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24/03/2008

Laurent le croquant

"Il est de grand talent". On peut aisément reprendre à notre compte cette phrase de Mylène Farmer, définissant avec admiration Laurent Boutonnat, son complice artistique de toujours. Entre l’incendiaire libertine et le romantique touche-à-tout, c’est une fructueuse collaboration proche du quart de siècle. Des clips sulfureux et iconoclastes tournés en cinémascope (17 minutes et 600 figurants pour Pourvu qu’elles soient douces). Des tubes dont l’écho dépasse nos frontières (Désenchantée ou Moi, Lolita… pour Alizée).

Mais au cinéma, le succès a tardé à saluer ce passionné d’images. Et c’est Jacquou le croquant, diffusé ce soir, qui l’a réconcilié avec le public. Cela, 13 ans après le four abyssal de Giorgino, son précédent long métrage qui, malgré des moyens pharaoniques (80 millions de Francs de budget, trois heures de film), n’a été vu que par 60 000 cinéphiles.

2008-2009 seront des années musicales pour le tandem qui prépare activement le show qui sera donné au Stade de France le 12 septembre 2009. Le jour des 48 ans de Mylène Farmer qui assure que "cela est un pur hasard".

L.T.-G.

"Jacquou le croquant", Canal +. 22 h 40

21/03/2008

Et Larry inventa le porno

Un film retraçant la vie dissolue de Larry Flint, qui a bâti sa fortune avec le magazine porno Hustler, ne pouvait se faire sans un minimum de transgression et de provocation. Avant même sa sortie en salle, en 1997, l’affiche qui représentait le héros enroulé dans le drapeau américain, crucifié sur un corps de femme nu, suscita une violente polémique, en Europe et aux Etats-Unis, et due être retirée. Le film de Milos Forman est une belle réussite, auréolé d’un Ours d’or (Berlin), d’un Golden globe et de deux nominations aux Oscars. Quant au vrai Larry Flint, il incarne le juge Morrissey, celui qui l’avait envoyé derrière les barreaux. Si ça, c’est pas de la provoc’.

L.T.-G.

"Larry Flint", RTL9. 20 h 45

14/02/2008

Amour à mort

Evidemment, diffuser Ghost un soir de Saint Valentin, est une excellente idée. Et c’est une chaîne de la TNT, qui l’a eu. Comment oublier ce film d’amour par excellence ? Et sa torride scène de poterie, quand les mains de Demi Moore et de Patrick Swayze s’entrelacent dans l’argile ? De l’amour avec un grand A, sensuel, complice… Sans un mot de trop, sans une engueulade pour une paire de chaussettes qui traîne.

Juste cette sensualité enivrante qui câline le spectateur et le berce par une bande originale sur laquelle on se love encore.

Célibataires, endurcis ou pas, rassurez-vous ! Il y a d’autres raisons de regarder Ghost. Déjà, Swayze le beau gosse, dont le corps parfait pourrait vous énerver, meurt rapidement. Une fois les mièvreries passées, s’installe une enquête réellement bien ficelée, conduite par une Whoopi Goldberg en diseuse de bonne aventure excentrique, qui laisse entrevoir le personnage de bonne sœur qui la rendra célèbre deux ans plus tard dans Sister Act. L’amour peut-il durer au-delà de la mort ? Croyons-le.

L.T.-G.

"Ghost", TMC. 20 h 45

10/02/2008

Inoubliable Kakou

C'est l'histoire d'un gars né en Tunisie, qui a passé sous les embruns de la cité phocéenne, une enfance choyée dans les jupes de sa mère. Cajolé par trois soeurs et une grand-mère juive qui lui inspira le personnage haut en couleurs de Mémé Sarfati. Elie Kakou est parti à l'aube de ses 40 ans, terrassé par une odieuse maladie, après une riche carrière, injustement courte, qui a marqué les esprits. Laissant derrière lui Fortunée, Jean-Paul Goudier, Mongola, le professeur, l'attachée de presse... et Rafi Stylmod, au cinéma, dans La Vérité si je mens. Alors il y a toujours un brin d'émotion, lors de la diffusion de ce classique. Une comédie enlevée, qui révéla entre autre un certain José Garcia.

L.T.-G.

"La vérité si je mens", France 2. 20 h 55

28/01/2008

Krach

C'est ce qui s'appelle être réactif. Pour coller au plus près de l'actualité, M6 a renvoyé Tom Cruise dans sa Firme, et convoqué Ewan McGregor qui incarne dans Trader, l'ambitieux courtier qui a ruiné la Baring's Bank au Royaume-Uni. Ce film est inspiré de l'histoire de Nick Leeson, jeune loup de la finance, qui s'est senti pousser des ailes le jour où il a été promu à Singapour.

En accumulant et en dissimulant des pertes pharaoniques (860 millions de livres sterling), il entraînera la chute d'une des plus vieilles instituions britanniques. Les faits se sont déroulés en 1995. Après une brève cavale, l'homme a été condamné puis emprisonné jusqu'en 1999. Atteint d'un cancer du colon pendant son séjour en prison, Nick Leeson a écrit un second ouvrage, dans lequel il raconte son combat contre la maladie.

Ce soir, avec la diffusion de ce film oppressant et prenant, gageons que l'audience ne provoquera pas de krach...

L.T.-G.

