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25/05/2009

Censure, crise des annonceurs et kitcheries

1-Tr : …

Voilà des méthodes républicaines de séparation des pouvoirs comme on les aime ! En février, Jérôme Bourreau, un employé de TF1, adressait un mail à son député Françoise de Panafieu, pour lui donner son avis sur la loi Hadopi (celle qui doit réprimer le téléchargement illégal sur Internet). Le jeune-homme regrettait que ce projet de loi, adopté depuis, ne soit "qu'une mauvaise réponse à une très bonne question". Malgré ses arguments, son courriel privé est resté sans réponse…

Mais a été transmis par son destinataire à Christine Albanel, ministre de la Culture. Laquelle ministre (ou un vague collaborateur, terme bienvenu dans notre histoire), a également fait suivre ce courrier électronique à la direction de TF1. Résultat, Jérôme Bourreau a été convoqué par ses patrons et devrait être licencié pour "divergence de stratégie". Liberté, liberté chérie, chantait-on.

 

2-Crise.

Personne n'aurait pu imaginer que la suppression de la publicité avantage le service public. Avec un budget fixe (car voté par l'Etat), France Télévisions dispose désormais d'une visibilité assurée, quand la tour vitrée de TF1 vacille… Ainsi, au premier trimestre 2009, le chiffre d'affaires consolidé de la Une est en retrait de 18%  (538 millions d'euros). Et les recettes publicitaires, en baisse de près d'un tiers (27% à 321 millions d'euros).

Pour lutter contre cette crise des annonceurs, TF1 a d'ailleurs fait des économies. Réduisant son coût de grille de 7 millions d'euros (à pareille époque en 2008), pour avoisiner les 228 millions d'euros. Mieux. Malgré l'offre enrichie pour les téléspectateurs (18 chaînes depuis l'avènement de la TNT), la Une a stabilisé son audience. Preuve que le paquebot tangue mais garde le cap.      

 

3-Européennes.

Qui a dit que le kitsch ne faisait plus recette ? Le plus ringard des concours de chant européen (vous aviez reconnu l'Eurovision), a battu des records d'audience sur France 3. Près de 6 millions de téléspectateurs étaient devant leur petit écran pour assister à cette surenchère de costumes chatoyants, de chorégraphies surréalistes et de chanteuses à grosses… voix ! Une réussite : la France n'avait pas connu pareil engouement depuis 1995. Et en terminant huitième, notre Patricia Kaas nationale a sauvé les meubles, réalisant le meilleur score depuis 2001.

Oui le kitsch séduit. Une recette que nos euro-députés devraient songer à utiliser pour motiver les citoyens à voter en masse le 7 juin prochain !

 

Loïc TORINO-GILLES

A lire aussi sur http://www.bscnews.fr

12/05/2009

Mylène Farmer n'a pas dit ses derniers maux

F-Francesoir.jpgCréé à Nice le 2 mai, le nouveau spectacle de l’incandescente "Libertine" ne déçoit pas. L’artiste, qui fêtera ses 48 ans sur la pelouse du Stade de France en septembre, met en vente les 10.000 dernières places ce matin. Elle est à Marseille ce soir.

Soudain, l’œil de Mylène Farmer vient crever l’écran géant. Son iris devenu nébuleuse s’affole au son de la batterie hypnotique. La tension monte pour les 8.000 spectateurs du Dôme de Marseille… Puis, telle une déesse, elle descend d’un piédestal, chevelure rousse ornée d’un diadème planté de croix, corps superbement moulé dans un costume d’écorchée signé Jean-Paul Gaultier.

Pas de doute, l’incandescente "Libertine" vient d’entrer en scène. Elle entonne Paradis inanimé.

Deux immenses squelettes inspirés du Transit, une sculpture du XVe siècle, encadrent un escalier central lumineux. En arrière-plan, des mannequins placés dans une sorte de bibliothèque, rappellent la poupée qui illustre la pochette de Point de suture, son dernier (et septième) album studio.

