Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

12/05/2009

Mylène Farmer n'a pas dit ses derniers maux

F-Francesoir.jpgCréé à Nice le 2 mai, le nouveau spectacle de l’incandescente "Libertine" ne déçoit pas. L’artiste, qui fêtera ses 48 ans sur la pelouse du Stade de France en septembre, met en vente les 10.000 dernières places ce matin. Elle est à Marseille ce soir.

Soudain, l’œil de Mylène Farmer vient crever l’écran géant. Son iris devenu nébuleuse s’affole au son de la batterie hypnotique. La tension monte pour les 8.000 spectateurs du Dôme de Marseille… Puis, telle une déesse, elle descend d’un piédestal, chevelure rousse ornée d’un diadème planté de croix, corps superbement moulé dans un costume d’écorchée signé Jean-Paul Gaultier.

Pas de doute, l’incandescente "Libertine" vient d’entrer en scène. Elle entonne Paradis inanimé.

Deux immenses squelettes inspirés du Transit, une sculpture du XVe siècle, encadrent un escalier central lumineux. En arrière-plan, des mannequins placés dans une sorte de bibliothèque, rappellent la poupée qui illustre la pochette de Point de suture, son dernier (et septième) album studio.

La scénographie signée Mark Fisher est fouillée, fantomatique, baignée de noirceur et de gigantisme. Elle est appuyée par les effets visuels léchés signés Alain Escalle et les jeux de lumière épatants de Dimitri Vassiliu. C’est dans cet écrin que la belle égrène, deux heures durant, ses plus grands tubes.

Une véritable communion

Je m’ennuie, XXL, Désenchantée, Appelle mon numéro, Sans contrefaçon, Libertine, Pourvu qu’elles soient douces, C’est dans l’air, Dégénération… pour les plus connus. Au piano, Yvan Cassar souligne la subtilité des mots de l’artiste quand elle interprète ses plus belles ballades. Les larmes coulent sur Rêver ou Point de suture. L’émotion est à son comble. Le public est conquis.

En bon best of, la set list réserve néanmoins ses surprises : des titres inédits longtemps oubliés, comme l’émouvant Nous souviendrons-nous, exhumé de l’album L’Autre...

Les chorégraphies millimétrées viennent achever cette messe et réconcilier (s’il fallait le faire) toutes les générations de fans. Cette tournée qui se joue à guichets fermés est un carton. Logique. Car la chanteuse ne s’était pas produite en province depuis dix ans et son mystique Mylènium Tour. En 2006, elle avait investi la salle parisienne de Bercy pour y donner 13 concerts intransportables, vus par 170.000 spectateurs.

Depuis son lancement, le 2 mai à Nice, le spectacle récolte des critiques dithyrambiques. "Il est le seul véritable moment de dialogue entre la star mystérieuse et son fervent public", analyse un fan. Une vraie communion dont le point d’orgue est attendu les 11 et 12 septembre (le 12 étant aussi la date de son anniversaire). Car après avoir visité la province et la Russie, la star se posera pour deux soirs au Stade de France.

170.000 places vendues en deux heures

Il y a tout juste un an, l’icône entrait dans la légende en vendant les 170.000 places de ces deux rendez-vous en… trois heures !

Ce matin, la production met en vente 10.000 places, toutes catégories confondues… une façon de lutter contre le marché noir. Mais il faudra, comme toujours, faire vite pour se procurer le précieux sésame.

Conçu avec Laurent Boutonnat, son complice de toujours, ce spectacle est une vision de "la mort dans une certaine légèreté", avoue Mylène Farmer. Et, quand pour clore le show, elle s’engouffre dans l’escalier infernal qui la sépare de son public, Mylène prouve qu’à presque 48 ans elle est bel et bien… vivante.

Loïc TORINO-GILLES

A lire dans l'édition papier de France-Soir (12 mai 2009).

Egalement sur www.francesoir.fr

  • Les 11 et 12 septembre au Stade de France (Saint-Denis). Dernières places mises en vente ce matin (60 à 130 euros) dès 10 heures dans les points de ventes habituels et à 10 h 30 sur www.stadefrance.com.

 


Des costumes signés Jean-Paul Gaultier

Après Thierry Mugler (1989), Paco Rabane (1996), Dominique Borg (1999) et Franck Sorbier (2006), c’est Jean-Paul Gaultier qui signe les costumes du spectacle. Ce n’est pas sa première collaboration avec la chanteuse. L’enfant terrible de la mode l’avait déjà (dés)habillé par le passé. On se souvient des porte-jarretelles créés pour le clip Je t’aime mélancolie, en 1992, du mini-short illustrant l’album Anamorphosée, en 1995, ou de la robe transparente du clip L’Instant X, en 1996. Pour cette tournée, Gaultier a dessiné six tenues aussi extravagantes que sexy.

