Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/10/2007

Marc Ruchmann, attention talent

055af06f484baa699523158eeb59ab7a.jpgDe la comédie au drame. Marc Ruchmann est ce soir dans Ali Baba, avant d’incarner un soldat témoin du génocide rwandais sur Canal +
Il est, ce soir encore, plongé au cœur d’une intrigue amoureuse dans le réussi Ali Baba de Pierre Aknine, sur TF1. Avant cela, il a incarné avec conviction le sombre Olivier Costa, dans Fort comme un homme, fiction autour du rugby signée Stéphane Giusti pour Arte. On le retrouvera prochainement sur France 2 dans Adrien et sur Canal dans Opération Turquoise.
Un rôle évidemment très différent de celui de Slimann, qu’il joue ce soir. Tourné au Rwanda par Alain Tasma, Opération Turquoise revient sur l’engagement militaire français pendant le génocide de 1994.Un hommage rendu aux 800 000 victimes, avec la participation d’une centaine de figurants locaux.

"Cette histoire récente est encore très présente là-bas. On avait la sensation de faire revivre à la population rwandaise son cauchemar… , se souvient-il avec émotion. Dans ce téléfilm, je suis quartier-maître dans une unité d’élite de l’armée. Le jour de mon mariage, mon beau-père m’apprend qu’on part au Rwanda le lendemain. C’est ma première mission : j’y vais pour apporter la paix, pour agir, et je me rends compte qu’on attend les ordres de supérieurs qui ne sont pas sur le terrain. C’est une désillusion terrible. Le genre d’expérience qui vous fait évoluer un comédien de 26 ans.

Son palier de décompression ? La musique ! Vous pensiez peut-être qu’avec son gracieux minois il composait des mélodies faciles à la guitare ? Du tout. Marc fait du rap avec deux amis d’enfance et, plus étonnant, va partir en Thaïlande, au Cambodge et en Malaisie pour conduire un projet expérimental. "C’est de la musique improvisée avec Siegfried, qui est aussi réalisateur (Sansa, avec Rochdy Zem). Il joue du violoncelle et je l’accompagne au beat box ».

Ce gars-là a du talent, qu’on vous dit !

Loïc TORINO-GILLES

"Ali Baba", ce soir 20 h 50 sur TF1.

Filmographie
 - 2003, 5 x 2 de François Ozon pour le cinéma.
- 2006 Fort comme un homme de Stéphane Giusti (TV). Prix de Meilleur espoir masculin au Festival de Luchon.
- 2007 Ali Baba de Pierre Aknine (TV). Opération Turquoise d’Alain Tasma (TV). Adrien de Pascale Bailly (TV).

12/09/2007

KOH-LANTA : Jade et Kévin vainqueurs. Simon s'explique

Jade et Kévin remportent le jeu

Personne n'y avait songé ! Kévin, Varois et benjamin de l'épreuve, et Jade, Toulousaine au mental d'acier, ont remporté hier soir Koh-Lanta 2007, se partageant ainsi 100 000 €, en direct sur TF1. "Les jumeaux", comme ils se définissent, ont résisté aux 40 jours d'enfer sur l'île paradisiaque de Palawan et n'ont pu être départagés par les autres candidats.

Ce n'était pas "l'Audoise officielle" de la compétition. Mais Jade nous confiait hier son attachement à l'Aude. "Je suis née à Avignon, mais j'ai passé mon enfance à Lézignan, puis à Narbonne. C'est après mon bac que j'ai déménagé à Toulouse."

De cette aventure, l'amazone ne garde "que du positif". Et bien sûr, "les gens extraordinaires rencontrés". Simon et Kévin en tête. Puis, "les épreuves très difficiles et le dépassement de soi..." Sans oublier cette anecdote prémonitoire : "La première nuit, j'avais déjà été attiré par Kévin, Simon et Maryline. Alors qu'on était en train de mourir de froid, nous avons dormi ensemble. Je me souviens avoir dit à Maryline : "Ce serait bien qu'on gagne tous les quatre". Et voilà, on a fini tous les quatre !"

Quant à savoir pourquoi elle a préféré Kévin à Maryline pour partager la finale, elle explique d'abord "que ça aurait été Simon. Mais il n'a pas trouvé le totem. Alors mon choix s'est porté sur Kevin, mon acolyte, malgré le mérite qu'a Maryline".

L.T.-G.

---*---

ENTRETIEN

Simon : "Koh-Lanta je m'en souviendrai toute ma vie"

Le bûcheron audois n'a pas gagné le jeu d'aventure de TF1. Mais il termine la tête haute !

medium_f-simon.jpgQue retiendrez-vous de cette expérience ?

