mercredi, 19 décembre 2007

Maureen : "Pourquoi j'ai quitté Star Academy"

Comme promis, la candidate montpelliéraine, qui a quitté Star Ac' samedi, se confie à Midi Libre 

135b9172a89ff10ca5fa656c983f6952.jpgComment allez-vous ? Vous avez une petite voix…

Aujourd'hui je suis particulièrement fatiguée. Mais je me repose. Tout doucement, ça commence à aller mieux.

Que s'est-il passé au juste ?

Je crois que j'ai atteint mes limites au niveau physique. Je me suis mis beaucoup de pression, j'ai intériorisé sans doute trop de choses… Quand je me suis retrouvée à l'hôpital, samedi, je me suis dit "On va peut-être arrêter la".

Qu'est-ce qui a été dur ?

Le planning très dense, le rythme effréné qui demande toujours d'être à fond. Sans oublier le stress qui s'accumulait, car je suis quelqu'un de très anxieux. Évidement, être loin des proches, c'est aussi très difficile. Surtout quand on a besoin d'un petit peu de réconfort.

Quels souvenirs vous gardez de l'aventure ?

De très beaux duos notamment avec Joss Stone, Mc Solaar et Alicia Keys. Et les riches rencontres humaines, que ce soit avec les candidats ou les personnes de l'ombre, de la régie aux producteurs, qui travaillent autour de nous.

Quel bilan vous tirez de votre participation?

Je suis contente de moi, car j'ai l'impression d'être allée au bout de ce que je voulais faire. J'ai donné le meilleur de moi-même et quand je n'ai plus réussi à prendre sur moi, je suis partie.

Aviez-vous conscience de pouvoir gagner ?

Je ne pense pas que j'aurai pu gagner. J'aurai pu arriver en finale, peut-être contre Quentin quoi que… Ce n'est pas évident de savoir. Je ne me sentais pas favorite auprès du public.

Qu'est ce qui ne vous manquera pas ?

La minute de téléphone.

Quels sont vos projets ?

Je pense que je vais reprendre doucement ma vie. J'ai envie de continuer à travailler sur mon album, comme je l'ai fait jusqu'à présent. Au Château, j'ai appris des choses artistiques qui peuvent me servir maintenant. J'essaie de tout mettre en œuvre pour réaliser mes objectifs.

Et dans l'immédiat ?

Je crois que je fais passer, dans le Nord, de belles fêtes de fin d'année. Je voudrais vraiment remercier Montpellier, que j'aime, pour son soutien intense.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

Photo TF1

vendredi, 23 novembre 2007

STAR AC' : Maureen a "repris le dessus"

ENTRETIEN Candidate régionale à la Star Ac', Maureen a failli quitter le Château samedi. Elle s'explique

Comment va le moral ?

Mieux. J'ai repris le dessus.

Vous avez failli quitter le Château. Que s'est-il passé ?

Une fatigue post-prime, un souci déclencheur, mon petit ami qui me manque...

Qu'est-ce qui vous a décidé à rester finalement ?

Une discussion avec Raphaëlle Ricci et les autres candidats. Le lendemain, au réveil, j'étais moins convaincue de mon affaire... Alors, je ne dis pas que je vais tenir, je dis : « il ne faut pas renoncer ».

Vos camarades ont réagi par des pleurs, des phrases plus violentes...

Je m'y attendais, on est tous hypersensibles en ce moment. Tout cela m'a touchée, évidemment.

Dojima, que vous connaissiez avant, a été éliminé. Est-il mieux dehors ?

Je crois vraiment que ça a été une bonne expérience pour lui... C'était bien qu'il sorte. Il ne supportait pas l'enfermement.

Qu'est-ce qui est le plus dur pour vous, actuellement ?

De me remobiliser complètement sur ce que je fais, comme au départ.

Vous obtenez encore la meilleure note aux évals'...

Ça me rend plutôt fière, parce que je n'ai jamais été scolaire. Je suis ravie d'avoir de bonnes notes.

Les cours sont devenus obligatoires. Dur de se lever ?

Non, ça va. Je me lève un quart d'heure avant.

Enfin, on vous voit sommeiller.

(Rires) Oui, c'est vrai.

Quels cours vous motivent ?

Ceux de Magali Dieux (chant), Kamel Ouali (danse) et Raphaëlle Ricci (expression scénique).

Et à l'inverse ?

Celui de Richard Cross. Ses cours sont longs et on comprend rarement où il veut en venir. Très vite, cela devient assez soporifique...

Qu'allez-vous chanter ce soir ?

J'interpréterai Caroline, en duo avec MC Solaar, et la Bohème avec Chimène Badi.

