27/11/2007
Commune violence
"J'ai créé des personnages qui ont pour trajectoire de vie la chute libre". Abdel Raouf Dafri présente ainsi La Commune, série dont il est aussi scénariste. Ce huis clos amorcé hier sur Canal+ (et le mardi sur Décalé) se déroule dans une cité, sans être pour autant une "peinture réaliste de la banlieue".
Tout débute par la sortie de prison de François Lazare, incarcéré pendant 20 ans. Derrière les barreaux, il s'est converti à l'islam, rebaptisé Isham Amadi et a écrit plusieurs best-sellers. Riche, il revient pourtant dans la cité où il a grandi, au grand dam de son ami de jeunesse, devenu un caïd respecté.
Cet univers étouffant fait immédiatement penser à Oz. Comme dans cette série carcérale de Tom Fontana, un personnage déclame des coryphées pour éclairer l'action en cours.
Mais cette jungle ultra-violente, où "le seul jour facile, c'était hier", stigmatise, quoi qu'en disent les auteurs, les banlieues. Et finit par rendre commune la violence.
L.T.-G.
"La Commune", hier sur Canal+,
ce soir sur Canal+ décalé. 20 h 50
00:30 Publié dans Fiction/Série | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : La commune sur Canal+ stigmatise la violence
.