Je m'en souviendrai toute ma vie. C'était vraiment très positif. Les bons moments vous font vite oublier les mauvais. Et puis la réaction des gens à l'extérieur m'a fait chaud au coeur. Ils m'ont dit "tu es resté le même", c'est important.

Qu'est-ce qui était le plus dur ?

De ne pas avoir de nouvelles de ma fille et de ma femme. Et ensuite, les longs moments sur l'île, quand on a fait le tour et qu'on a du mal à trouver des trucs à manger... Au bout d'un moment on attend, on attend, puis on en a marre. Heureusement qu'il y a des jeux, sinon il y aurait des pendaisons !

La faim, c'est ce qui fait le plus souffrir sur l'île ?

Les premiers jours, j'avais les mêmes portions de nourriture que Jade qui fait 53 kilos, alors je pèse le double. Le fait de ne pas manger, c'était vraiment dur. J'étais crevé, je partais aux épreuves en sachant que je pouvais me donner à fond... Ça c'est plutôt traduit par de la fatigue que par des fringales...

Comment était l'ambiance sur l'île, surtout après la réunification ?

Après la réunification, j'ai trouvé ça plutôt cool. Je me suis éclaté, j'ai appris à connaître Laurent, Philo, Adrien... Et même Greg (Grégoire, NDLR). Son problème, c'est qu'il se mettait une pression énorme, comme si on allait l'envoyer à la chaise électrique.

Il y a des candidats que vous revoyez ?

J'en revois pas mal. Jade est venue plusieurs fois à Lézignan avec son ami Olivier qui est devenu un copain... Kevin est aussi est venu manger à Lézignan. J'ai vu Laurent, le Sétois, deux ou trois fois. Ainsi qu'Erick, le Nîmois, et Maryline qui est descendue de chez elle pour assisterr au match de rugby à Perpignan le week-end dernier.

Vous regrettez certains votes, comme l'élimination d'Erick ?

Avec le recul, je pense qu'Erick méritait plus sa place que Patrick. Mais sur le moment, c'était logique de voter contre lui, parce que c'était un jaune. J'aurai aussi aimé garder Laurent...

Les images qu'on voit à la télé sont-elles fidèles ?

Dans l'ensemble oui. Mais je voudrais dire que j'ai ramené du poisson tous les jours. Notamment une raie de plusieurs kilos et on l'a jamais vue ! Vers la fin, la production a plus montré les chamailleries que le côté aventure, c'est dommage...

Hier soir, vous avez perdu pendant la course d'orientation...

Ça ne m'a pas empêché de montrer aux autres comment faire marcher la boussole... Mais je crois que pour trouver le totem, il fallait aussi avoir un gros coup de "cul".

Vous êtes déçu ?

Non, pas tant que ça. J'ai fait un beau parcours. Ma femme et ma fille me manquaient énormément. Je suis resté pour elles.

Vous pensiez tenir aussi longtemps ?

Au début, quand je suis allé à l'infirmerie, je pensais que j'allais craquer dans les jours qui suivaient. Tout compte fait, je me suis un peu requinqué. Mais je ne pensais pas aller super loin.

Qu'avez-vous garder comme souvenir ?

Le jour où on est allé dans la grotte pour récupérer des amulettes, la plongée sous-marine et la première fois où j'ai ramené le poisson.

Et le Simon d'avant et d'après Koh-Lanta, il a changé ?

Pas trop. Je m'emporte un peu moins.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

 

 

 

29/06/2007

Épatante Nathalie Vincent

RENCONTRE L'animatrice devient comédienne et renforce les rangs de "Brigade Navarro", ce soir sur TF1

medium_F-NathVincent.jpgDîner avec Nathalie Vincent, c'est comme retrouver sa meilleure amie... On la rencontre pour la première fois mais on la connaît depuis toujours. Le courant passe immédiatement : deux bises, un toast porté, et "on se dit "tu"".

À peut-être un tournant de sa carrière bien remplie, le "petit bouchon", comme l'a longtemps appelé l'animateur Alexandre Delperrier, ne veut pas décevoir. Elle fait ce soir ses débuts de comédienne dans Brigade Navarro, version liftée après dix-huit ans d'antenne de la série de Roger Hanin.

Un rôle sérieusement préparé, avec un coach. "J'ai travaillé d'arrache-pied pour me mettre à niveau. J'ai présenté le casting et voilà, je suis devenue Sophie Vermeer, la nouvelle mulette !" Cette flic de choc "n'a peur de rien : c'est une nana qui est un peu garçon manqué. Elle s'est forgée une carapace parce que sa vie n'est pas simple : larguée par son compagnon quand il a appris qu'elle était enceinte, elle élève seule son garçon de cinq ans." Course poursuite, cascade, vous verrez, Nathalie est épatante dans ce rôle.

