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22/09/2007

A cheval sur mon bidet

D'un côté les Lepic, des bourgeois réacs à l'éducation stricte. De l'autre les Bouley, entre bobos et beaufs, qui ont juré « de ne jamais lever la main sur leurs enfants ». En concédant « un coup de pied aux fesses de temps à autre »... Deux clans filmés à la façon de Confessions intimes, qui surmontent des situations banales : l'arrivée des poux, le petit dernier qui veut faire du catéchisme et non du tennis, l'ado qui fait des pieds et des mains pour prendre des cours de guitare et abandonne le jour où les leçons sont payées.

Cette nouvelle fiction est gentillette mais le meilleur moment reste le générique et la chanson de Dutronc.

L.T.-G.

"Fais pas ci, fais pas ça", France 2. 19 h 05

20/09/2007

Kirikou et les animaux

Il n’est pas grand, mais il est vaillant ! Après avoir affronté la sorcière et quelques bêtes sauvages, Kirikou est de retour, sur le petit écran cette fois. Rendez-vous est pris chaque dimanche dans l’émission jeunesse de France 3, pour des aventures ludo-éducatives à la découverte des animaux d’Afrique. Des saynètes de trois minutes qui répondent par exemple à des questions aussi simples que "Pourquoi les chimpanzés ont peur de l’eau ?".

Débuté dimanche dernier, le dessin animé mélange adroitement les images de synthèses aux animaux en chair, en griffes et en os, tout en conservant l’esprit du long métrage. Juché sur sa girafe préférée, le petit bonhomme se rend toujours dans la grotte bleue, pour consulter son grand-père, qui a la connaissance des sages.

Prochainement, il éclairera les enfants - et les plus grands -, sur l’éléphant, "le plus grand et le plus fort des animaux, dont la peau ressemble à l’écorce des vieux arbres." Mais au fait, pourquoi ce mammifère remue sans cesse ses oreilles ? A Kirikou de vous répondre.

L.T.-G.

"Kirikou" France 3, dimanche à 9 h 30

Champions

Et si les Bleus devenaient champions de l’audience sur M6 ? C’est tout le mal qu’on souhaite à cette excellente série qui démarre enfin, après un pilote prometteur diffusé en février 2006. Depuis, les louanges se font entendre et les récompenses pleuvent : Prix de la meilleure série à Luchon l’an passé, Meilleure série de prime time à La Rochelle samedi dernier…

Tout cela est largement mérité, car ils sont drôlement attachants et humains, ces novices qui font leurs premiers pas de flic. Les situations sont aussi banales que crédibles (la fugue d’une gamine), les répliques font mouches ("Pour vous donner mon impression générale, à la prochaine prise d’otage, flinguez directement l’otage, on gagnera du temps") et les personnages se bonifient avec l’apprentissage de leur métier.

On trouve Laura la revancharde, Lyès le beur ambitieux, Kévin le gay rêveur, Nadia la jeune mère de famille consciencieuse et Alex la racaille presque repentie. Cinq antihéros à suivre dans douze aventures. Et qui pourraient bien donner du fil à retordre à Lescaut, Moulin ou Navarro.

L.T.-G.

"Les Bleus", M6. 20 h 50

Wesh les lascars

Entendons-nous sur l’expression "Wesh" . Si à l’origine elle signifiait "Ouais" , elle veut à présent dire "Salut, ça va" . Et pour leur deuxième saison, Les lascars de Canal +, wesh super bien. Petit rappel, il s’agit des tribulations de la jeunesse d’aujourd’hui, vivant plutôt dans les banlieues, avec ses langages, ses codes et sa gestuelle.

Le résultat est encore plus drôle et impertinent que l’an dernier. Certains artistes ne s’y sont pas trompés en prêtant leur voix aux personnages, comme Diam’s, Omar & Fred, Princess Erika, Vincent Cassel ou le frère de Joey Starr. "C’est trop d’la balle !" (comprenez c’est notre coup de coeur).

L.T.-G.

"Les lascars", Canal +. Du lundi au vendredi à 18 h 19 (en clair)

13/09/2007

Eldorado

Nip/Tuck, Six feet under, 24, Weeds, Sex and the city, Lost, Alias, The Sopranos, Desperate Housewives... Ces séries mondialement connues sont-elles concur- rentes ou complémentaires de l'industrie du cinéma ? Vaste question, éclairée avec intérêt par Didier Allouch dans un documentaire diffusé hier sur Canal. On découvrait l'engouement hollywoodien, temple du septième art, qui déroule son tapis rouge aux stars du petit écran. Sur son boulevard, les affiches des séries supplantent celles des longs métrages. Car les séries rapportent et les producteurs l'ont bien compris. D'où des budgets colossaux : 11 millions de dollars pour le pilote de Lost, 3 M pour un épisode des Desperate, 2 M pour Prison Break... C'est deux fois plus que pour le film Réservoir dog de Tarantino. Les séries sont aussi un moyen d'aller plus loin, de creuser la noirceur des personnages, notamment sur les chaînes payantes HBO et Showtime, qui échappent à la censure américaine. Un nouvel Eldorado qui a encore de beaux jours...

L.T.-G.

"L'autre Hollywood", Canal +, hier soir.

12/09/2007

TV show...

