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17/03/2008

F1 sur TF1 : comment ça marche ?

Hier, TF1 diffusait le 1er des 18 Grands Prix de Formule 1 de la saison. En amont, l'équipe de Noël Carles s'était donné rendez-vous à Jerez, en Espagne, pour assister aux derniers essais et évoquer les nouveautés qui vont rythmer « un monde où tout se joue au dixième de seconde ».
Pour les téléspectateurs, le spectacle s'annonce riche en rebondissements. « Déjà, avec l'abandon de l'antipatinage et de l'assistance électronique », explique le patron de la F1 sur TF1.
Autre grand moment de spectacle, la course nocturne sur le circuit Singapour, qui se disputera le 28 septembre. Les F1 ne seront pas équipées de phares, mais la combinaison des éclairages de 240 pylônes donnera l'illusion de la lumière du jour. Et pour satisfaire davantage les aficionados, les essais qualificatifs seront diffusés en direct tous les samedis. « On pourra voir les trois séances qui permettent d'établir la grille de départ de la course ».
Pour un montant tenu secret, la chaîne a acheté les droits de diffusion à la FOM jusqu'en 2012. Et l’organisation mondiale impose des règles plutôt drastiques. « Nous sommes un peu limités dans notre savoir-faire, reprend Noël Carles. Pour F1 à la Une, notre magazine, la FOM nous impose de rendre l'antenne à 13 h 55’30’’. Nous devons ensuite envoyer nos cassettes à leurs 12 avocats qui veillent au respect de ses règles. »
Concrètement, TF1 doit reprendre les images fournies par le signal international. Mais c'est quand même une équipe de 25 personnes qui assure le contenu des magazines. Autant de moyens pour donner l’illusion d’une «accréditation virtuelle ».

A Jerez, Loïc TORINO-GILLES

07/03/2008

Les Enfoirés livrent leurs secrets

b5f7b5b738bc7d61fd6ea4e9ee8fbdf3.jpgOuverture moyenâgeuse. Chevaliers, damoiselles, damoiseaux, donjon... Et Cabrel, magnifique barde, faisant place nette au roi Palmade et à sa dulcinée Lorie. Ange virevoltant, sorcières... Les écrans géants diffusent des images où l'on devine les remparts qui renferment des secrets...

C'est le thème du dernier spectacle des Enfoirés, enregistré au mois de janvier à Strasbourg et diffusé ce soir sur TF1. Avant la commercialisation demain du CD et DVD souvenir, au profit des Restos du coeur.

Sur scène, une quarantaine d'artistes, parmi lesquels Jean-Jacques Goldman, Mimie Mathy, Céline Dion, Patrick Bruel, Lââm, Alizée, Catherine Lara, Maxime Leforestier, Zazie, Tina Arena, Marc Lavoine, Garou, Jenifer, Frédéric Diefenthal... Deux p'tits nouveaux très bien intégrés : Christophe Willem et Christophe Maë. Et deux absentes remarquées : Liane Foly (blessée) et Muriel Robin (" qui ne pouvait absolument pas participer ", dixit Mimie Mathy).

Plus aboutie dans ses décors (signés Xavier Grosbois), ses costumes et ses chorégraphies, cette nouvelle édition réserve de belles surprises (Bruel aux platines sur Louxor, reprises endiablées de Fous ta cagoule, La salsa du démon). Mais chut ! C'est un secret.

A Strasbourg, L.T.-G.

Ce soir à 20 h 50 sur TF1. DVD et CD en vente demain.

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" On sera là tant qu'on aura besoin de nous "

ENTRETIEN Pourquoi ces artistes sont-ils des Enfoirés ?

Comment justifiez-vous votre participation ?

Lââm : On est là pour des gens qui n'ont rien à manger. Heureusement qu'il y a les Restos du coeur ! J'ai moi-même eu besoin du Secours populaire, donc je sais ce que c'est que de ne pas avoir à manger tous les jours...

Patrick Bruel : Ce n'est pas très normal dans un pays occidental civilisé, qu'il y ait encore autant de gens qui ne mangent pas à leur faim. On sera là tant qu'on aura besoin de nous.

Catherine Lara : En ce qui me concerne, c'est une vieille motivation qui date du début. La première étant de nourrir les plus démunis... Et il ne faut pas se cacher qu'on a un certain plaisir à se retrouver et à se déguiser comme des gamins de douze ans, en laissant l'ego au fond de la poche. Ça fait du bien.

L'ego au placard, c'est la clef du succès ?