Costume d’écorché bardé de bandages, costume rayé asymétrique, trench en plastique noir et cuissardes, robe bleu électrique, cape sur robe perlée de rouge, guêpière et tutu… De la haute couture !

28/03/2008

Mylène Farmer remplit le stade de France en 2h

933c7898a83278e53118d8231e66ee01.jpgA 10 h 02, vendredi matin au Virgin de Montpellier, il était impossible d'acheter des places pour le concert événement que donnera Mylène Farmer au Stade de France le 12 septembre 2009. Comme dans toute la France, deux minutes après l'ouverture de la billetterie, les réseaux étaient saturés. Idem pour les réservations sur internet... Les fans de la rousse incendiaire, qui sont encore très nombreux (mais en doutait-on ?), ont dû s'armer de patience pour acheter le précieux sésame. Et à midi l'information tombait : concert complet ! Pour contenter tout ce beau monde, une date supplémentaire vient d'être ajoutée pour le 11 septembre (toujours à Paris). Attention, les locations s'ouvriront le 1 er avril et uniquement en magasin. Une tournée pourrait être organisée dans toute la France (notamment au Zénith de Montpellier). Mais l'info n'est pas encore confirmée.

Loïc TORINO-GILLES

20/03/2008

Plus enfoirés

Au moment où Le secret des Enfoirés, compilation du dernier spectacle, vient de paraître en CD et DVD, et dont l’achat permet de financer 19 repas au profit des Restos du cœur, la chaîne bretonne TV Breizh (accessible sur satellite), propose, ce soir, une grande soirée qui égrène un florilège des meilleures prestations des concerts passés.

Muriel Robin, incontournable "Madame Loyal" de la troupe, anime ce moment d’humour et d’émotion, et reçoit dans un bus qui sillonne Paris quelques vedettes qui se souviennent avec bonheur de leur participation. Deuxième rendez-vous dimanche, toujours sur l’antenne de TV Breizh, avec la diffusion de La caravane des Enfoirés, le show très enjoué de l’année dernière (et aussi un des meilleurs).

L’occasion de rappeler que ces Enfoirés d’artistes participent et s’investissent gracieusement dans cette action et que leur travail rapporte près d’un tiers des ressources de l’association créée par Coluche en 1985, soit 26 millions d’euros. On ne peut qu’applaudir.

L.T.-G.

"Best of Les Enfoirés", TV Breizh. 20 h 45

07/03/2008

Les Enfoirés livrent leurs secrets

b5f7b5b738bc7d61fd6ea4e9ee8fbdf3.jpgOuverture moyenâgeuse. Chevaliers, damoiselles, damoiseaux, donjon... Et Cabrel, magnifique barde, faisant place nette au roi Palmade et à sa dulcinée Lorie. Ange virevoltant, sorcières... Les écrans géants diffusent des images où l'on devine les remparts qui renferment des secrets...

C'est le thème du dernier spectacle des Enfoirés, enregistré au mois de janvier à Strasbourg et diffusé ce soir sur TF1. Avant la commercialisation demain du CD et DVD souvenir, au profit des Restos du coeur.

Sur scène, une quarantaine d'artistes, parmi lesquels Jean-Jacques Goldman, Mimie Mathy, Céline Dion, Patrick Bruel, Lââm, Alizée, Catherine Lara, Maxime Leforestier, Zazie, Tina Arena, Marc Lavoine, Garou, Jenifer, Frédéric Diefenthal... Deux p'tits nouveaux très bien intégrés : Christophe Willem et Christophe Maë. Et deux absentes remarquées : Liane Foly (blessée) et Muriel Robin (" qui ne pouvait absolument pas participer ", dixit Mimie Mathy).

Plus aboutie dans ses décors (signés Xavier Grosbois), ses costumes et ses chorégraphies, cette nouvelle édition réserve de belles surprises (Bruel aux platines sur Louxor, reprises endiablées de Fous ta cagoule, La salsa du démon). Mais chut ! C'est un secret.

A Strasbourg, L.T.-G.

Ce soir à 20 h 50 sur TF1. DVD et CD en vente demain.

---***---

" On sera là tant qu'on aura besoin de nous "

ENTRETIEN Pourquoi ces artistes sont-ils des Enfoirés ?

Comment justifiez-vous votre participation ?