La scénographie signée Mark Fisher est fouillée, fantomatique, baignée de noirceur et de gigantisme. Elle est appuyée par les effets visuels léchés signés Alain Escalle et les jeux de lumière épatants de Dimitri Vassiliu. C’est dans cet écrin que la belle égrène, deux heures durant, ses plus grands tubes.

Une véritable communion

Je m’ennuie, XXL, Désenchantée, Appelle mon numéro, Sans contrefaçon, Libertine, Pourvu qu’elles soient douces, C’est dans l’air, Dégénération… pour les plus connus. Au piano, Yvan Cassar souligne la subtilité des mots de l’artiste quand elle interprète ses plus belles ballades. Les larmes coulent sur Rêver ou Point de suture. L’émotion est à son comble. Le public est conquis.

En bon best of, la set list réserve néanmoins ses surprises : des titres inédits longtemps oubliés, comme l’émouvant Nous souviendrons-nous, exhumé de l’album L’Autre...

Les chorégraphies millimétrées viennent achever cette messe et réconcilier (s’il fallait le faire) toutes les générations de fans. Cette tournée qui se joue à guichets fermés est un carton. Logique. Car la chanteuse ne s’était pas produite en province depuis dix ans et son mystique Mylènium Tour. En 2006, elle avait investi la salle parisienne de Bercy pour y donner 13 concerts intransportables, vus par 170.000 spectateurs.

Depuis son lancement, le 2 mai à Nice, le spectacle récolte des critiques dithyrambiques. "Il est le seul véritable moment de dialogue entre la star mystérieuse et son fervent public", analyse un fan. Une vraie communion dont le point d’orgue est attendu les 11 et 12 septembre (le 12 étant aussi la date de son anniversaire). Car après avoir visité la province et la Russie, la star se posera pour deux soirs au Stade de France.

170.000 places vendues en deux heures

Il y a tout juste un an, l’icône entrait dans la légende en vendant les 170.000 places de ces deux rendez-vous en… trois heures !

Ce matin, la production met en vente 10.000 places, toutes catégories confondues… une façon de lutter contre le marché noir. Mais il faudra, comme toujours, faire vite pour se procurer le précieux sésame.

Conçu avec Laurent Boutonnat, son complice de toujours, ce spectacle est une vision de "la mort dans une certaine légèreté", avoue Mylène Farmer. Et, quand pour clore le show, elle s’engouffre dans l’escalier infernal qui la sépare de son public, Mylène prouve qu’à presque 48 ans elle est bel et bien… vivante.

Loïc TORINO-GILLES

A lire dans l'édition papier de France-Soir (12 mai 2009).

Egalement sur www.francesoir.fr

  • Les 11 et 12 septembre au Stade de France (Saint-Denis). Dernières places mises en vente ce matin (60 à 130 euros) dès 10 heures dans les points de ventes habituels et à 10 h 30 sur www.stadefrance.com.

 


Des costumes signés Jean-Paul Gaultier

Après Thierry Mugler (1989), Paco Rabane (1996), Dominique Borg (1999) et Franck Sorbier (2006), c’est Jean-Paul Gaultier qui signe les costumes du spectacle. Ce n’est pas sa première collaboration avec la chanteuse. L’enfant terrible de la mode l’avait déjà (dés)habillé par le passé. On se souvient des porte-jarretelles créés pour le clip Je t’aime mélancolie, en 1992, du mini-short illustrant l’album Anamorphosée, en 1995, ou de la robe transparente du clip L’Instant X, en 1996. Pour cette tournée, Gaultier a dessiné six tenues aussi extravagantes que sexy.

Costume d’écorché bardé de bandages, costume rayé asymétrique, trench en plastique noir et cuissardes, robe bleu électrique, cape sur robe perlée de rouge, guêpière et tutu… De la haute couture !

22/04/2009

En chair, en os et en fer...

