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14/01/2008

Si fatale

C’est la suite rêvée d’une saga qui a été impeccable. L’Arme fatale 4 n’a rien à envier aux trois précédentes machines de guerre américaines (c’est du ciné à très gros budget), sorties en 1987, 1989 et 1992. Nous sommes en 1998 quand Richard Donner, réalisateur historique de la série, décide de réunir une dernière fois Mel Gibson et Danny Glover, les flics de choc. Joe Pesci, fantasque indic, est aussi de la partie. Mais il y a la relève, le brillant Chris Rock, et un méchant beau gosse - Jet Li - qui vont donner du fil à retordre à nos anti-héros.

Car ce qui est crédible finalement, ce sont ces personnages qui répètent sans cesse qu’ils sont "trop vieux pour ces conneries". A l’inverse de James Bond, ils ont beaucoup de mal à courir aussi vite qu’avant, à tirer, à résister aux outrages du temps. Quant au générique, il est un bel album photos, un rien nostalgique, de tous les épisodes.

L’Arme fatale 4, c’est du bon divertissement : cascades, bagarres, romances, explosions, humour. Fatal !

L.T.-G.

"L’Arme fatale 4", TMC. 20 h 45

13/01/2008

En coulisses, des projets

"Ce sera une pièce de boulevard qui a fait ses preuves, très drôle et inattendue..." Cette phrase lâchée lors d'un déjeuner de presse par Benjamin Castaldi, l'était tout autant. L'animateur se prépare à monter sur les planches –"en septembre 2009", assure-t-il - avec, encore plus surprenant, Marc-Olivier Fogiel. Le vin blanc n'a pas aidé à en savoir plus... Mais puisque le "décalage va être énorme", on penche pour La cage aux folles !

- Autre projet, au ciné cette fois-ci, pour Sébastien Cauet. "Une comédie dont je suis l'auteur, va se tourner cet été", nous a confié l'animateur de La méthode. Ce sera l'histoire de Patrick "le plus mauvais DJ de France", qui est aussi un personnage récurrent de son talk-show. Patience, patience...

Loïc TORINO-GILLES

12/01/2008

Patrick Poivre d'Arvor : "Pas de respect pour la lâcheté"

ENTRETIEN Rendez-vous est pris à Paris, quai André-Citroën, à quelques pas de la Tour Eiffel. Le journaliste vedette du 20 H de TF1 nous reçoit sur le tournage de son émission littéraire, Vol de Nuit . L'occasion de partager sa passion des livres et de donner son point de vue sur l'ouvrage polémique sorti le 10 janvier.Dans Madame, Monsieur bonsoir (éditions du Panama), qui serait écrit par cinq journalistes anonymes de TF1, on lui reproche son attitude tyrannique...

da2d1c1f61fcf3164c223a0d03ada255.jpgAvez-vous eu entre les mains "le livre qui va ébranler TF1", comme l'a titré un de nos confrères ?

Non... D'ailleurs je ne suis pas sûr que ça l'ébranle. L'éditeur n'a pas eu la courtoisie de me l'adresser. J'ai reçu pourtant beaucoup de ses auteurs dans mon émission...

Vous pensez quoi de cette démarche qui viendrait de l'intérieur de votre rédaction ?

Je n'y crois pas une seconde. Je suis persuadé que tout ceci est faux, que ce ne sont pas des gens de TF1 qui ont écrit ce livre ; comme je connais le rapport que j'entretiens avec chaque journaliste, j'en suis persuadé. Je trouve ça d'une telle lâcheté que je n'ai pas à la commenter. Dans ma vie, je n'ai jamais répondu par nature à une lettre anonyme... et j'en reçois une dizaine par jour. Certaines avec des petits cercueils, d'autres avec des connotations très violentes...

C'est du même ordre ?

Oui. J'ai toujours affronté les gens les yeux dans les yeux. Alors je n'ai pas beaucoup de respect pour tout ce qui s'apparente à de la lâcheté, livre ou lettre anonyme, c'est la même chose. On n'est pas dans une dictature, je ne comprends pas que quelqu'un n'ait pas le courage de se présenter.