Lââm : On est là pour des gens qui n'ont rien à manger. Heureusement qu'il y a les Restos du coeur ! J'ai moi-même eu besoin du Secours populaire, donc je sais ce que c'est que de ne pas avoir à manger tous les jours...

Patrick Bruel : Ce n'est pas très normal dans un pays occidental civilisé, qu'il y ait encore autant de gens qui ne mangent pas à leur faim. On sera là tant qu'on aura besoin de nous.

Catherine Lara : En ce qui me concerne, c'est une vieille motivation qui date du début. La première étant de nourrir les plus démunis... Et il ne faut pas se cacher qu'on a un certain plaisir à se retrouver et à se déguiser comme des gamins de douze ans, en laissant l'ego au fond de la poche. Ça fait du bien.

L'ego au placard, c'est la clef du succès ?

Zazie : Oui. Idem pour les états d'âme ! Nous avons décidé de ne pas être dans quelque chose où l'on décide par affinité musicale ou par copinage. C'est ce qui donne une édition équilibrée.

Le spectacle a beaucoup évolué...

Maxime Leforestier : Depuis l'année dernière, on a un chorégraphe. Sauf pour moi. Je l'ai averti que j'avais arrêté la danse depuis 35 ans, il a pas insisté (rires).

Mimie Mathy : On est passé d'une aire de toute simplicité à un spectacle construit, avec costumes, chorégraphies... C'est un choix que l'on a fait. Après 20 ans, il faut se renouveler. On pourrait se mettre derrière un micro, faire plusieurs voix et chanter chacun à notre tour. On essaie d'en donner chaque année un peu plus et que tout le monde soit heureux.

A la télé, on ne verra que le meilleur ?

Mimie Mathy : Sur scène, on est obligé de faire de longs plateaux au moment des changements de décors... A la télé tout est plus resserré.

Comment fait-on pour tenir le rythme ?

Catherine Lara : C'est le bonheur d'être là qui donne cette force-là. Il faut vraiment avoir une bonne raison pour ne pas venir. C'est unique au monde ! Je suis un vieux pilier si je puis dire... Je me déguise en ange, enfin en ce qu'il en reste (rires)...

Patrick Bruel : A titre personnel, c'est formidable de pouvoir chanter avec d'autres artistes. On fait quelque chose qui tient la route pour si peu de temps de répétition. Quel pays peut se targuer de réunir soixante artistes sur la même scène et le soir dans le même café, ensemble, de pouvoir prendre des guitares et chanter ?

Entre Enfoirés, l'ambiance semble excellente...

Lââm : C'est un peu la colonie de vacances, on fait quelque chose de bien, on se sent utile. Il y a des artistes incroyables, comme Céline Dion, qui vend des millions de disques et qui accepte de venir ! Catherine Lara : On a la chance d'avoir des petits nouveaux qui rentrent immédiatement dans l'histoire. J'adore le petit Maé et Willem, je les trouve talentueux. Ce sont des mômes qui ont une âme, qui chantent avec leurs tripes, avec beaucoup d'identité.

Patrick Bruel : Oui, un sang neuf magnifique, avec beaucoup d'humilité et de talent !

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

***-*** 

"Goldman, en or"

Il est le chef d'orchestre. " Le leader ", lâche Véronique Colucci. Celui qui trouve l'idée, le thème de la soirée, qui connaît la tessiture de tous les artistes. Comme son nom l'indique, Jean-Jacques Goldman est " l'homme en or " des Enfoirés. Ça dure depuis 1985, quand Coluche lui a demandé " d'écrire un tube ". Lââm le considère d'ailleurs " comme un père ". Discret, modeste... " Goldman porte le spectacle sur ses épaules, avec Yves Mayet et Anne Marcassus ", renchérit Véronique Colucci. Et comme les autres artistes, il abandonne ses droits.

---***---

LES RESTOS En chiffres

- En 2007, les Enfoirés ont réuni 70 000 spectateurs au Zénith de Nantes. La vente des CD et DVD du spectacle a fourni 21,4 % du budget des Restos du coeur, soit 26 millions d'euros. L'Etat, quant à lui, apporte 1/3 du financement. " Autonomie financière ", qui satisfait Oliver Berthe, président de l'association créée par Coluche en 1985. Enfin, près de 480 000 personnes ont donné 48,5 millions d'euros. - Toujours en 2007, près de 12 millions de télé- spectateurs ont suivi le concert sur TF1. Cette année, la Une a remporté pour la septième fois l'appel d'offre des Restos. Avec ce fait étonnant : l'absence de candidature de France Télévisions.