Cette expérience la conforte à suivre cette voie. "Sur le tournage, j'avais le sourire du matin au soir, c'était formidable. Du coup, je continue les cours dans une école, j'ai trouvé un agent et j'essaie de passer des essais." Lucide, la pétillante Lilloise au rire communicatif sait "qu'il faut s'accrocher. Parce qu'en France, on aime bien mettre des étiquettes". Et celui d'animatrice colle encore à sa jolie peau.

Actuellement à l'écran pour promouvoir le Jeu de l'été de TF1, elle est aussi régulièrement au côté de Bruno Roblès dans Incroyable mais vrai. Mais avant d'arriver sur la Une - Dechavane l'a remarquée pour Combien ça coûte ? -, la pimpante blonde a passé sept ans sur M6.

Elle a été aux commandes d'Incroyables animaux, Hors circuit et des concerts Dance Machine. Elle a ensuite été chroniqueuse sur le Hit Machine et le Morning Live... Puis elle a essuyé les plâtres de Star 6 music, émission interactive, avec Alexandre Delperrier.

Nathalie Vincent c'est aussi et surtout la casse-cou de M6 Kids, programme jeunesse qu'elle a animé pendant cinq ans. "Je crois que j'étais un peu inconsciente par moment. J'ai tout fait : parapente, chute libre, descente de tour de France de VTT à La Bourboule... Je suis souvent rentrée avec des bleus partout sur les jambes, mais chaque fois j'y allais. J'ai aussi volé avec la Patrouille de France, c'est un de mes plus beaux souvenirs".

Que de chemin parcouru depuis ses débuts sur une chaîne câblée de Lille. "À l'époque, mon souhait était de venir à Paris pour faire du théâtre... Mon emploi du temps ne me l'a pas permis. J'ai quand même fait une petite échappée sur scène, en 1999, dans une comédie musicale qui s'appelait 2000 le temps d'une nuit. J'avais le premier rôle féminin. On jouait sous chapiteau et il s'est écroulé avec la tempête le soir où toute ma famille prenait le bus pour venir me voir. C'est le grand regret de ma maman qui ne m'a pas vue jouer".

Une quarantaine de représentations ont quand même été données... "C'était magnifique, 5 000 places, il y avait des animaux, des acrobates, des musiciens, c'était grandiose, une belle aventure". Nul doute que d'autres viendront s'ajouter très vite.

À Paris, Loïc TORINO-GILLES

"Brigade Navarro" sur TF1.

 

21/06/2007

Stéphane Tapie : « En faire plus »

ENTRETIEN Le "fils de" joue au côté de son père dans Commissaire Valence, ce soir sur TF1

medium_F-tapie.2.jpg

Comment passe-t-on de l'animateur-producteur reconnu au comédien ?

C'est de la faute de Takis Candilis, patron des fictions de TF1. Il voulait que je passe les castings au moment où un "mulet" quittait la série. J'ai dit "OK", mais sans dire mon nom à la production et en faisant des essais avec d'autres comédiens.

Qu'est ce qui a été le plus dur ?

Disons que c'est à l'opposé de l'animation. Dans l'animation, il faut être soi-même. Là, il faut en permanence être en rotation avec la caméra, jouer avec elle, se mettre dans la peau d'un personnage et surtout ne pas regarder la caméra.

Votre papa (Bernard) a réagi comment ?

Lui, il était ravi ! Cela faisait deux ans qu'il voulait que je le fasse avec lui.

Qu'avait le directeur des fictions de plus que votre père pour vous convaincre ?

Mon père n'était pas objectif. On n'est jamais objectif en ce qui concerne ses enfants. Takis avait des arguments professionnels. S'il me dit : « Je voudrais que tu fasses le casting » et qu'ensuite il ajoute : « C'est bon, tu as le rôle », je lui fais confiance.

Vous avez été bien accueilli sur le plateau ?

C'était plutôt à moi de m'intégrer, comme tout nouveau comédien qui arrive sur une série qui existe déjà. C'est comme dans une liaison amoureuse, il faut se faire aimer. Ils ont tous été formidables avec moi. D'ailleurs, il n'était pas question que je fasse un caprice de diva parce que j'étais Stéphane Tapie (rires).

Votre père vous a donné des conseils ou au contraire, il vous a laissé tranquille ?