Zazie : Oui. Idem pour les états d'âme ! Nous avons décidé de ne pas être dans quelque chose où l'on décide par affinité musicale ou par copinage. C'est ce qui donne une édition équilibrée.

Le spectacle a beaucoup évolué...

Maxime Leforestier : Depuis l'année dernière, on a un chorégraphe. Sauf pour moi. Je l'ai averti que j'avais arrêté la danse depuis 35 ans, il a pas insisté (rires).

Mimie Mathy : On est passé d'une aire de toute simplicité à un spectacle construit, avec costumes, chorégraphies... C'est un choix que l'on a fait. Après 20 ans, il faut se renouveler. On pourrait se mettre derrière un micro, faire plusieurs voix et chanter chacun à notre tour. On essaie d'en donner chaque année un peu plus et que tout le monde soit heureux.

A la télé, on ne verra que le meilleur ?

Mimie Mathy : Sur scène, on est obligé de faire de longs plateaux au moment des changements de décors... A la télé tout est plus resserré.

Comment fait-on pour tenir le rythme ?

Catherine Lara : C'est le bonheur d'être là qui donne cette force-là. Il faut vraiment avoir une bonne raison pour ne pas venir. C'est unique au monde ! Je suis un vieux pilier si je puis dire... Je me déguise en ange, enfin en ce qu'il en reste (rires)...

Patrick Bruel : A titre personnel, c'est formidable de pouvoir chanter avec d'autres artistes. On fait quelque chose qui tient la route pour si peu de temps de répétition. Quel pays peut se targuer de réunir soixante artistes sur la même scène et le soir dans le même café, ensemble, de pouvoir prendre des guitares et chanter ?

Entre Enfoirés, l'ambiance semble excellente...

Lââm : C'est un peu la colonie de vacances, on fait quelque chose de bien, on se sent utile. Il y a des artistes incroyables, comme Céline Dion, qui vend des millions de disques et qui accepte de venir ! Catherine Lara : On a la chance d'avoir des petits nouveaux qui rentrent immédiatement dans l'histoire. J'adore le petit Maé et Willem, je les trouve talentueux. Ce sont des mômes qui ont une âme, qui chantent avec leurs tripes, avec beaucoup d'identité.

Patrick Bruel : Oui, un sang neuf magnifique, avec beaucoup d'humilité et de talent !

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

***-*** 

"Goldman, en or"

Il est le chef d'orchestre. " Le leader ", lâche Véronique Colucci. Celui qui trouve l'idée, le thème de la soirée, qui connaît la tessiture de tous les artistes. Comme son nom l'indique, Jean-Jacques Goldman est " l'homme en or " des Enfoirés. Ça dure depuis 1985, quand Coluche lui a demandé " d'écrire un tube ". Lââm le considère d'ailleurs " comme un père ". Discret, modeste... " Goldman porte le spectacle sur ses épaules, avec Yves Mayet et Anne Marcassus ", renchérit Véronique Colucci. Et comme les autres artistes, il abandonne ses droits.

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LES RESTOS En chiffres

- En 2007, les Enfoirés ont réuni 70 000 spectateurs au Zénith de Nantes. La vente des CD et DVD du spectacle a fourni 21,4 % du budget des Restos du coeur, soit 26 millions d'euros. L'Etat, quant à lui, apporte 1/3 du financement. " Autonomie financière ", qui satisfait Oliver Berthe, président de l'association créée par Coluche en 1985. Enfin, près de 480 000 personnes ont donné 48,5 millions d'euros. - Toujours en 2007, près de 12 millions de télé- spectateurs ont suivi le concert sur TF1. Cette année, la Une a remporté pour la septième fois l'appel d'offre des Restos. Avec ce fait étonnant : l'absence de candidature de France Télévisions.

- 1 milliard, c'est en cumul, le nombre de repas servis depuis la création des Restos. Un triste record qui en dit long sur la situation des précaires. 700 000, c'est le nombre de personnes accueillies l'an dernier ; soit 81,7 millions de repas distribués et 23 300 bébés de moins d'un an aidés.

- Les bénévoles, dévoués, sont en augmentation : 51 000 (48 000 en 2006).

- A noter le faible taux des frais généraux : 8,5 % à peine des ressources.

- Pour 100 € de ressources : 62,3 € servent à la distribution alimentaire et aux relais ; 17,5 € aux actions d'aide à l'insertion ; 4,9 € aux charges liées au concert des Enfoirés.

Pour aider ?