Quel risque y a-t-il, quand on est scénariste, à écrire pour la télévision ? Devoir se renier ! Se plier au diktat des grands studios américains qui choisiront pour vous le comédien idéal, trouveront un nouveau titre à votre ouvrage, feront mourir la mère du héros à la place du frère qui, lui, partira en prison, rendront comiques des situations mélodramatiques... Entre autres réjouissances. L'écrivain doit-il accepter ? "Quand on a une petite fille et une femme enceinte de huit mois, il faut bien vivre..."

Pas si loin de la vérité ce téléfilm diffusé ce soir sur Canal +. David Duchovny, méconnaissable, incarne cet auteur tourmenté qui présente un projet lors de la saison des pilotes. Face à la redoutable programmatrice (la très en forme Sigourney Weaver), il devra inlassablement revoir sa copie. Cette critique acerbe de la télé américaine - pas si éloignée de la nôtre d'ailleurs -, apporte un éclairage sur les coulisses du business des séries. Suivie à 22 h 15 d'un documentaire qui analyse le même phénomène.

L.T.-G.

"TV Set", Canal +. 20 h 50

11/09/2007

Débordés

En se lançant dans l’écriture d’une adaptation télé en douze épisodes de son film Nos enfants chéris, Benoit Cohen n’avait aucune raison de ne pas conserver le casting enlevé par Mathieu Demy et Romane Bohringer. On retrouve avec plaisir les mêmes personnages, au verbe précis, dans des situations aussi simples qu’horripilantes (la perte du doudou, la meilleure-amie- pot-de-colle larguée par son mec…).

L’histoire démarre tambour battant, posant en deux minutes les bases du scénario : Martin, père de la petite Cerise, retrouve Constance, son amour de jeunesse, également maman de deux gamines, dans un petit village de l’Aveyron. Il succombe à son charme comme au premier jour, au grand dam d’Ariane et Arnaud, les ex éconduits. Trois ans après, le couple est soudé comme au premier jour et attend même un heureux événement. Bien sûr, ex et mioches font des caprices et tentent de perturber la vie calme à laquelle aspirent les amoureux.

Finalement, les plus terribles sont ces parents vite débordés.

L.T.-G.

"Nos enfants chéris", Canal +. La suite lundi

10/09/2007

Les vessies...

Un confrère a écrit de l'Hôpital « qu'il ressemble plus à Sous le soleil qu'à Grey's anatomy qu'il veut imiter. » Or, je le confesse, je n'ai jamais regardé un seul épisode de Sous le soleil, bluette tournée à Saint- Tropez. J'ai bien conscience que cette hérésie fait gravement défaut à ma sous-culture télévisuelle et qu'elle finira par m'envoyer définitivement en enfer. En revanche, comme plusieurs millions de français, j'ai suivi avec assiduité les tribulations médico-amoureuses de Meredith dans Grey's anatomy. Et on ne peut consciemment nier les ressemblances qui existent entre les deux fictions. Elles sont aussi nettes que l'apparition de la vierge pour Bernadette Soubirous. Il y a cette musique, entêtante, en fond sonore. Puis ce besoin de mêler les passions dans un travail pourtant prenant (Meredith était amoureuse de Derek son supérieur, là Laura, l'héroïne, a vécu avec Franck, qui est aussi son chef...). Alors quand le scénariste se défend de s'être inspiré de la série hospitalière américaine, c'est nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

L.T.-G. 

L'Hôpital, ce soir sur TF1

08/09/2007

Rock-star

Que font dix rock-star échouées sur une île déserte ? Elles parlent musique et tentent d'écrire le tube qui les fera sortir de cet enfer paradisiaque... Avec égos, sales caractères, paillettes et riff de guitares (ou de banjo), voici Banja, série d'animation française de 26 épisodes, qui démarre ce matin sur Canal Plus.

Mais comment ces musicos se sont-ils retrouvés bannis sur Hitland ? En refusant de signer un contrat avec une grande et puissante maison de disque qui, pour se venger, leur a offert cette retraite anticipée. Pour revenir sur le devant de la scène, une seule solution : écrire un succès et... être choisi par tirage au sort par des téléspectateurs redoutables. Une vie à mi-chemin entre Star Academy et Koh-Lanta. On y croirait presque. Côté technique, ce dessin animé né sur internet, est entièrement réalisé en flash.

C'est drôle, complètement irrévérencieux... et évidemment pas politiquement correct du tout. Comme du bon rock'n roll.

L.T.-G.

"Banja", Canal +. 11 h 15

07/09/2007

Pointu

On va encore m’accuser de chipoter… Pourtant, ce qui est le plus perturbant dans la série Section de recherches, ce n’est pas l’histoire, ni la réalisation, ni même le jeu des acteurs, mais… l’accent pointu de certains personnages. Car voilà, enfin devrais-je dire, on s’approche à la quasi perfection des séries américaines qui ont du succès sur nos antennes. Longtemps imitées, enfin égalées !

Faut-il être fier de ce mimétisme recherché ? Ne lançons pas ici le débat. Reconnaissons simplement que le travail accompli par le réalisateur Gérard Marx est remarquable. Il y a du rythme certes, un peu lent à démarrer. Mais on ne s’ennuie pas.

Alors pourquoi mégoter sur l’accent ? Car on est habitué aux voix neutres des comédiens qui doublent généralement les fictions étrangères. On n’ira pas jusqu’à exiger des sous-titres, comme les Parisiens l’on fait pour Laurent le candidat Sétois de Koh-Lanta…

Mais nous aussi, dans le Sud, on peut avoir du mal à comprendre des sons qui n’ont rien de chantants.

L.T.-G.

"Section de recherches", TF1. Hier soir, jeudi prochain