Il m'a renseigné sur l'ambiance du jeu de la série. Il m'a donné des conseils, comme pour les autres comédiens. En revanche sur ma manière de jouer, non. C'est le rôle de metteur en scène.

Vous avez d'autres projets ?

Une série pour une autre chaîne. Je ne sais pas si ça va se concrétiser, et si j'ai vraiment envie de la faire.

Est-ce difficile de s'appeler Tapie ?

Par rapport au public non. Je suis obligé d'en faire deux fois plus pour éventuellement avoir une légère reconnaissance. C'est comme une femme dans le monde du travail, elle est obligée de mettre les bouchées doubles. Eh bien moi j'ai été obligé de faire de même. Le métier de comédien est un métier fabuleux. Se cacher derrière des personnages, c'est génial.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

"Commissaire Valence", TF1. 21.06.07

13/06/2007

Véronique Genest hyperactive

ENTRETIEN La comédienne qui incarne "Julie Lescaut" depuis 15 ans sur TF1, évoque l’évolution de la série

Comment expliquez-vous 15 ans de succès de Julie Lescaut ?

(Rires) Je n’en sais rien ! Peut-être parce que la proximité du personnage parle au public. Ça ne s’explique pas vraiment, sinon on ne ferait que des choses qui marchent.

Le rôle vous plaît toujours ?

Oui. Je suis attachée à Julie parce qu’elle évolue en même temps que moi… C’est vrai que ces derniers temps, j’avais envie de rebooster un  peu les scénarios. Quand on est à un poste depuis un moment, on a envie de bouger un peu. On s’est donc décidé à la faire évoluer, la faire monter en grade, la confronter à de nouvelles difficultés, face à de nouveaux personnages, à la faire déménager, à la faire changer d’entourage.

Dans l’épisode de ce soir, la sphère familiale est un peu mise de côté. Sachant que les nostalgiques aimaient bien les rapports avec ses deux filles et l’ex mari ?

Oui, ils aimaient bien ça, mais on n’oblige pas les comédiens à rester quand ils n’ont pas grand-chose à jouer. C’est pour ça aussi qu’on fait changer les personnages. Babou est loin mais elle a toujours Sarah à côté d’elle. Moi je trouve assez rigolo aussi que les choses soient comme dans la vie. On ne peut pas sans arrêt avoir les mêmes rapports avec tout le monde.

Qu’est-ce qui attend Julie dans ses prochaines aventures ?

Elle devient parisienne, elle change de poste, elle a plein de difficultés à s’intégrer dans son nouveau job.

Dans un tout autre registre, vous avez rencontré le succès avec "La dame d’Izieu", que vous avez produit.

Oui. Là, je suis enchantée parce que j’ai été sélectionnée au Festival de télé de Monaco (qui se tient actuellement). C’est un très beau film que j’adore. Ça fait partie des choses vers lesquelles j’ai envie d’aller. Sans renier Julie, car c’est un peu le tremplin qui me donne la possibilité de faire tout ça.

Un projet particulier ?

Je suis sur plusieurs histoires. Des drames et des comédies, mais je vous raconterai plus tard !

Ça prouve en tout cas aux patrons de chaînes et aux producteurs que le public est prêt à vous voir dans d’autres choses…

Absolument. Au début on se demande si le public va vous suivre pour d’autres choses puis finalement, il est là à chaque fois. C’est plutôt bien et c’est aussi presque une obligation d’excellence parce que je n’ai pas envie de le tromper.

Qu’est-ce qui vous fait avancer encore dans le métier ?

Beaucoup de choses. Là par exemple je produis un spectacle au théâtre, à la Gaîté Montparnasse. C’est le nouveau spectacle des Trois Jeanne qui marche très, très fort. J’ai donc décidé de les aider à le monter et c’est très agréable aussi de voir ce qu’on a pu faire naître en aidant les gens. Je n’aurais pas pu faire ça il y a quelques années.

Le cinéma vous tente toujours ?

Bien sûr que le cinéma me tente ! Et comment qu’il me tente ! J’aurais adoré jouer dans un film comme L’auberge espagnole ou Camping. Il y a beaucoup de films français dans lesquels j’aimerais être. Pour la possibilité que ça donne de jouer des choses moins formatées. ●

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES 

09/06/2007

Céline Dion se confie

Céline Dion fête 25 de carrière en chansons sur TF1

medium_F-DION.2.jpgENTRETIEN

La diva se confie en exclusivité lors de l’enregistrement à Montréal, d’une émission exceptionnelle diffusée ce soir sur TF1

En décembre, vous mettrez un terme à cinq ans de show à Las Vegas et repartirez dans la foulée dans une tournée mondiale. Comment faites-vous ?