- L'achat du CD et du DVD permettra de servir 19 repas. Vous pouvez également adresser un don. En ligne (www.restosducoeur.org). Ou par courrier (Restaurants du coeur, 75515 Paris cedex 15).

L.T.-G.

 

17/02/2008

Quentin "Ma victoire de Star Ac' pour maman"

ENTRETIEN Le Varois a remporté vendredi la 7e Star Ac’, devant 6,1 millions de téléspectateurs. Deux de moins qu’en 2007. Il va enregistrer un album et toucher 1 million d’€

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A quoi avez-vous pensé au moment de l’annonce de votre victoire ? On vous a vu livide.

J'ai pensé à ma mère, parce que c'est un peu grâce à elle si j'ai réussi. On était loin de rouler sur l'or, mais je n'ai jamais manqué de rien. C'est à elle que je dédie mon prix, et aussi à Grégory (Lemarchal, ndlr).

Qu'allez-vous faire de votre million d'euros ?

Je vais l'épargner et commencer une nouvelle aventure. Un million, c'est démesuré pour moi, c'est presque trop (rires)… Je prends en compte l'ampleur de cette somme, j'espère ne pas faire de bêtises et rester sur terre.

Vous connaissez déjà la couleur de votre futur album ?

Je ne sais pas encore exactement. Sans doute un mélange de ce qui me fait rêver : le blues, la variété et l'électro. Je suis auteur et compositeur, donc je veux m'investir le plus possible, tout est restant ouvert aux propositions. J'ai déjà quelques titres écrits… une petite cinquantaine !

D'aucuns vous reprochent d'en faire trop…

J'assume totalement et je n'ai pas l'impression d'en faire trop. Je suis peut-être hypersensible, je suis comme ça et je ne changerai pas. On m'aime ou on m'aime pas. Si j'avais joué un rôle pendant quatre mois, avouez que ce serait une vraie performance ! Cela voudrait dire je peux me reconvertir dans le cinéma, ou me présenter à l’Actor studio.

Et sur votre côté calculateur ?

Il y a une différence profonde entre calculer et réfléchir avant de parler. Ces critiques m’ont blessé. Maintenant ça ne m'atteint plus car je sais au fond de moi que je suis l'inverse de cela.

Qu'avez-vous envie de faire à présent ?

Je suis encore dans mon rêve… C'est un peu bizarre, mais j'ai envie de travailler. J'ai hâte de retrouver mon ordinateur et de continuer les sons que j'avais commencé à créer avant la Star Ac'. Je compte également profiter un peu de ma famille, car c'est la plus belle des forces.

Soulagé que ça se termine ?

Soulagé et aussi nostalgique. Je suis fatigué, c'est vrai, mais j'ai eu la chance de chanter devant des millions de téléspectateurs. Et avec des grands noms de la chanson. Si c'est le prix à payer, j'achète !

Votre meilleur souvenir ?

Quand nous sommes allés rencontrer des enfants malades, dont la petite Maeva, dans un hôpital. Je n'imaginais pas que j'allais autant recevoir. Je me suis pris une grosse claque !

A Paris, propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

05/02/2008

Les Catalanes racontent leur Pékin express

3363c954eaeba82ed72407fa781259c7.jpgToujours en course, Christila et Delphine, les Perpignanaises du jeu d’aventure diffusé sur M6, se confient

Pourquoi cette participation ?

Christila : Chaque année on suivait Pékin express à la télé. Et à chaque fois, Delphine insistait pour que l’on s’inscrive. Elle a fini par me convaincre et on a rempli le dossier le dernier jour…

Aviez-vous déjà fait un trek ?

Christila : L’aventure n’était pas dans nos habitudes. On a toujours voyagé dans des hôtels ou en camping. J'étais surexcitée à l’idée de savoir si on allait pouvoir se surpasser.

Comment s'est passée votre cohabitation ?

Delphine : Malgré nos forts tempéraments, on s'est beaucoup soutenues. Toutes ces épreuves nous ont beaucoup rapprochées et ça a renforcé notre amitié. Christila m'a épatée ! Je donnais pas cher de sa peau (rires), mais sur le plan physique, elle s'est vraiment surpassée.

Christila : Delphine est très peureuse, elle a vraiment surmonté ses craintes pour le jeu. Même si elle paraît plus effacée, elle prend souvent le dessus sur moi et me remonte toujours le moral.

Quels souvenirs gardez-vous ?