Cela vous affecte ?

On a tellement écrit sur moi... (soupir). Il y a une époque où ça me touchait. Plus maintenant.

Parlons de votre émission "Vol de nuit". Comment trouvez-vous le temps d'avaler tous ces livres ?

Ça fait trente ans que je lis un livre par nuit. Comme je suis victime d'insomnies, je n'ai pas trouvé mieux... Hors l'écriture.

L'art oratoire des auteurs pèse pour votre émission ?

Non pas du tout. Souvent je ne connais pas les auteurs. Avant de les inviter, ils me séduisent à travers leur livre. Je ne parle jamais d'un "faux livre", d'un ouvrage artificiel, pas suffisamment personnel... Et puis le style, tout comme la musique, me semble capital ! Ce sont deux choses dont on ne parle plus ; maintenant ce qui compte ce sont les thèmes ! J'essaye de faire de cette émission un lieu d'accueil des romans, car ils ont disparu des plateaux télés. Les romans ont besoin d'être aidés.

Pourquoi la télé ne parle plus des romans ?

La facilité d'aujourd'hui c'est l'instant : « il paraît que, on dit que ». Et il y a aussi un problème qui vient de l'absence de perspective de certains présentateurs qui n'ont pas de références historiques. Moi j'aime les choses qui durent même après la mort (les enfants, les livres, les belles choses). C'est pour cela que je suis à ce point fasciné par la littérature. Et c'est pour cela que je pense que mon métier de "journaliste de l'instant", ne me suffirait pas ; ne me nourrirait pas suffisamment.

Vous vous remettez en cause ?

Bien sûr, je revis chaque JT dans ma tête pendant la soirée. Et il m'arrive de ne pas être satisfait, d'avoir mal placé un sujet...Au début, j'étais excité par cet instant. A présent je pense m'être alourdi et je souhaite que notre métier ait une réflexion sur lui... Mais c'est un combat perdu.

Parler littérature tard dans la nuit, ce n'est pas frustrant ?

Si. Mais je continue malgré tout. Si j'arrête, l'émission ne sera pas remplacée. Alors je me dis quand même qu'il y a 500 000 personnes qui la regardent. Quel auteur ne rêve pas d'avoir 500 000 lecteurs ?

Votre émission littéraire s'arrêtera-t-elle en 2012, comme pour le journal télé ?

Je ne sais pas encore.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

"Vol de nuit", lundi à 1 h 05 sur TF1. Au sommaire notamment Yann Moix et Jérôme Garcin

Les stars se dépassent pour la bonne cause...

Omar et Fred faisant une cascade en voiture ; Amel Bent une chorégraphie à rollers (sans jamais avoir fait de patin à roulettes) ; PPDA se livrant à un exercice de haute voltige, sanglé par des élastiques ; Patricia Kaas dans une danse sensuelle avec les filles du Crazy Horse...

Ce soir, les stars de dépassent pour Ela, l'association européenne contre les leucodystrophie. Ça tombe bien, c'est justement le titre de l'émission proposée par TF1, animée en direct par Benjamin Castaldi et Jean-Pierre Foucault. Zinédine Zidane, parrain de l'association, se livrera également à un défi complètement fou : un saut en chute libre !

L'année dernière, ce programme caritatif avait permis de récolter 1,4 million d'euros. Le succès fut tel, que "ce sont à présent les artistes qui nous sollicitent", explique Benjamin Castaldi. Les téléspectateurs pourront faire un don par téléphone "et c'est peut-être Claire Chazal qui répondra..."

L.T.-G.

"Les stars se dépassent pour Ela", TF1. Ce soir à 20 h 50. - Un don au 39 45 ou sur internet : www.ela-asso.com

 

11/01/2008

Next in France

Cocorico, ou presque ! La version française de Next, dont certains épisodes ont été tournés à Montpellier, débarque. Ça va défriser nos "djeuns" qui raffolent de ce programme de téléréalité. Petit rappel du principe hautement intellectuel : à l’instar du speed dating - un rendez-vous entre deux célibataires en sept minutes maxi -, Next propose à un garçon ou une fille de rencontrer cinq candidats (il existe une déclinaison gay et lesbienne).