Une journée à la fois, une chanson à la fois, une émotion à la fois. Et les priorités qui remportent toujours le tout : ma famille, mon fils, mon mari, mes amis.

Quel regard vous portez sur la petite Céline de 14 ans ?

Sans prétention, je suis fière d’elle, parce que je suis restée la même et c’est quelque chose que j’ai pu préserver grâce à mon entourage, à ma famille, à mes vraies valeurs… Ma vie a basculé. Les gens pensent que j’ai commencé en bas de l’échelle et que je suis monté avec les années. C’est le contraire ! Je suis partie en haut, la tête dans les nuages, et étape par étape je suis redescendue. A présent, je suis bien ancrée au sol et je me sens bien.

A quoi ressemble votre vie quand les projecteurs sont éteints ?

Quand le rideau tombe, je veux absolument qu’il y ait une coupure, alors je rentre à la maison et c’est le bonheur qui commence. Je ne fais pas partie du show-business. Je fais ce métier parce que j’aime m’exprimer, j’adore les gens, j’adore toucher, j’adore communiquer. Mais cette folie du show-business, ce n’est pas vraiment la vie.

Si votre fils René-Charles veut suivre vos pas ?

Je l’encouragerais, je serais la première. Je veillerai toujours sur lui. Qu’il soit magicien, musicien, coureur automobile. Je lui souhaite d’être heureux. Quand je lui demande, qu’est-ce que tu veux faire plus tard, il me répond : "Je veux jouer à tous les sports".

Après "D’Eux" sorti en 1995 et vendu à 6,5 M d’exemplaires, vous publiez "D’Elles". Vous êtes dans quel état d’esprit ?

J’ai le trac car je ne veux jamais décevoir. Ce que je décide de faire, ce que je dis, je pense que c’est une responsabilité vis-à-vis des fans. Eux vont nous dire si on a fait le bon truc…

C’est un disque écrit par des femmes…

Le cœur est là, le cœur de toutes ces femmes qui ont été au rendez-vous. Ces femmes qui ont écrit des longs métrages et des livres, qui ont fait couler l’encre de leur plume pendant des heures et des heures, se sont prêtées au jeu extraordinaire d’écrire pour une chanteuse… Et des textes qui ne durent que trois minutes !

Le tout, chapeauté par Jean-Jacques Goldman…

Heureusement qu’il y a des hommes dans ce projet et heureusement qu’il y a Jean-Jacques ! Pour jouer le jeu des chansons, Jean-Jacques a su et voulu être le chef d’orchestre de tout ça. C’est un cadeau immense que j’ai reçu de chanter ces femmes québécoises, ces Françaises (Nina Bouraoui, Françoise Dorin, Christine Orban, Denise Bombardier…). Quel bonheur !

Ce n’est pas pour autant réservé à la gent féminine ?

C’est un album chanté par une femme dans lequel je chante les femmes… Mais bien sûr, il s’adresse aux femmes, aux hommes et à tous ceux aussi qui sont intéressés par ce jeu. J’espère que les gens l’aimeront. J’espère toujours faire plaisir. Je fais ce métier-là parce que j’aime plaire.

Votre tournée passera par Nice le 5 juillet 2008, après six soirs à Paris-Bercy. La France vous manque ?

Oui, la France me manque beaucoup… Je m’apprête à faire le tour du monde. A Paris, mon fils aura 7 ans. Je le tiendrai par la main et je l’emmènerai sur scène, dans des estrades vides où j’entendrai le public avant même qu’il ne soit là. Je l’ai souvent dit : le spectacle que j’ai donné en France est dans mon esprit parce que j’y ai vécu des moments extraordinaires. C’est ma langue natale. Chanter en français pour moi, c’est quasi un besoin…

A Montréal, propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

*******ANECDOTES*******

Trois jours de show.

Technopark, studio F, banlieue de Montréal (Canada). C’est ici que le réalisateur Pascal Duchêne a posé ses caméras pour préparer l’émission spéciale consacrée à Céline Dion. La diva francophone à la carrière internationale, née à Charlemagne, interprétera trois extraits de son dernier album (dont l’excellent A cause), et reprendra plusieurs titres avec des artistes invités. Aux commandes, le pétillant Nikos Aliagas rythme le tournage, qui s’est étalé sur trois jours, les 11, 12 et 13 mai dernier.

Ambiance.

Pas de caprices. Céline Dion arrive en famille (le mari, le fils, la maman, les amis…), le 12 mai à 15 h 41 pour les répétitions. Petite robe blanche, cheveux noués et escarpins aux talons transparents. Elle brise d’entrée la glace sur le plateau : plaisanteries, anecdotes, pitreries, éclats de voix, parodies de rappeur, imitations de guitariste déchaîné. Oui, Céline est accessible… et appliquée !