Delphine : On a fait des rencontres inoubliables. Les gens qui nous ont ouvert leurs portes, ont été chaleureux. Nous sommes restées en contact avec quelques familles…

Christila : Que du bon ! Avec la diffusion, on se replonge dans nos parties de rire… Et dans nos difficultés, quand il faut attendre une voiture pendant trois heures ! Mais être un couple de filles, ça aide !

Et le plus dur ?

Delphine : Pour moi, le manque de nourriture et la fatigue. Pour Christila, le manque de sommeil

Christila : Dures aussi, les épreuves physiques, qui nous semblaient insurmontables. Vous le verrez par la suite, on s’est donné à fond. C’est notre grande fierté. On peut finir dernières un jour, avoir le moral dans les chaussettes, et arriver premières le lendemain, et là le moral remonte. Pékin express c'est ca.

Le retour à Perpignan…

Christila : C'est difficile de retourner dans la réalité. Dans notre métier (elles sont infirmières), nous sommes en contact avec les gens on a l'habitude d'écouter leurs petits malheurs. Donc on relativise du confort que l'on a, de la pauvreté des autres.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

"Pékin express"; ce soir à 20 h 50 sur M6

31/01/2008

Eleveur audois cherche l'amour

ENTRETIEN Véronique Mounier nous en dit plus sur cette 3e saison qui veut briser la solitude d'exploitants agricoles. Et sur Patrick Emery, éleveur et Maire de Galinagues, dans l'Aude, qui y participe

0eadd29f66a596b724d1c5ccc442007d.jpg"L'amour est dans le pré", troisième saison, petite explication ?

Dix nouveaux agriculteurs célibataires s'adressent à nous pour trouver la personne qui partagera peut-être leur vie. C'est une émission qui a une vraie utilité car à quelques exceptions près, tout les participants des saisons précédentes sont toujours en couple.

Qu'est ce qui change ?

Cette année, c'est une nouvelle génération d'agriculteurs qui ne veut plus vivre leur métier comme un sacerdoce. Ils ont envie de sortir, de faire la fête, de partir en voyage, en week-end. Ils arrivent à s'organiser pour s'aménager du temps libre en investissant dans des machines qui leur font gagner du temps, ou en faisant appel à des copains pour la traite des vaches…  Pour la première fois, tous ne sont pas issus du milieu agricole. Du coup, ils font ce métier par passion.

Comment avez-vous trouvé Patrick, qui élève des bovins dans l'Aude ?

J'ai adoré son côté quadra mature. Divorcé depuis six ans après avoir vécu en couple pendant 27 ans, c'est un homme qui a trois grands enfants. On sent qu'il a bourlingué, que c'est quelqu'un sur qui on peut compter. Il met tout de suite à l'aise, a une jolie petite maison et sait recevoir. Il a beaucoup d'amis dans son village, Galinagues, ce n'est d'ailleurs pas étonnant qu'il en soit maire depuis 24 ans. Patrick suscite la sympathie tout de suite. On voit qu'il a réfléchi sur la vie, qu'il attend vraiment quelqu'un pour une relation durable.

Quelle compagne peut lui correspondre ?

Une femme qui a une certaine culture, car il va au cinéma, au musée… Il faut qu'elle soit ouverte sur le monde, qu'elle s'intéresse à plein de chose. Qu'elle ait aussi une certaine maturité sur le plan sentimental, sur la vie en couple, qu'elle ne soit pas trop fleur bleue. Une femme active et indépendante en somme, qui ne travaillera pas forcément avec lui.

Qu'a-t-il à offrir ?

Son coté rassurant et protecteur. C'est un mec sur qui on peut compter, il ne s'engage pas à la légère. Il a très envie à retomber amoureux. D'ailleurs dans son village, beaucoup sont amoureuses de lui… Mais il faut arriver à l'étonner, à l'interpeller.

Que va-t-il se passer après la diffusion de ce premier épisode ?

Chacun recevra entre 500 et 1500 lettres !  Après la récolte du courrier, ils vont venir à Paris pour en sélectionner dix et rencontrer leurs auteurs pendant un long week-end. Après quoi, ils en choisiront deux qui viendront vivre dix jours à la ferme…

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

"L'amour est dans le pré", M6. Ce soir à 23 h 15.