1-Chair… de poule et sueurs froides pour les chaînes de télévision et les radios qui doivent, à partir de cette semaine, comptabiliser le temps de parole du président Sarkozy. Ou plutôt, faire la part des choses entre les interventions qui relèvent du débat national et celles liées à la campagne électorale des européennes. Et vu l'omnipotence de l'homme, la tâche ne sera pas aisée. A l'initiative de cette mesure imposée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, une décision du Conseil d'Etat visant à encadrer les propos du Chef de l'Etat, permettant ainsi à l'opposition de disposer de temps supplémentaire pour s'exprimer. Exercice complexe donc pour les médias, qui devront identifier les interventions du chef de la nation et celles du tribun politique, considéré comme n'importe quel candidat. Temporaire, ce dispositif pourrait être pérennisé après les élections. Les Sages du CSA se donnent le temps de la réflexion.

 

2-Os. Revival eighties pour Mylène Farmer ? Dans son (tout) nouveau clip, C'est dans l'air, la rouquine s'affiche en noir et blanc, brushing choucroute et mini short en cuir, avant d'improviser une chorégraphie avec des squelettes. Dans cette chanson, l'inoubliable Libertine nous rappelle que  "la vanité", "la trahison" et "la lâcheté", "c'est laid !"… Mais que "la vie, c'est ça aussi". Avant de conclure par ce réjouissant : "On s'en fout, on finira au fond du trou". Pour le coup… c'est gai ! Voilà qui donne le ton de la tournée de l'icône, qui va sillonner l'Hexagone à partir du 2 mai, avant de remplir le Stade de France en septembre prochain, pour deux concerts annoncés comme pharaoniques.     

 

3-Fer. La dame de fer fête ses 120 ans. Il ne s'agit pas de Margaret Thatcher (elle est plus jeune), mais de la Tour Eiffel. La télé publique, en l'occurrence France 3, jouera à merveille son rôle de vulgarisateur-de-culture, en proposant une soirée spéciale mercredi 29 avril, dans l'émission Des racines & des ailes. Historiens, témoins et techniciens reviendront sur l'incroyable histoire de cette construction éphémère longtemps décriée. Un moyen de comprendre comment ce pylône est devenu le monument payant le plus visité au monde. Mais Eiffel ne se résume pas qu'à cette tour de 324 mètres, et l'on pourra découvrir quelques-uns de ses autres ouvrages. Une soirée passionnante qui ne laissera personne… de marbre !

 

4-Rififi. Rien ne va plus sur la place du Mistral. Huit comédiens de la série Plus belle la vie attaquent leur producteur (Télfrance) pour "utilisation abusive" d'une photo chorale prise en 2005. Cette image se retrouve aujourd'hui, à leur insu, sur les affiches d'une chaîne d'hypermarché. "Cette pub leur porte des visées mercantiles en donnant l'impression qu'ils sont prêts à tout pour surfer sur le succès de la série", rapporte un proche des acteurs. A suivre….

Loïc TORINO-GILLES

A lire aussi sur http://www.bscnews.fr

20/03/2009

Avec ou sans hommes : un road-movie juste et actuel

"DVD Avec ou sans hommes"

F-dvd_hommes.jpgAvec ou sans hommes est l'histoire d'une belle rencontre. D'amitiés fortes; entre Jane, chanteuse has been, noire et homo, Holly, lolita légère et enceinte, et Robin, atteinte du Sida et hantée par ses souvenirs. Un voyage à travers les États-Unis, quelques valises posées au détour du Texas, feront de cette aventure improvisée, un moment fort de vie. Perpetuellement mis en haleine durant 1h40, appuyé par une excellente bande originale (Cranberries, Carpenters, Rait...), Avec ou sans hommes, fait quelque fois penser à Telma et Louise. C'est un film lumineux et fort.

Loïc TORINO-GILLES

Publié en mars 2002 sur Amazon.fr - Cité sur Wikipedia

Muriel Robin : Au secours !

"Spectacle : Muriel Robin crie au secours !'

F-dvd_robinsecours.jpgSon retour sur scène après cinq ans d’absence a été applaudi par le "tout-Paris". Puis par les Provençaux en avril et juin dernier, lors d’un passage à guichet fermé au Dôme de Marseille. Que les amateurs se dépêchent : Muriel Robin achève son tour de France de l’humour et passe une dernière fois dans le sud avant une reprise parisienne de son dernier - et excellent - spectacle intitulé "Au secours".