Tournage.

Il est très long, débute le même jour à 21 h et s’achève six heures plus tard. La veille, les chansons "solo" des autres artistes sont enregistrées. Le lendemain, Céline revient interpréter Caruso avec Florent Pagny. Ce soir Céline chante avec... Notre moment préféré est indéniablement le slow-rap Caroline, en trio avec Mc Solaar et Nolwenn Leroy. Ouverture sur Stayin Alive avec la jeune génération : Vitaa, Shy’m et Amel Bent. Impeccable Hymne à l’amour avec Maurane et Johnny Hallyday. Caruso envolé avec Florent Pagny. Moment blues avec Johnny Hallyday sur Blueberry Hill. Incontournable (hélas !) Être à la hauteur avec Christophe Maé et Merwann Rim. Inoubliable My heart will go on, avec Amel Bent et Lââm. Enfin, sonore The show must go on avec David Hallyday et Christophe Maé. Un orchestre les accompagne dans des versions inédites.

A Montréal, L.T.-G.

08/06/2007

INTERVIEW : Céline Dion se confie pour son retour

medium_f-dion2.2.jpg

A LIRE DEMAIN

Interview de Céline Dion pour son grand retour....

Coulisses de l'émission spéciale de TF1, avec Nikos...

24/05/2007

Les "harmonies tordues" de Maurane

medium_f-mauran.jpgENTRETIEN En plein préparatifs d'une tournée qui passe par Montpellier en juin, Maurane fait escale à Montréal pour chanter avec Céline Dion

Vous n'avez pu refuser l'invitation de Céline Dion ?

Je n'avais aucune raison d'annuler cet enregistrement télé (le 9 juin sur TF1), mais ça met bien le bordel dans mes petites affaires du moment, je peux vous dire... (Rires).

Vous l'avez rencontrée en 1996 aux Enfoirés, et beaucoup d'artistes considèrent votre duo comme le plus grand moment des Restos du Coeur.

Oui, ils me l'ont dit. Jean-Jacques (Goldman) se trémoussait à l'idée de nous entendre chanter toutes les deux. Avant la télé, il disait ah la la, je suis content, ça va être bien. Et c'est resté apparemment, puisque chaque année je sais qu'il le repasse dans les petits clips. C'est un honneur de chanter avec Céline... On ne peut pas se planter, c'est la Rolls, Céline !

Vous avez souvent des pauses récréatives comme ça ?

Oui, ça m'arrive et ce sont des opportunités que je saisis volontiers parce que c'est enrichissant. Finalement je suis venue à Montréal un peu avec des pieds de plomb en quittant les répétitions et puis les gens sont tellement accueillants, il fait beau, ça me fait une petite récré.

Vous allez rentrer en Belgique quand même ?

Oui (rires). En plus, la première approche... Je commence à avoir vraiment le trac. Je vais chanter au Trianon pendant dix jours, du 29 mai au 10 juin. C'est un très joli lieu. On est en plein boum, en plein boulot pour ça.

Que pouvez-vous dire de cette série de concerts ?

Pour moi, la scène, c'est là que tout existe pour de vrai, c'est le concret, la rencontre avec le public, le moment où les chansons prennent leur envol. Pour moi le disque c'est une étape. L'album, c'est comme un laboratoire. Après il faut que ça vive, que ça explose.

La tendance ne sera pas à l'intime ?

Non. En trio, on tourne déjà depuis je ne sais combien de temps. On a fait plein de spectacles et c'est génial parce qu'on redécouvre les chansons. Mais c'est quand même bien de jouer avec du monde. Ce n'est pas une question de puissance, parce que je ne chante pas du hard rock.

Votre single, "Les antipodes", est une mélodie assez exigeante ?

C'est une chanson d'Alain Lanty et de Pierre-Dominique Burgaud qui m'a été envoyée comme ça et j'ai craqué. Moi je l'ai trouvée jolie et assez accessible.

Vous recevez beaucoup de chansons ?

Oui. Je réagis de façon épidermique, il faut que ça soit "cherdepoulesque", sinon c'est même pas la peine. Si ça me fait un effet physique c'est gagné.

Vous avez composé des mélodies de votre dernier album ?

Il y a Sereine et Rouge amarante. Cette dernière est une chanson d'Arnould Massart, ça change d'harmonie tous les quarts de seconde. Harmoniquement c'est très tordu. Moi j'aime bien. Je suis peut-être tordue...

C'est un exercice de style ?