Rediffusion dimanche à 16 h 30

12/01/2008

Patrick Poivre d'Arvor : "Pas de respect pour la lâcheté"

ENTRETIEN Rendez-vous est pris à Paris, quai André-Citroën, à quelques pas de la Tour Eiffel. Le journaliste vedette du 20 H de TF1 nous reçoit sur le tournage de son émission littéraire, Vol de Nuit . L'occasion de partager sa passion des livres et de donner son point de vue sur l'ouvrage polémique sorti le 10 janvier.Dans Madame, Monsieur bonsoir (éditions du Panama), qui serait écrit par cinq journalistes anonymes de TF1, on lui reproche son attitude tyrannique...

da2d1c1f61fcf3164c223a0d03ada255.jpgAvez-vous eu entre les mains "le livre qui va ébranler TF1", comme l'a titré un de nos confrères ?

Non... D'ailleurs je ne suis pas sûr que ça l'ébranle. L'éditeur n'a pas eu la courtoisie de me l'adresser. J'ai reçu pourtant beaucoup de ses auteurs dans mon émission...

Vous pensez quoi de cette démarche qui viendrait de l'intérieur de votre rédaction ?

Je n'y crois pas une seconde. Je suis persuadé que tout ceci est faux, que ce ne sont pas des gens de TF1 qui ont écrit ce livre ; comme je connais le rapport que j'entretiens avec chaque journaliste, j'en suis persuadé. Je trouve ça d'une telle lâcheté que je n'ai pas à la commenter. Dans ma vie, je n'ai jamais répondu par nature à une lettre anonyme... et j'en reçois une dizaine par jour. Certaines avec des petits cercueils, d'autres avec des connotations très violentes...

C'est du même ordre ?

Oui. J'ai toujours affronté les gens les yeux dans les yeux. Alors je n'ai pas beaucoup de respect pour tout ce qui s'apparente à de la lâcheté, livre ou lettre anonyme, c'est la même chose. On n'est pas dans une dictature, je ne comprends pas que quelqu'un n'ait pas le courage de se présenter.

Cela vous affecte ?

On a tellement écrit sur moi... (soupir). Il y a une époque où ça me touchait. Plus maintenant.

Parlons de votre émission "Vol de nuit". Comment trouvez-vous le temps d'avaler tous ces livres ?

Ça fait trente ans que je lis un livre par nuit. Comme je suis victime d'insomnies, je n'ai pas trouvé mieux... Hors l'écriture.

L'art oratoire des auteurs pèse pour votre émission ?

Non pas du tout. Souvent je ne connais pas les auteurs. Avant de les inviter, ils me séduisent à travers leur livre. Je ne parle jamais d'un "faux livre", d'un ouvrage artificiel, pas suffisamment personnel... Et puis le style, tout comme la musique, me semble capital ! Ce sont deux choses dont on ne parle plus ; maintenant ce qui compte ce sont les thèmes ! J'essaye de faire de cette émission un lieu d'accueil des romans, car ils ont disparu des plateaux télés. Les romans ont besoin d'être aidés.

Pourquoi la télé ne parle plus des romans ?

La facilité d'aujourd'hui c'est l'instant : « il paraît que, on dit que ». Et il y a aussi un problème qui vient de l'absence de perspective de certains présentateurs qui n'ont pas de références historiques. Moi j'aime les choses qui durent même après la mort (les enfants, les livres, les belles choses). C'est pour cela que je suis à ce point fasciné par la littérature. Et c'est pour cela que je pense que mon métier de "journaliste de l'instant", ne me suffirait pas ; ne me nourrirait pas suffisamment.

Vous vous remettez en cause ?

Bien sûr, je revis chaque JT dans ma tête pendant la soirée. Et il m'arrive de ne pas être satisfait, d'avoir mal placé un sujet...Au début, j'étais excité par cet instant. A présent je pense m'être alourdi et je souhaite que notre métier ait une réflexion sur lui... Mais c'est un combat perdu.

Parler littérature tard dans la nuit, ce n'est pas frustrant ?

Si. Mais je continue malgré tout. Si j'arrête, l'émission ne sera pas remplacée. Alors je me dis quand même qu'il y a 500 000 personnes qui la regardent. Quel auteur ne rêve pas d'avoir 500 000 lecteurs ?

Votre émission littéraire s'arrêtera-t-elle en 2012, comme pour le journal télé ?

Je ne sais pas encore.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

"Vol de nuit", lundi à 1 h 05 sur TF1. Au sommaire notamment Yann Moix et Jérôme Garcin

19/12/2007

Jean-Pierre Foucault "L'anniversaire Sacrée Soirée sans nostalgie"

INTERVIEW INTEGRALE Jean-Pierre Foucault présente ce soir une spéciale Sacrée soirée

4260ffc9593ec7b337dd2b4888799132.jpgOn fête ce soir les 20 ans de "Sacrée Soirée", que va-t-il se passer ?