Deux chanteurs qui vous touchent ?

Chimène Badi, ce n'est pas du tout ma tasse de thé. Par contre, je suis vraiment ravie de rencontrer MC Solaar. Caroline est une de ses chansons que je préfère.

Encore deux beaux duos...

Oui, la semaine dernière c'était l'apothéose. Chanter avec Joss Stone (sur le langoureux L-O-V-E) ! Je me suis vraiment amusée. J'avais une grosse pression parce que je l'ai mis très haut dans mon organigramme des artistes.

Ce genre de moments vous aide à tenir ?

Exactement.

Vous avez envie d'autres rencontres artistiques ?

J'aimerais faire un duo avec Eric Clapton sur Change to world. Egalement Louxor, avec Philippe Katerine.

Vous enregistrez actuellement l'album. Ça se passe bien ?

C'est super. C'est notre bulle d'air au quotidien. Une heure par jour, pas plus, mais ça nous donne une autre dimension du travail, ça fait du bien...

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

"Star Ac'", TF1. Ce soir à 20 h 50

mercredi, 18 avril 2007

Star Ac' : le concert !

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CONCERT  La sixième promo de Star Academy branche les guitares aujourd’hui au Zénith de Montpellier

medium_f-vipstarac.jpgA Bruxelles, devant les 6 500 aficionados du Forest National, comme cet après-midi à 17h30 au Zénith de Montpellier, le show sera dépouillé. Sans fioritures, à l’image d’un showcase aux accords rock. Oubliées les chorégraphies de Kamel Ouali, le tour de chant de la sixième promo de l’émission de téléréalité de TF1 est presque intimiste. Balayons d’emblée les craintes : les sept Star-Académiciens chantent juste et en direct. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à prendre une guitare et s’accompagner au piano, autour du trio musical (un clavier, un bassiste, un batteur), emmené par l’emblématique Matthieu Gonet.
Preuve qu’au fil des ans, le Château de Dammarie-les-Lys recrute des artistes complets. Reste cependant à trouver une unité dans ce melting-pot d’une heure quarante-cinq.
Ouverture dans le public par Jean-Charles et Brice qui entonnent Temps à nouveau de Jean-Louis Aubert. S’enchaîne Quand la musique est bonne, de Goldman, pas mal mais déjà entendu. Plusieurs tubes chorals se succèdent : Eteins la lumière (Axel Bauer), Être à la hauteur (Le roi Soleil), L’Hymne de nos campagnes (Tryo)… Même s’ils sont épatants dans la reprise survoltée du Louxor j’adore de Philippe Katerine, c’est finalement quand ils chantent en solo, des chansons qu’ils ont choisi, qu’ils sont le plus à l’aise.
Ainsi Ludovic le beau gosse fait montre de ses talents de danseurs et ose une "sexy attitude" sur U Remind Me, tube R’n’B d’Usher. Marina ne surprend pas vraiment dans le choix de Mon cœur, mon amour (Anaïs), qu’elle avait déjà chanté sur le plateau de TF1. Et Cyril, gagnant du programme en décembre dernier, interprète à la manière d’une Diva The greatest love of all, de Whitney Houston.
Les bonnes surprises viennent de Cynthia, qui s’attaque au ardu Proud Mary. Sans jamais imiter Tina Turner, qui en fut la grande interprète, la jeune fille en offre une version assez bluesy, puis rock. Dominique est également à la hauteur du J’ai vu de Niagara. Sans oublier le joli moment a capella de Cyril et Cynthia, sur Beautiful de Christina Aguilera. ●

A Bruxelles, Loïc TORINO-GILLES 

A 17 h 30, Zénith, Montpellier. Places 38 € . 04 67 64 50 00.

mardi, 10 avril 2007

Recalés !

On lui mettrait volontiers un grand coup de santiags aux fesses. Ou deux baignes, c'est selon. Alice, dix-huit ans, est une vraie peste ! Décidée à quitter le lycée, elle demande à son grand-père Louis, pâtissier de renom, de la prendre en apprentissage. Après avoir tapé dans la caisse et trouvé ce labeur trop dur, l'ingrate se résigne à retourner à l'école, non sans qualifier son papi d'analphabète. Histoire de montrer sa reconnaissance.

Il est bien là, le drame du téléfilm Bac + 70, vu hier soir sur TF1. Pierre Mondy, qui incarne cet homme qui a réussi à la force de ses poignets, a un seul regret : ne pas avoir fait d'études. Réussit-on mieux sa vie avec des diplômes ? Après avoir tergiversé, il va finalement se décider à reprendre ses études. Comme une punition divine, il va atterrir dans la même classe que sa petite fille… Mais même ce moment attendu ne fait pas décoller cette fiction bien légère. Si Louis et Alice obtiennent finalement leur baccalauréat, niveau intérêt du téléspectateur, ils sont recalés !

