/2", France 2. 20 h 55

01/10/2007

Sauveur sauvé

Décidément, le sort s’acharne sur Sauveur Giordano, alors qu’il avait enfin trouvé le bonheur avec Margot. Mais les vilains scénaristes en ont décidé autrement. Cette dernière est sauvagement poignardée dans son restaurant, au moment où elle s’apprêtait à divorcer.

Pas de veine pour le pauvre détective privé bénévole, ex-flic qui a démissionné, rappelons-le, pour ne pas avoir voulu étouffer une sombre affaire… Pire ! Il va être accusé du meurtre de sa dulcinée et faire un séjour en prison. Ce qui lui donnera l’occasion de croiser au passage de méchants voyous revanchards. La malédiction amoureuse semble héréditaire, car dans ce nouvel épisode, sa fille va connaître aussi une belle désillusion.

Reconnaissons cependant au programme de ce soir de s’appuyer sur un scénario plutôt imprévisible, nous entraînant volontiers sur de fausses pistes. Tout cela reste encore un peu lent, quelque fois bavard, mais Pierre Arditi en cynique aussi chaleureux qu’une porte de prison est convainquant. Joue-t-il vraiment ?

L.T.-G.

"Sauveur Giordano", TF1. Ce soir à 20 h 50

28/09/2007

Sur le fil... du rasoir

Histoire de fesses culottée pour le premier épisode d'une nouvelle série policière. Une enquête menée tambour battant par une équipe de choc, conduite par Munoz, flic cow-boy aux méthodes peu conventionnelles, et Dupré, enquêteur-belle-gueule à la sexualité débridée qui – vous verrez c'est utile - fréquente les clubs échangistes. Une équipe soudée mais contrariée par l'arrivée d'un commissaire ambitieux qui vient remplacer un chef turfiste hanté par un vieux dossier, et d'un jeune juge d'instructions aux crocs tout aussi acérés. Noir, sur le fil du rasoir, c'est prometteur.

L.T.-G.

"Sur le fil (1/6)", France 2. 20 h 50

Rivales

Inspirées d'événements historiques, Les mariées de l'Isle Bourbon débutent au moment où le roi Louis XIV envoie des femmes pour peupler La Réunion, lointaine colonie qui ne porte pas encore ce nom. L'arrivée de Louison, orpheline fragile, et d'Alix, ancienne fille de joie ambitieuse, va déchaîner jalousies, rivalités et romances. Exacerbées par l'intriguant Père Romand et Blancpain, riche propriétaire aux méthodes peu orthodoxes, les situations flirtent entre croyances et racisme. Un peu lente à démarrer, la fiction convainc cependant par l'interprétation des comédiens, les paysages somptueux, et le suspense qui arrive en fin d'épisode.

L.T.-G. 

Les mariées de l'Isle Bourbon (1/2), France 3, 20 h 50.