Nous n'allons pas cultiver la nostalgie ! Les images d'archives n'occuperont qu'un tiers de l'émission. Des vedettes d'aujourd'hui passeront ensuite à la moulinette de Sacrée Soirée

Vous serez en direct…

J'ai tenu à ce que nous soyons en direct et programmé un mercredi, pour que l'on soit dans la configuration idéale de Sacrée Soirée. Il y aura le même générique, un peu réorchestré, et Laurence, qui tirera au sort trois dates de naissance… On va arriver tous les deux avec nos déambulateurs, ça va être très très bien (rires).

Il faut s'attendre à des surprises inédites ?

Exact, pour Jenifer, Marc Lavoine et Johnny Hallyday. Johnny qui était mon premier invité, le 2 septembre 1987. Il a participé plusieurs fois à l'émission, alors cette fois-ci, il a vraiment fallu se creuser la tête !

A l'époque, vous aviez une image compassée...

Je suis en train d'écrire un bouquin et je relis toutes les critiques de la première émission : c'est terrible ce qu'on nous a flingué. On ne pouvait pas comprendre que le fait que je sois "lisse" était ma volonté. Le but de TF1, qui venait d'être privatisée, était de concilier un large éventail du public. Dans ma tête, je ne l'étais pas. Ceux qui m'écoutaient à la radio en parallèle, s'en rendaient bien compte. En cumulant radio et télé, ça fait 41 ans que je suis là. Les observateurs se disent qu'il y a peut être une raison à cela. Il parait que maintenant je suis devenu culte. Culte pour les signataires qui m'en mettaient plein la tronche à l'époque.

Quel est votre secret pour durer ?

J'ai toujours infiniment respecté les gens qui me regardaient et ceux avec qui je travaille. C'est ma recette. J'ai en outre été servi par les concepts. J'ai eu beaucoup de chance.

Vous n'êtes pas producteur. Un avantage ?

Si j'étais chef d'entreprise, je dirais "oui" pour faire travailler mes équipes et faire rentrer de l'argent dans la caisse… Je suis un artisan, je peux dire non. Je fais mienne cette phrase de Gérard Louvin : "Quand le boulanger est tout seul au four il n'y a personne à la caisse. Et quand il est à la caisse, le pain brûle…"

Michel Drucker veut "mourir sur scène", c'est votre cas ?

Il a dit ça car il a peur de mourir en regardant des Chiffres et des Lettres (rires). Je ne suis pas de son avis. Si le public me dit "Ça suffit", j'arrêterai. J'arrêterai pour vivre, pour être chez moi, pour aller manger un loup à Carro (près de Carry-le-Rouet, dans les Bouches-du-Rhône, où il se rend chaque week-end), pour bricoler mes bagnoles, pour voir mes copains… Je continuerai tant que je m'amuse et que j'y trouve du plaisir.

Comment est née Sacrée Soirée ?

Francis Bouygues, nouveau patron de la Une, était très déçu : tous les animateurs étaient partis sur la Cinq de Berlusconi. Il m'a contacté un vendredi de pentecôte, alors que j'animais "L'Académie des neuf" sur la Deux. J'appelle aussitôt le cabinet de Claude Contamine, président d'Antenne 2, pour lui expliquer la situation et là on me dit : "C'est pentecôte, on verra mardi !" Donc le samedi, je suis allé signer chez Bouygues. Il m'a dit : "Bonjour Monsieur Foucho" (rires), puis il m'a serré la main… Plus tard Contamine m'a avoué : "Vous êtes le regret de ma vie"

A votre arrivée sur la Une, l'émission n'existait pas ?

Non. Sur mon contrat d'engagement il y avait écrit "Le juste prix" et "La Une est à vous". Deux programmes que je n'ai jamais animé. Sur les conseils d'Etienne Mougeotte, alors directeur des programmes de TF1, Gérard Louvin est venu me rejoindre en cure. C'est devant un jus de carotte qu'on a inventé le concept Sacrée Soirée. Le lendemain de la première, France Soir titrait "Il y en aura pas deux". Il y en a eu 264 !

Lesquelles vous ont marqué ?