- 1 milliard, c'est en cumul, le nombre de repas servis depuis la création des Restos. Un triste record qui en dit long sur la situation des précaires. 700 000, c'est le nombre de personnes accueillies l'an dernier ; soit 81,7 millions de repas distribués et 23 300 bébés de moins d'un an aidés.

- Les bénévoles, dévoués, sont en augmentation : 51 000 (48 000 en 2006).

- A noter le faible taux des frais généraux : 8,5 % à peine des ressources.

- Pour 100 € de ressources : 62,3 € servent à la distribution alimentaire et aux relais ; 17,5 € aux actions d'aide à l'insertion ; 4,9 € aux charges liées au concert des Enfoirés.

Pour aider ?

- L'achat du CD et du DVD permettra de servir 19 repas. Vous pouvez également adresser un don. En ligne (www.restosducoeur.org). Ou par courrier (Restaurants du coeur, 75515 Paris cedex 15).

L.T.-G.

 

04/12/2007

Johnny à cœur ouvert

C'est pour Johnny qu'ils chantent toute la musique qu’il aime. Eddy Mitchell, David Hallyday, Raphaël, Gérard de Palmas, Linda Lemay, Patrick Fiori, Isabelle Boulay et… Roberto Alagna lui font une haie d’honneur. Puis Laurent Gerra vient Allumer le feu, sur les arrangements fouillés d’Yvan Cassar. Oui, les proches de notre Jo-Jo national ont répondu présent à ce Taratata endiablé. Comme pour faire écho à son dernier opus, Le cœur d'un homme, Johnny dévoile tout : ses amitiés, avec Eddy depuis 50 ans, avec Ticky Holgado qui lui a sauvé la vie un soir de désespoir, avec Philippe Labro qui lui a écrit 40 chansons, sa famille, ses erreurs de jeunesse… Et nous rappelle avec plaisir que cette musique qu'il aime, vient du blues.

L.T.-G.

"Johnny fait son Taratata ", France 2, 20 h 55

19/08/2007

Chacun son music-hall

Quelle classe ! Quelle allure... Sur la scène mythique d'un Olympia conquis, jamais Montand n'avait autant sublimé le music-hall. Nous sommes en 1981 et l'interprète des Feuilles mortes tient là comme une revanche. Car depuis les années 1970, son engagement politique (Mouvement pour la paix, Syndicat Polonais Solidarnosc) tient le haut du pavé. Mais le vieux charmeur démontre dans ce récital l'étendue palette de son talent. Après Brel, Barbara, Brassens, Hallyday, Piaf, Nougaro, Enrico Macias... et avant Dalida et Trenet, France 5 propose chaque vendredi de revivre le concert marquant d'un artiste qui l'est tout autant.

Des "grands moments" qui tranchent drôlement avec la soirée Sur un air de fête de Patrick Sébastien, au même horaire sur France 2. Mais peut-on vraiment comparer les chansons à boire de l'amuseur (de la télé) public ? À pourtant bien y réfléchir, il y avait bien deux visions et deux hommages du music-hall. Celui classique, majestueux, de Montand. Et l'autre, plus populaire, de Sébastien entouré des saltimbanques d'aujourd'hui.

Alors chapeau les artistes !

L.T.-G.

"Yves Montand Olympia 1981", France 5. Vendredi soir

16/08/2007

Elvis : l'hommage cathodique au mythe

medium_F-eslivs.jpgLa chaîne franco-allemande Arte consacre une Théma au King dès ce soir, avec la diffusion du film Café Europa en uniforme, du réalisateur Norman Taurog. Tourné en 1960, ce long métrage s'inspire de l'expérience militaire d'Elvis, qui avait suscité la controverse à l'époque. Presley tournera par la suite plusieurs autres comédies légères avec Taurog.

La soirée se poursuit à 22 h 25, toujours sur Arte, avec Elvis-O-Rama, un riche documentaire concocté avec grace(land) par les fans du rocker. Extraits de films, de concerts, d'interviews... ce reportage s'attarde également sur le business lucratif depuis trente ans, sur les 35 000 imitateurs à travers le monde, et sur l'émotion collective suscitée lors de la tragique journée du 16 août 1977.

Dans un genre quelque peu différent (car américain), la collection Hollywood stories revient sur les derniers jours d'Elvis (à suivre à 10 h 30 sur Paris Première). Chaîne du satellite qui propose surtout à 16 h 30, le concert privé réalisé pour NBC en 1968. Retransmis le 3 décembre de la même année, le show nécessita quatre jours d'enregistrement. On y retrouve ses plus grands tubes.