Dans les méandres de la création de "Blanche neige et les sept nains", version comédie musicale, Muriel Robin en verve, exorcise les démons du passé. L’humour est précis, cinglant et appuyé par les chansons et les chorégraphies de la belle, qui affiche même ses gambettes !

Loïc TORINO-GILLES

Publié dans Kesako en 2006

Muriel Robin : toute seule comme une grande

"DVD Muriel Robin toute seule comme une grande"

F-dvd_robinzenith.jpgC'est après avoir triomphé avec ce spectacle, à Paris et en province, que Muriel Robin a surpris tout le monde en annonçant qu'elle souhaitait arrêter la scène. Une déception immense pour tous ceux qui apprécient le talent indéniable de cette force de la nature que "tout énerve". Coécrit comme à l'accoutumée avec Pierre Palmade, ce spectacle réussi est mené de main de maître par une Muriel Robin au top niveau de sa forme. Les deux heures du one-woman-show démarrent sur des chapeaux de roues ("Le testament") et s'achèvent en apothéose ("La vedette", "Tout groupé")... On rit beaucoup, notamment avec les tribulations du Roland et de la Jocelyne ("Les vacances") et lors d'une mémorable "Réunion de chantier". 

Loïc TORINO-GILLES

Publié le 17/12/2002 sur Amazon.fr

08/03/2009

Waits/Weill : de l’ombre jaillit la lumière

De "Black rider" à "Dreigrochen opera", en passant par "Lady in the dark" et "Frank’s wild years", la création Waits/Weill a rendu un hommage musical, mardi soir, au bluesman américain et au tourmenté germanique

Comme tombés du ciel, des luminaires viennent caresser de leur clarté le plateau de l’auditorium du Pharo (Marseille). Une intense lumière bleue, échappée du vaste écran qui couvre la scène, l’entoure d’une douceur irréelle. Puis la voix rocailleuse de Kris Dane, chapeau de cow-boy vissé sur la tête, fait voler en éclat cette quiétude.

Les âpretés de cette voix chaleureuse façon Luis Armstrong, viennent s’éteindre dans un mégaphone ; le son est proche des enregistrements du début du siècle dernier... Epatant. Outre Kris Dane, la soprano Judith Vindevogel interprète aussi cette fable grave qui parle "de vies boiteuses et d’amours défaites."

Bienvenue dans Waits/Weill, création contemporaine inspirée des chansons de l’Américain Tom Waits et de l’Allemand Kurt Weill. Une création de 2002 qui a fait swinguer et frissonner 750 spectateurs du Festival de Marseille ce mardi soir, dans un Palais du Pharo à l’acoustique rêvée.

Pour orchestrer le tout, l’enjouée formation bruxelloise "Ictus" a prouvé, s’il le fallait, qu’elle maîtrise à l’extrême l’art de la cacophonie organisée. Treize musiciens enjoués (clarinette, saxo, basson, tuba, claviers, accordéon, percussions...), rodés à l’exercice du "concert portrait" (l’ensemble est aussi en résidence à l’Opéra de Lille), qui ont su mettre en avant "le même génie mélodique subtilement asymétrique" que l’on retrouve chez Waits et Weill.

Le tout, appuyé par la mise en scène dynamique et audacieuse de Fabian Fiorini.

Ils avaient cent-vingt minutes pour rapprocher le blues de Waits aux chansons troubles de Weill (proche de Brecht). Ce furent cent-vingt minutes de bonheur.

Loïc TORINO-GILLES

Publié le 19 juillet 2006 dans Kesako

08/06/2008

Mgr Claude Dufour, un Ch'ti qui marche pour Dieu

Nommé fin mars 2008 à l'archevêché d'Aix-en-Provence et d'Arles pour seconder Mgr Feidt, Christophe Dufour prendra ses fonctions le 12 octobre, lors d'une messe à Saint-Sauveur. L'homme de foi, qui adore la marche, arpentera sans doute les sentiers de Provence.