Quand nous avons retrouvé au fin fond du Vietnam, la mère de Danny Carrel. Aussi quand nous avons pu filmer l'endroit où les parents de Gainsbourg se sont connus. A l'époque, c'était zone interdite en URSS. L'ambassadeur de France à Moscou, qui regardait Sacrée Soirée, en a parlé au ministre qui a envoyé une équipe soviétique.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

Ce soir à 20 h 50 sur TF1 (Photo TF1)

Maureen : "Pourquoi j'ai quitté Star Academy"

Comme promis, la candidate montpelliéraine, qui a quitté Star Ac' samedi, se confie à Midi Libre 

135b9172a89ff10ca5fa656c983f6952.jpgComment allez-vous ? Vous avez une petite voix…

Aujourd'hui je suis particulièrement fatiguée. Mais je me repose. Tout doucement, ça commence à aller mieux.

Que s'est-il passé au juste ?

Je crois que j'ai atteint mes limites au niveau physique. Je me suis mis beaucoup de pression, j'ai intériorisé sans doute trop de choses… Quand je me suis retrouvée à l'hôpital, samedi, je me suis dit "On va peut-être arrêter la".

Qu'est-ce qui a été dur ?

Le planning très dense, le rythme effréné qui demande toujours d'être à fond. Sans oublier le stress qui s'accumulait, car je suis quelqu'un de très anxieux. Évidement, être loin des proches, c'est aussi très difficile. Surtout quand on a besoin d'un petit peu de réconfort.

Quels souvenirs vous gardez de l'aventure ?

De très beaux duos notamment avec Joss Stone, Mc Solaar et Alicia Keys. Et les riches rencontres humaines, que ce soit avec les candidats ou les personnes de l'ombre, de la régie aux producteurs, qui travaillent autour de nous.

Quel bilan vous tirez de votre participation?

Je suis contente de moi, car j'ai l'impression d'être allée au bout de ce que je voulais faire. J'ai donné le meilleur de moi-même et quand je n'ai plus réussi à prendre sur moi, je suis partie.

Aviez-vous conscience de pouvoir gagner ?

Je ne pense pas que j'aurai pu gagner. J'aurai pu arriver en finale, peut-être contre Quentin quoi que… Ce n'est pas évident de savoir. Je ne me sentais pas favorite auprès du public.

Qu'est ce qui ne vous manquera pas ?

La minute de téléphone.

Quels sont vos projets ?

Je pense que je vais reprendre doucement ma vie. J'ai envie de continuer à travailler sur mon album, comme je l'ai fait jusqu'à présent. Au Château, j'ai appris des choses artistiques qui peuvent me servir maintenant. J'essaie de tout mettre en œuvre pour réaliser mes objectifs.

Et dans l'immédiat ?

Je crois que je fais passer, dans le Nord, de belles fêtes de fin d'année. Je voudrais vraiment remercier Montpellier, que j'aime, pour son soutien intense.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

Photo TF1

05/11/2007

Groland fête son âge bête

Jules-Edouard Moustic, Mickael Kael et les autres, fêtent ce soir les 15 ans de la Présipauté grolandaise

887348ce4c149b6ee3393124ae0a659c.jpgGroland a 15 ans. Enfin, "15 poils au cul, corrige l'irrévérencieux Jules-Edouard Moustic. On est en plein âge bête". Il est l’observateur inusable de la Présipauté la plus célèbre du monde. Chaque semaine, près de 2 millions de Français suivent les facéties du tout aussi incroyable président Salengro. Du premier JT dans Les nouveaux, en 1992, à Bienvenue chez Groland, en passant par Canal Régional ou Groland Sat, la chaîne cryptée feuillette ce soir cet album de famille plutôt atypique.

Mais comment fonctionne Groland ? Moustic nous éclaire : "Nous sommes une équipe de six auteurs. On écrit d'abord les histoires chez nous puis, le mardi matin, je réceptionne tous les textes avec Benoit Delépine (alias Mickael Kael). On présente les meilleurs aux quatre réalisateurs qui travaillent cette semaine-là. Ils font leur choix et ont jusqu’au jeudi pour tourner les séquences."

Pour donner vie à leurs personnages hauts en couleurs, les équipes font alors appel à des comédiens seniors assez fabuleux, qui n’hésitent pas à dire des horreurs. "C’est vrai que l'on a des petits vieux merveilleux, on les aime", reprend Jules-Edouard Moustic.

"Le plus incroyable d'entre eux est un ancien ambassadeur de 84 ans, capable de se déshabiller et de mimer un rapport sexuel avec une vache ! Il a dû être frustré toute sa vie et fréquenter que des gens qui ne rigolaient pas. Sur le tournage il nous dit souvent : «Vous savez, j’ai très bien connu le général De Gaulle en calbar avec la quéquette à l’air !»"