"Trader", M6. 22 h 50

14/01/2008

Si fatale

C’est la suite rêvée d’une saga qui a été impeccable. L’Arme fatale 4 n’a rien à envier aux trois précédentes machines de guerre américaines (c’est du ciné à très gros budget), sorties en 1987, 1989 et 1992. Nous sommes en 1998 quand Richard Donner, réalisateur historique de la série, décide de réunir une dernière fois Mel Gibson et Danny Glover, les flics de choc. Joe Pesci, fantasque indic, est aussi de la partie. Mais il y a la relève, le brillant Chris Rock, et un méchant beau gosse - Jet Li - qui vont donner du fil à retordre à nos anti-héros.

Car ce qui est crédible finalement, ce sont ces personnages qui répètent sans cesse qu’ils sont "trop vieux pour ces conneries". A l’inverse de James Bond, ils ont beaucoup de mal à courir aussi vite qu’avant, à tirer, à résister aux outrages du temps. Quant au générique, il est un bel album photos, un rien nostalgique, de tous les épisodes.

L’Arme fatale 4, c’est du bon divertissement : cascades, bagarres, romances, explosions, humour. Fatal !

L.T.-G.

"L’Arme fatale 4", TMC. 20 h 45

03/01/2008

Emancipées

Coup de cœur pour Une équipe hors du commun, pétillante comédie américaine de Penny Marshall. Film choral, il réunit une belle brochette d'acteurs -dont Madonna et Lorry Petty-, autour de Geena Davis et Tom Hanks.

En pleine Seconde guerre mondiale, alors que les joueurs de base-ball professionnels sont mobilisés sur le front, la Fédération décide de monter… une équipe féminine. Inspiré par les All-American girls, le film dépeint avec talent les débuts chaotiques de ces jeunes filles et mères de famille qui apprennent à voler de leurs propres ailes, amorçant ce qui sera plus tard l'émancipation.

C'est aussi l'histoire de deux sœurs opposés (la belle, la moins belle, l'adulée, l'éternelle seconde…), qui règlent de lourds comptes au fil de cette épopée. Quant au personnage de Tom Hanks, il fait évidemment penser à Jimmie Fox, fabuleux auteur de 500 coups de circuits, qui eut une fin de carrière moins glorieuse. Du bon cinéma.

L.T.-G.

"Une équipe hors du commun", CinéFamiz. 22 h 35

01/01/2008

A la soupe !

Celle-ci ne fait pas maigrir du tout. Au contraire, la Soupe aux choux de Jean Girault est aussi grasse et lourde que l'humour de son film ! C'est pourtant un classique, parfait pour s'éveiller en fin d'après-midi, après un réveillon de Saint-Sylvestre arrosé comme du gazon anglais.

Pour les extra-terrestres qui ne connaîtraient pas l'histoire, il est justement question d'un petit (enfin d'un gros) bonhomme vert descendu du ciel, non pas dans un traîneau mais dans une soucoupe volante. Il atterrit dans le jardin du Glaude et du Bombé, deux vieux paysans alcooliques et retirés du monde. L'occasion pour les trois nouveaux amis de boire un peu de ce délicieux breuvage et d'organiser un concert de pets au clair de lune.

Ovni cinématographique, la Soupe aux choux totalisa plus de 3 millions d'entrées lors de sa sortie en 1981. C'est aussi l'avant-dernier film de De Funès avant sa mort. Il retrouvait pour la 14e et dernière fois, le fidèle Jean Carmet.

L.T.-G.

"La soupe aux choux", France 2. 17 h 15

24/12/2007

Aile et cuisse

Fable libertaire, remake jouissif de La grande évasion, hommage à la résistance... Chicken Run est modelé avec un peu de tout cela. Pour leur premier long métrage, les créateurs de Wallace et Gromit ont fait très fort. Steve McQueen est devenu Rambo, gros poulet échappé d'un cirque, qui échoue par hasard dans le poulailler de l'horrible ferme Tweedy. Il va faire naître chez les pensionnaires, et plus particulièrement chez Ginger, qui échafaude en vain des plans d'évasion, l'espoir de trouver un salut. Le poulet tombé du ciel va leur apprendre à voler...
Pour conduire cette aventure délirante, 400 figurines en pâte à modeler ont été fabriquées. Elles évoluent dans un enclos immense - long de 18 mètres -, et parlent avec les voix de Gérard Depardieu, Valérie Lemercier et Josiane Balasko. Avec un gag pondu toutes les dix secondes et des références à picorer sans modération, on ne s'ennuie pas une seconde. Elevé au grain, sans OGM, de l'aile à la cuisse, Chicken Run est un peu comme le cochon : tout y est bon.

L.T.-G.

"Chicken Run", M6. 20 h 50

16:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Chicken run sur M6

21/11/2007

Okayyy !

Son rôle de Dame Béatrice ne rapporta pas à Muriel Robin, comme ce fut le cas la nuit dernière pour Marie Besnard, un Emmy Awards, haute récompense américaine. Difficile, voire impossible, de passer après l'inoubliable Valérie Lemercier pour jouer la petite "fillotte" BCBG du duc Godefroy le Hardi.

Hélas, la réouverture des couloirs du temps par le tandem Clavier/Réno, déçut un peu les fans des Visiteurs, succès inattendu du box-office en 1993. Sorti dans les salles cinq ans plus tard, Les Visiteurs 2 attirèrent 8 millions de spectateurs, contre 13 millions pour le premier grimoire.

Mais au final, cette saga moyenâgeuse déjantée, qui fut aussi adaptée pour le marché US (Les Visiteurs en Amérique), fit vaciller le couple Bourvil/Funès dans leur Grande vadrouille aux 17 millions de voyageurs.

Un record aussi "Dinnngue" que Jacquouille la Fripouille et son "fillot"' Jacquard, qu'on a eu plaisir à revoir dans "la boîte à troubadours".

L.T.-G.

"Les Visiteurs 2", TF1. Hier