Enfin, les cinéphiles passeront leur journée sur TCM (satellite) dès 7 h 40, avec en alternance des films musicaux (Le tombeur de ces demoiselles, La fête au harem...) et des entretiens des proches du roi de Graceland. Mythique !

Loïc TORINO-GILLES

A noter la sortie du CD "The essential" (BMG) et ses 42 tubes.

03/08/2007

C'est quoi l'opéra ?

Il est assez fabuleux Jean-François Zygel, les mains effleurant avec précision les touches brillantes de son Steinway & Sons, le verbe gentiment moqueur sur nos grands compositeurs, pour mieux nous faire aimer l'opéra. Il ouvre pour la 2e année sa Boîte à musique, pour cinq rendez-vous aussi instructifs qu'amusants.

Ce soir, il convie la chanteuse lyrique Julia Migenes, le compositeur et jury de Nouvelle star André Manoukian et l'animateur Karl Zéro à cette leçon qui commence, non pas par une ouverture (c'est pour plus tard dans l'émission) mais par un blind test. Puis chanteurs et instrumentistes se succèdent pour illustrer ce cours magistral qui n'a rien d'ennuyeux. Le contre tenor Robert Expert donne la chair de poule sur l'Air du froid (Purcell), la mezzo-soprano Nora Gubisch s'envole sur La clémence de Titus (Mozart), la soprano colorature Laura Hynes-Smith vocalise sur Gilter and be gay (Bernstein), avant que le ténor (dont les sopranos sont toujours amoureuses) Sébastien Guèze nous ravisse du Nessun dorma (Puccini)...

Sans oublier le petit hommage aux chansons de Manoukian (écrites pour Liane Foly), avec vibrato et vocalises...

L.T.-G.

"La boîte à musique de J.-F. Zygel : l'Opéra", France 2. 23 h 10.

01/08/2007

L'été cigale de Canal

Oh le bel été musical que nous offre Canal +, sans cigales qui stridulent, mais avec des riffs de guitares ravageurs, des basses hypnotiques, des batteries déchaînées et un riche éventail de rythmes capables de mettre lo oaï, comme on dit à Marseille ; Ce show estival a débuté le 7 juillet par le concert exclusif des White Stripes, duo mixte made from Detroit, au rock alternatif éprouvé. Fin juillet, les Canadiens d'Arcade Fire développaient avec fougue une panoplie d'instruments peu communs (xylophone, harpe, accordéon...) avant que Queens of the stone age ne déclinent les titres sophistiqués d'Era Vulgaris, leur dernier opus.

A mi-parcours, le prochain rendez-vous sera d'aussi haute tenue. Il s'agit de la rugueuse Amy Winehouse, dont le timbre évoque Aretha Franklin et les sonorités rappellent les Suprêmes. Reste l'attendu concert de Air (le 11), The Good the bad and the queen (le 18) et New York Dolls and Iggy and the Stooges (le 25). Petit bémol dans cette programmation, l'heure de diffusion qui ne permet pas facilement de pousser les décibels de la télé à fond, et de couvrir le son des cigales.

L.T.-G.

"Les concerts de l'élé : Amy Winehouse", le 4 août à 23 h 30.

27/03/2007

En chantant

Avec La présidentielle en chansons, France 3 ouvrait hier soir une immense boîte à musique. De de Gaulle à Chirac, cinquante ans de tubes, de perles, de parodies et de sketches, remixés par un Dj Hondelatte en forme !

Était-on plus heureux au Temps des colonies, comme le regrettait Sardou ? Picsou aurait-il été un bon ministre des Finances, comme le proposait Lenorman dans Si j’étais président ? Et notre Johnny national, n’aurait-il pas mieux fait d’écouter Joe Dassin conseiller « pour ne pas payer d’impôts, il faut naître à Monaco ».
Du pire au meilleur, rien ne nous aura été épargné : Giscard à l’accordéon, Lang bafouillant Aïcha, Jospin enterrant Les feuilles mortes... Et des moments plus engagés : La java des bombes atomiques par Reggiani, la candidature de Coluche, Ferré, Balavoine et l’irrévérencieux Le Luron scandant L’emmerdant c’est la rose.

Ponctué de passages plus contemporains avec le brillant Didier Gustin, soutenant les candidats de 2007 avec les voix de Cali, Delerm ou M.
Finalement, cinquante ans des mêmes préoccupations. A croire qu’en France, C’est la même chanson.

L.T.-G.

"La présidentielle en chanson" -  FRANCE 3 - 26.03.07