Non, j'aime ça profondément. Depuis que je suis toute petite j'ai écouté Stravinski, Bartok, Fauré, Ravel, des gens obsédés par les harmonies riches et changeantes.

Qu'est-ce qui vous fait rêver encore ?

Tout. La vie me fait rêver. J'y crois encore. Je suis peut-être dans l'utopie mais je suis plutôt du genre optimiste.

A Montréal, propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

Samedi 16 juin au Corum de Montpellier (de 35 à 45 €). Album "Si aujourd'hui" (Polydor).

04/05/2007

Laurence Ferrari va "demander des comptes aux politiques"

medium_DIMANCHE_.jpgENTRETIEN La journaliste de Dimanche +, sur Canal, sera en direct le soir du deuxième tour de la Présidentielle

Comment préparez-vous le dimanche du second tour ?

Beaucoup de travail, évidemment puisqu’on est immergé tous les uns les autres sur le terrain dans les meetings des candidats… On va refaire une soirée électorale comme on l’a fait pour le premier tour, en direct à partir de 19 h 15 jusqu’à 21 h. On essaiera toujours de faire vivre ce qui se passe sur le terrain. Notre tonalité sur Dimanche +, depuis le début de la saison, c’était toujours ça : aller chercher l’information sur le terrain pour l’amener aux téléspectateurs, essayer de faire différent de ce qui se fait sur les autres grandes chaînes où c’est la grand messe, comme toujours, avec la même ronde des invités, les mêmes sondeurs.

Où se trouvaient vos équipes ? 

On n’est pas seulement allées dans les QG et les partis. On était positionnés à Clichy-sous-Bois aussi parce que c’était important et symbolique d’être en banlieue ce jour-là. On était présents à New York parce que le regard des Français de l’étranger nous intéressait. Et puis on était très présents sur Internet puisque, aujourd’hui c’est un média à part entière. En plus de Campanet, on a installé sur Second Life, qui est un monde virtuel, un personnage de Dimanche +. Cet avatar me représente… avatar est un mot horrible !

Dimanche + continue l’année prochaine. Qu’est-ce qui va changer dans sa construction ?

Il y aura toujours et encore plus de terrain. On sera aussi dans une année politique importante. Il y a quand même les municipales en 2008. Je ne pense pas que les Français vont se désintéresser de la politique. Quel que soit le pouvoir en place, je pense qu’ils voudront qu’on tienne les promesses électorales. Dieu sait qu’il y en a eu des promesses électorales ! Nous, à Dimanche +, on sera là pour demander des comptes aux politiques.

Président ou pas, vous avez répondu à Nicolas Sarkozy, dans un magazine, que vous l’inviteriez à nouveau…

Absolument. C’est lui qui a demandé si je voulais bien l’inviter à nouveau. Et je lui ai dit que finalement, et dans tous les cas, même s’il n’était pas élu puisque c’est une possibilité qu’il faut envisager…

S’il est Président, vous allez lui poser quelle question ?

Voilà, vous êtes élu, donc maintenant on va reprendre toutes vos propositions. Quand allez-vous faire la conférence que vous avez promis ? Ou modifier la loi sur les impôts ? Vous avez dit que vous feriez un service minimum dans les transports en commun, comment vous le mettez en place ? Vous avez dit que vous ne remplaceriez pas un fonctionnaire sur deux qui partait à la retraite, comment faire au niveau de l’Education nationale ? Ne vous inquiétez pas, j’ai largement deux heures d’émission de prêtes.

Et s’il n’est pas Président ?

Je lui demanderai comment il analyse cet échec. Est-ce que ça tient à sa personnalité, est-ce que ça tient à son programme, ou à la force de la candidate socialiste ? Et qu’est-ce qui sera dans l’opposition s’il continue à être un acteur majeur dans l’opposition ? Tout cela étant de la science-fiction d’un côté comme de l’autre.

En tant que citoyenne, avoir rencontré tous les candidats, ça vous a aidé à faire votre choix ?

J’ai vu ce que certains candidats maîtrisaient, d’autres pas du tout. A droite comme à gauche, c’est absolument pareil. Je les ai vraiment vu évoluer et travailler, se faire sécher sur certains dossiers et être très bons sur d’autres. Moi j’ai fait mon choix en toute connaissance de cause, et assez loin des idéologies je dirais.

Comment vous jugez cette première saison ?

Télévisuelle ? Vraiment formidable. D’abord parce que j’ai créé ma société de production. Ça me donne une force et une indépendance que je souhaitais. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai quitté la structure dans laquelle j’étais avant (NDLR, TF1). Je me suis vraiment épanouie sur Canal + parce qu’on m’a donné la liberté absolue éditoriale que je souhaitais, parce qu’on me fait confiance, qu’on m’a confié les soirées électorales.