 F-Dufour.jpg

"Ch'Timi de souche". Émanant d'un homme d'église, cette confession surprend, tant elle est dans l'actualité. "Je suis né à Armentières, dans la commune de Dany Boon. J'ai été nommé prêtre pour la première fois à côté de Bergues. Et maintenant, mes compétences s'étendent jusqu'à Salon. C'est comme dans Bienvenue chez les Ch'tis", s'amuse Mgr Christophe Dufour. "Dieu a beaucoup d'humour", reprend celui que le Pape Benoit XVI a nommé évêque coadjuteur pour le diocèse d'Aix et d'Arles, le 20 mai dernier.

En fonction quelques mois encore au diocèse de Limoges, où il est évêque depuis sept ans, Mgr Dufour prendra officiellement ses fonctions le dimanche 12 octobre, lors d'une messe à la cathédrale Saint-Sauveur. Avant, il entend bien se consacrer encore un peu aux projets qu'il mène dans son archevêché. "Cette nomination en Provence est tout à fait inattendue… J'avoue que j'ai un peu le sentiment d'être coupé en plein élan". Il souhaite ainsi s'atteler à la transformation du couvent des Clarisses en centre "où les plus jeunes aideront les plus pauvres". Puis à rendre accessible aux personnes handicapées, l'abbaye Saint-Pierre de Solignac.

Conscient que "la foi contribue à changer le monde", l'évêque de 61 ans a initié de nombreuses actions autour de la solidarité durant toute sa carrière ; notamment et plus discrètement, auprès d'un certain nombre de sans-papiers.

Après une maîtrise en théologie à l'Institut catholique de Paris, il est ordonné prêtre le 9 novembre 1975, pour le diocèse de Lille. Aumônier de l'enseignement public, puis des étudiants de l'enseignement supérieur, il devient aumônier général adjoint des Scouts de France en 1985. Avec les jeunes, il va marcher.

"MARCHER POUR ALLER VERS LES AUTRES"

Marcher comme Abraham, Moïse, Elie, Judith, Jonas, Tobie et Sarra, Marie-Madeleine, Pierre, Paul, Thomas et Cléophas… "La vie est une marche, c'est une parabole", pour mieux comprendre la Bible. La marche, c'est surtout sa passion, son "besoin" qui va le conduire dans les déserts du Néguev, du Sinaï, du Hoggar, sur les pas de Saint-Martial, en terre Sainte (Israël)… Et à écrire Les marcheurs de Dieu (paru aux Presses d'Ile-de- France en 2002). "Marcher représente l'action d'aller au-delà de soi, vers les autres…"

À présent, il aspire à être "au milieu du peuple de Provence". Et avec lui, arpenter les sentiers de notre région. "Je veux être un témoin d'espérance. Je cherche à connaître et aimer cette terre; À me faire Provençal avec les Provençaux". Mgr Dufour est aussi un homme de prière, qui sait accompagner sur des routes plus intérieures. Il aime célébrer l'Eucharistie et la Confirmation.

 "Il est l'ami des prêtes, confie le père Vigneras, vicaire épiscopal de Limoges. Il ne craint pas de donner des conseils dans la délicatesse de celui qui se fait compagnon de route. Ce priant marque d'une grande écoute de la parole de Dieu toute sa réflexion". Sourcier de l'appel, "il est resté vigilant à ce que chaque personne puisse entendre une invitation à suivre le Christ".

SOURCIER DE L'APPEL

En sept ans passés à Limoges, Mgr Dufour a ordonné 7 prêtres et 8 diacres permanents. "Il a aussi appelé de nombreux laïcs à partager la responsabilité de communautés chrétiennes dans les équipes pastorales et les services diocésains", reprend le père Vigneras. Président de la commission nationale du catéchuménat, le nouvel évêque coadjuteur d'Aix et d'Arles a mené à bien le chantier de renouvellement de la catéchèse en France.

Sa nouvelle mission, ici en Provence, promet d'ouvrir encore de belles voies.

Loïc TORINO-GILLES

Paru le 8 juin 2008 dans "La Provence"

© Photo Sophie Spiteri/La Provence