L'autre souvenir marquant a eu lieu lors de la fête annuelle qui réunit ces mêmes comédiens et les équipes de l’émission. "Une année, un papi endimanché est venu vers moi. Derrière lui, il y avait sa femme qui était vachement fière, et il me dit : «Excusez-moi de vous déranger, vous n’allez pas vous rappeler de moi, mais les couilles dans le papier alu, c’est moi»".

Mais la marque de fabrique de Groland, ce sont les vraies images d'actualités commentées à la sauce piquante. "Il y a un jeune homme qui est payé pour les sélectionner, reprend Moustic. Il nous présente un choix qui dure entre quatre et cinq minutes. On le regarde avec les auteurs et c’est dans le mouvement qu’on trouve la vanne."

"Il y en a toujours un qui sort une connerie, les autres bondissent dessus et on fait avancer le schmilblick comme ça. C’est souvent dans la rapidité qu’on trouve le meilleur mot. Mais beaucoup de choses passent à la trappe… Nous sommes tributaires de l'actualité. S’il n’y a rien, on peut écrire sur un mec qui répare un pneu !".

Des plus surréalistes aux plus trash, sans oublier les plus crétins… Groland Land vous fait revivre ce soir son adolescence. Il paraît même que sur le gâteau il y aura écrit "L'actualité, c'est vous qui la vivez, c'est nous qui en vivons".

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

"Groland Land" à 20 h 50 sur C+.

Suivi de "Gromadaire" et "Avida"

02/11/2007

STAR AC : Maureen espère "toucher"

Avec 17/20, la candidate régionale a obtenu cette semaine la meilleure note de la promo 2007 de Star Ac’

Comment se passe la vie au château ?

Ça se passe bien. Le plus dur, ce sont les proches qui vous manquent. Sinon, ce sont les claques au niveau du travail qu’il y a à faire, au niveau de plein de choses.

Qu'est-ce que vous êtes venue chercher à Star Ac’ ?

Une nouvelle expérience. Je souhaite me connaître mieux, doper mon potentiel… Et puis toucher un autre public, une autre structure, quelque chose de très organisé alors que je viens de quelque chose de très informel.

Ça a du bon, l’organisation ?

Ça a du bon. Parce que quand on a un projet et qu’on n’a pas de moyens, on est patron d’une petite entreprise dont il faut s’occuper.

Vous pensiez qu’une chanteuse jazzy avait sa place dans ce genre d’aventure ?

En fait, quand on est venu me chercher (lors d’un casting sauvage, NDLR), j’ai dit "non" tout de suite. Je ne me sentais pas au format Star Ac’. Et puis, on m’a dit que cette année on donnait la parole aux auteurs compositeurs. J’ai réfléchi et j’ai eu envie de confronter mon travail au public et aux professionnels qui sont ici. Pour le moment, c’est plutôt une très bonne expérience.

Ça vous fait quoi d’avoir obtenu la meilleure évaluation ?

J’appréhendais parce que je me demandais comment j’allais me sortir de tout ça. Je crois que l’audace que j’ai eue a payé, parce que j’ai choisi une chanson vers laquelle je ne serais pas allée spontanément (Je me sens si seul, de Marc Lavoine, NDLR). Après, au niveau de la composition, ils ont aimé, j’ai eu de la chance.

Là encore, vous vous attendiez à toucher autant ?

J’y ai mis tout mon cœur dans cette compo, donc oui, j’espérais arriver à toucher.

Qu’allez vous chanter ce soir sur le prime ?

Je fais un duo avec Christophe Willem sur Jacques a dit. J’en suis tout à fait ravie.

Qu’auriez-vous envie de dire à nos lecteurs de Montpellier ?

J’ai envie d’envoyer (il y a beaucoup de gens qui me connaissent dans le milieu de la musique à Montpellier) un gros bisou de Paris.

Vous en êtes partie quand ?

Il y a un an. Ce n’est pas trop dur, à part le soleil qui me manque. Mais comme on dit, à Paris on est plus près de Dieu dans ce métier !

Que faisiez-vous avant Star Ac’ ?

A Montpellier, je chantais dans des pianos-bars et à Paris j’ai travaillé dans un cabinet d’études. Ça, c’était un travail alimentaire et à côté j’étais au conservatoire.

Ce n’est pas frustrant de passer dix minutes au téléphone avec nous et de n’en avoir qu’une seule avec votre amoureux ?

Disons que c’est aussi une bulle d’oxygène qui me sort un peu du château.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES
"Star Ac", TF1. Ce soir à 20 h 50