C’est important de travailler dans un climat de confiance. Je me suis éclatée toute l’année, chaque fois que j’allais à l’antenne, j’étais heureuse. Heureuse d’être avec mon équipe et d’être sur cette chaîne-là. Donc, c’est une très belle année. On a eu de très très bonnes audiences. Des audiences qui sont similaires à ce qu’il y avait sur la tranche l’an dernier. Encore une fois, c’était le journal de Karl Zero qui était installé depuis dix ans. Honnêtement, on a trouvé notre public.

Qui est ce public ?

Il est jeune. Mon objectif c’était d'intéresser les jeunes à la politique, de leur donner l’envie d’aller voter. Le taux de participation au premier tour (85 %), c’est une vraie victoire. Ça veut dire que les gens qui ont regardé les émissions, pas seulement la mienne, avaient une vraie demande d’information politique. Ce que je voulais c’est qu’ils votent pour un projet et pas contre un projet, choisir la société dans laquelle ils vont vivre. Le taux de participation déjà, ça veut dire que ça, ça marche.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

18/04/2007

Laurent Boyer s'invite chez Christian Clavier

L'animateur pousse ce soir les portes de l'appartement parisien de Christian Clavier pour retracer, en toute convivialité, sa carrière

medium_f-boyerzoom.jpg

Vous pouvez me faire le pitch de l’émission "Le meilleur de Christian Clavier" ?

C’est la sixième émission du genre. Ce nouveau format permet de resituer la carrière d’un artiste en étant chez lui et en lui donnant toute la proximité et la convivialité dont il a besoin avec ses amis.

C'est-à-dire ?

C’est lui qui invite les gens qu’il a envie d’avoir autour de la table. Autre particularité, on ne voit pas l’animateur. On voit juste des mains et des pieds, ce qui permet d’avoir l’artiste et ses potes dans les meilleures conditions possibles, autour d’une table chez lui, avec des images les plus inédites possibles.

Justement, trouve-t-on encore des images inédites de Christian Clavier ?

Oui. Nous avons notamment une séquence de la pièce Papy fait de la résistance, filmée par Martin Lamotte, qui n’était jamais passée à la télé. Vous verrez aussi des fausses pubs, des parodies d’émissions de télévision, les premiers sketchs, des images rares…

Qui se trouvera autour de la table ?

Des amis de Christian Clavier qui commentent et ont souvent partagé ces moments-là. Il y a Martin Lamotte, Thierry Lhermitte, Laurent Gerra, Jean Reno, Gérard Lanvin, Martin Lamotte et la sublime Caterina Murino; Des gens intéressants qui, ensemble, donnent un truc extraordinaire.

Il faut s’attendre à des fous rires…

Là, il y en a quelques-uns. Ça n’arrête pas ! C’est connerie sur connerie, c’est assez surprenant.

Il y a un moment qui vous a marqué plus particulièrement ?

A vrai dire, il y en a plusieurs assez sympas. C'est l'émission dans laquelle on s’est le plus marré. Dans cette bande très complice, c’est toujours Christian qui prend. Ça donne des situations cocasses. En fait, étonnamment, tous les moments sont drôles.

Le tournage dure combien de temps ?

Il n’est pas très loin de ce qui est diffusé. On a à peu près 2 heures 45 d’images. Evidemment quand il y a des fous rires et que ça déconne beaucoup. C’est vrai qu’il a fallu un petit peu de temps pour recadrer, s’arrêter, reprendre.

Si vous deviez faire le meilleur de Laurent Boyer vous mettriez quoi dans l’émission ?

Des moments importants de ma carrière. "Graine de star", voilà un moment important. Ca passerait sûrement par là, avec "Fréquence star", et des amis proches, je crois qu’on tournerait autour de ça. Vous savez pour préparer une émission comme ça, rien qu’avec l’artiste, il faut trois semaines. Il me faudrait trois semaines pour faire bien le point, qui je vais voir, qui j’ai envie de revoir à la télé.

Vous êtes un peu l’âme de M6. Vous n'avez jamais eu de propositions d’autres chaînes ?

Si. Mais ça fait vingt ans que je suis sur M6. Je l'ai vu changer, bouger, évoluer, s'agrandir… De la "petite chaîne de trop" devenir une grande chaîne. C'est plutôt sympa d'avoir participé à cette aventure et ça crée des liens affectifs.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

"Le meilleur de Christian Clavier", M6. 18.04.07 23h20.