L.T.-G.

"Bac + 70", TF1 - 09.04.07

jeudi, 05 avril 2007

Pierre Arditi rattrapé par son passé

ENTRETIEN

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Ce soir sur TF1 dans "Les liens du sang", l'acteur, toujours entre théâtre et cinéma, campe un avocat cynique

Que dire d'Antoine Meyer, que vous incarnez ce soir ?

C'était un avocat de plaidoirie qui est devenu un avocat d'affaires, sans doute pour des raisons de confort de vie. Il a choisi une partie de sa profession qui est plus lucrative, au mépris d'une certaine morale qu'il a pu avoir dans un pan antérieur. Donc c'est un personnage assez cynique au départ à qui un jeune homme demande de le défendre. Il s'avère que ce jeune homme est son fils.

Cela va modifier sa vie...

Parce que ce fils – qu'il ne savait pas avoir – finit par l'obliger à le défendre, ça le remet en face de ce qu'il a abandonné de lui. Son cynisme s'efface. Cela l'oblige à se poser des questions sur lui-même, au travers d'une histoire qui est très noire avec un suspense assez puissant. Et on finit par saisir un certain nombre de choses qu'on ne comprenait pas au début.

Finalement, cela va aussi profiter à son entourage ?

Cette aventure finira par faire qu'il retouchera du doigt ce qu'il était auparavant. Il retrouvera sa femme et une partie de l'identité qu'il avait laissée depuis des années.

Dans un autre registre, vous reprenez lundi le tournage de "Sauveur Giordano", personnage créé en 2001 ?

Giordano est un ancien policier reconverti en détective privé au service d'une association d'entraide aux victimes... Je tourne pour quatre épisodes dans lesquels il va lui arriver un certain nombre de choses. Notamment une affaire où il est personnellement soupçonné d'avoir tué quelqu'un. Il va être obligé de se cacher et de se défendre en se masquant.

Théâtre, télévision, cinéma... Vous êtes sur tous les fronts ?

Je suis au théâtre Edouard VII, à Paris, dans L'idée Fixe de Paul Valéry, qu'a montée mon copain Bernard Murat avec lequel je joue. A partir de mai, je vais tourner dans Tu peux garder un secret ?, le prochain film d'Alexandre Arcady. J'enchaîne en septembre avec celui de Nadine Trintignant. Et puis entre octobre et novembre, dans Je vais te manquer, le premier long métrage d'Amanda Sthers, la femme de Patrick Bruel. Dans cette comédie douce amère, je jouerai un personnage un peu entre deux eaux, un très beau rôle.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

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DEVANT L'ÉCRAN : Déliés

« Quand on défend les salauds, on en est forcément un... » Cette réplique de la partie adverse envoyée à Antoine Meyer (Pierre Arditi), au début de l'intrigue, résume avec justesse la vie de cet avocat d'affaires. Avide de gain, ce cynique qui ne conçoit pas de perdre, n'a pas hésité à vendre son âme au diable. Evidemment, un personnage si noir cache des meurtrissures.

Avec Les liens du sang, TF1 propose ce soir un vrai thriller. Avec une intrigue complexe et des rebondissements vraiment surprenants. Au casting, on a plaisir à retrouver Emmanuelle Boidron, en avocate idéaliste, que l'on préfère loin de son rôle dans Navarro. Pas de surprise dans le jeu de Pierre Arditi... Le cynisme qu'il lui arrive de manier dans la vie, lui va bien. La révélation c'est Iván Gonzâles, fils du chanteur argentin Jaïro. Personnage ambigu, il est aussi terrifiant que fascinant dans la peau de ce fils venu de nulle part. Ne ratez surtout pas le début.

L.T.-G.

"Les liens du sang", TF1 - 5/4/2007

mardi, 03 avril 2007

Thérèse

L'évêché était pourtant fier d'elle. Sœur Thérèse (Dominique Lavanant) en avait fini des enquêtes policières, au côté de son ex-mari le capitaine Bonaventure (Martin Lamotte). Elle a résisté tant qu'elle a pu, mais il faut croire que ce cadavre, tombé du ciel sur sa camionnette, était un signe divin.