Les prétendants attendent plus ou moins sagement dans un bus, avant d'être passé à la moulinette par le célibataire. Et ça peut aller très vite : un simple regard suffit quelquefois pour se faire zapper… Mais une minute passée avec le célibataire rapporte 1€, d’où des stratagèmes pour résister le plus longtemps possible.

"Marre des rendez-vous qui s’éternisent, quand un prétendant n’est pas compatible, dites simplement "Next" et passez au suivant…". A voir au second degré.

L.T.-G.

"Next Made in France", Virgin 17. 20 h 30

10/01/2008

Ils racontent leur Rome

Ils se prénomment Ginevra, Fluvio, Guillermo et Stefano. Ils assurent la visite de Rome pour un numéro de Des Racines & des Ailes consacré aux secrets de la capitale italienne.

Ils sont historiens de l'art, cuisinier renommé, styliste d'une grande maison de couture ou tour operator… Ils sont Romains et fiers de partager l'histoire de cette ville fascinante, mais aussi leur quotidien, leur quartier, leur famille, leurs amis. On est bien loin des touristes qui jettent chaque jour 6 kg de pièces de monnaie dans la fontaine de Trevi. Un butin aspiré tous les matins, "sauf le dimanche", par les employés municipaux qui reversent ensuite les 780 000 euros annuel à des associations caritatives.

Entre une dégustation du capuccino d'Alfredo (qui forme un vrai cœur de café) et la visite du jardin caché de la villa de vacances de la riche famille Aldobrandini, on regrette cependant une bande son omniprésente et des sujets un peu décevants.

L.T.-G.

"Rome secrète", France 3, hier. Redif. cette nuit

09/01/2008

Tu clopes ?

Courue et classe : la cigarette était sur toutes les lèvres. Ce n'est pas un rêve, mais bien la réalité d'une époque pas si lointaine que cela. Intellectuels, hommes politiques, artistes… dans les années soixante, 60 % des hommes fumaient et on se souciait peu des effets du tabac sur la santé. Un président de la république qui grille une sèche pendant une interview, un présentateur qui en écrase une en fin de JT, des médecins et des sportifs qui recommandent son utilisation…

Dans un documentaire drôle et intéressant, Christophe Hondelatte faisait l'état des lieux d'un siècle de nicotine à la télé et au cinéma. La clope était conviviale, synonyme de virilité, de séduction, de détente… Ah les fabricants avaient beaucoup d'imagination ! Le plus drôle étant le canular du 1er avril 1972, consacré à l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Il avait fait beaucoup rire à l'époque. Une époque décidemment partie en fumée.

L.T.-G.

"La dernière cigarette", France 3. Lundi

07/01/2008

Sébastien passe en Caeutidienne

e182e4e6bc05c17a015aa8c0031b314a.jpgRENCONTRE Sébastien Cauet présente sa nouvelle émission, dont le but est de réaliser des défis

Immeuble cossu dans le huitième arrondissement de Paris, à deux pas de l’Arc de Triomphe. C’est au siège de Be Aware, sa société de production, que Sébastien Cauet nous présente la Cauetidienne, sa toute nouvelle émission dans laquelle il doit réaliser toute sorte de défis. "C’est une création qui me ressemble", insiste-t-il.
En cette fin de mois de décembre, une forêt de sapins et de paquets multicolores a poussé dans les locaux. Il faut pousser la porte sur laquelle on peut lire "Don Saluste", pour pénètrer dans le grand bureau de ce Picard débonnaire.
Bureau qui ressemble davantage à une chambre d’ado… Un grand écran diffuse en permanence le dessin animé Bob l’éponge, un sabre de Jedi est posé près d’une grosse peluche de Garfield, et on ne compte plus les nombreuses représentations du propriétaire des lieux (Cauet en Elvis, Cauet avec les Muppets, Cauet et ses amis…). "Oh, il est mégalo !", s’amuse Cécile de Ménibus, sa complice.

"C’est un lieu dans lequel je me sens bien. C’est ici que tout se fait : écriture, montage… sauf le tournage. On travaille en famille", explique Cauet.

Famille qui s’agrandit. "Pour la Cauetidienne, j’ai installé une équipe à La Plaine-Saint-Denis, à côté des studios de tournage. C’était nécessaire : TF1 nous a commandé 50 émissions et nous en tournons dix en deux jours."

Nouveaux chroniqueurs. Hormis Cécile, la Cauetidienne s’articule autour d’une équipe de six nouveaux chroniqueurs. "Je suis entouré de novices qui ont du caractère et des physiques… Vous allez notamment découvrir l’étonnant Silver, un vrai guichetier de la RATP ! Il y a aussi Olivier Perrin qui réalise des caméras cachées dans la rue."

Parmi les défis. Sorte de Jackass à la française, "en pas trash et en pas dangereux", ce rendez-vous de 35 minutes permet à son leader de se livrer à des défis variés, "inspirés du net ou détournés d’une info". Comme pénétrer dans une cage aux lions déguisé en rumsteak, prendre son petit-déjeuner à l’envers en haut d’une grande roue qui manque de s’écrouler, plonger dans une cuve de cola avec une combinaison en bonbons qui excitent le gaz… "Je m’amuse à être plus fort que tout ce qui existe dans le monde…"
Le public est également mis à contribution. "Par exemple, lors d’une grande épreuve de tri des ordures sorties d’une benne géante !"

Chronique d’un succès annoncé ? Bien sûr que tout cela est potache, on peut même dire que c’est "très con". Mais qu’est-ce que c’est drôle !

A Paris, Loïc TORINO-GILLES
"La Cauetidienne", TF1, 17 h 35

Chaud et froid

Avec 98 premières places sur 100, 2006 avait été extraordinaire en terme d’audimat pour TF1. 2007 a été his-to-ri-que ! Un sans-faute puisque la chaîne décroche les 100 meilleures audiences. Mais la victoire a un petit goût amer.

Avec l’avènement, et surtout la généralisation de la TNT et de ses 18 chaînes gratuites, il fait souvent - 30 à TF1… Je m’explique : ces derniers mois, les programmes leaders arrivent péniblement à franchir la barre des 30 % de parts de marché : "le" palier de référence chez TF1, qui fait qu’un programme reste à l’antenne ou pas. D’où ce climat glacial. Oublié le temps où un petit 26 % mettait en péril une émission !

Aujourd’hui, la concurrence est rude et il faut revoir ses ambitions à la baisse…

A ceux qui en doutaient, l’achat des droits de la Coupe du monde de rugby a été un bon investissement. Il a donné les cinq meilleures audiences (18,3 millions de téléspectateurs pour France-Angleterre). La 6e place au débat Royal-Sarkozy et, en 12e position, une fiction : Joséphine ange gardien. Ange dont TF1 aura grand besoin en 2008.

L.T.-G.

06/01/2008

Merveilles

Nelson Monfort en curé, Sophie Davant en fée, Tex en servante, Thierry Beccaro en mousquetaire, Anne-Gaëlle Riccio en Blanche-Neige, Marie-Ange Nardi en reine noire, Patrice Laffont en Barbe-bleue, Stéphane Bern en chambellan, Catherine Ceylac en marâtre, Françoise Laborde en reine...

Olivier Minne a vraiment eu une bonne idée quand, en 2005, il a décidé de faire monter sur les planches les animateurs de France 2. Personne n'a oublié l'adaptation d'Un fil à la patte, de Feydeau, premier réjouissant spectacle de fin d'année mis en scène par Francis Perrin. Le succès fut tel qu'un an plus tard, les figures connues du service public s'essayaient à l'opérette, dans Trois jeunes filles nues de Raoul Moretti.

C'est donc devenu une tradition et c'est avec plaisir qu'on revisionne cet après-midi les Trois contes merveilleux, proposés le soir du réveillon de Noël. Blanche-Neige, Barbe-bleue et Cendrillon donnent rendez-vous aux petits et aux grands. Une fois encore, c'est très réussi.

L.T.-G.

"Trois contes merveilleux", France 2. 16 h 20