Alors notre religieuse préférée a remis le couvert hier soir sur TF1, dans un épisode inédit de Sœur Thérèse.com, écrit par Michel Blanc. Un prétexte pour retrouver les personnages sympathiques de ce feuilleton en proie à résoudre ce mystérieux meurtre oscillant entre le crime passionnel, la jalousie professionnelle et le trafic d'animaux ! Avec en filigrane, les déboires personnels de Bonaventure, qui pense que sa fiancée veut le quitter pour un homme plus jeune, et ceux de son adjoint, le lieutenant Gabriel, malheureux que sœur Florence qu'il vénère soit hospitalisée.

Enfin, les fans de L’île de la tentation auront reconnu le sexy Brandon Yokouchi, dans la blouse de l'infirmier tahitien. Sacrilège !

L.T.-G.

"Sœur Thérèse.com", TF1 - 02.04.07

samedi, 31 mars 2007

Star Academy-Nouvelle star, les millions de la téléréalité

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Chaque année à la même époque, des millions de Français se passionnent pour les chanteurs apprentis, en quête de célébrité, qui se bousculent dans ces radio-crochets modernes. Semblables mais si différentes, la Star Academy et Nouvelle star, sont les programmes phares de TF1 et M6. Extrêmement rentables, ils coûtent quatre fois moins cher à fabriquer qu’une fiction et génèrent des millions d’euros de bénéfices. Outre le casting, le succès repose sur le charisme de présentateurs et l’indépendance de jurés ou de profs impitoyables. Autant d’ingrédients qui incitent le téléspectateur a acheter disques, places de concert et surtout, voter par SMS… surtaxés.

Dossier : Loïc TORINO-GILLES

1 Combien pour Nikos et le jury Nouvelle star ?

Susciter l’envie de voter par SMS, regarder chaque prime time, acheter des disques, des places de concert, se disputer pour sauver un candidat. Des dons qui se monnaient au prix fort. Salarié du groupe TF1, Nikos Aliagas, indispensable Monsieur Loyal de la Star Ac’ depuis sa création en 2001, perçoit d’Endemol, en plus de ses appointements, 13 500 € par semaine. Soit sur quatre mois d’aventure, 216 000 €. C’est bien plus que le tout aussi incontournable jury de Nouvelle star. Marianne James, Dove Attia, André Manoukian et Manu Katché engrangent chacun 120 000 € par saison. Une rétribution largement revue à la hausse : elle est quatre fois plus élevée qu’en 2004.

2 L’argent des profs de la Star Academy

Salaires des professeurs du Château : entre 30 000 et 150 000 € par saison. Plus insolite, ce n’est pas un prof de chant qui est le mieux payé, mais Kamel Ouali, qui enseigne la danse. Ces rémunérations englobent la participation aux tournées et aux castings. Matthieu Gonet toucherait ainsi 122 000 €. Deux fois et demi plus qu’Armande Altai (47 000 €), prof de chant fantaisiste des trois premières saisons qui n’assurait pas les concerts. Raphaëlle Richie percevrait 85 500 € et Oscar Sisto, le prof de théâtre, environ 70 000 €.

3 Et les gains distribués aux élèves

Jusqu’en 2006, Endemol versait 600 € par semaine de présence aux élèves. Les finalistes pouvaient encaisser jusqu’à 10 000 €, en plus de la prime d’entrée (8 000 €). Depuis 2006, les Star-Académiciens n’ont plus de salaire. En revanche, ils perçoivent toujours un pourcentage sur les ventes de disques (8 %), l’enregistrement des voix pour les sonneries de téléphone portable et sur les produits dérivés (dont les photos). Selon les destins, ce gain va de 25 000 à 200 000 €. Bonus pour les élèves qui partent en tournée. Ils sont payés 200 € net par soir. Avec cinquante dates, la tournée 2006 rapportera à chacun 10 000 €. Cyril le vainqueur et Dominique la demi-finaliste toucheront un peu plus.
Enfin le plus gros gain, versé par Universal, est pour le finaliste : enregistrement d’un album et avance sur royalties d’un million d’euros. Cette dernière n’est pas remboursable, mais imposable !

4 Audiences, publicités et SMS surtaxés

Les recettes publicitaires de Nouvelle star rapportent à M6 45 M€. Trois fois moins qu’à TF1 où le spot de 30 secondes est vendu entre 60 000 et 100 000 €. En période Star Academy, la pub rapporte à la première chaîne 119 M€.
A ne pas négliger dans les recettes, les SMS surtaxés qui permettent aux téléspectateurs de voter. L’an dernier, M6 en a comptabilisé 5 millions. Bénéfice : 3 M€. Aucune communication du côté de Star Ac’, mais une estimation : environ 13 millions de SMS reçus. Les 60 % reversés par les opérateurs téléphoniques (7,8 M€) sont à diviser en trois parts égales : pour TF1, Endemol et Universal.
Côté audience, Star Ac’est suivie en moyenne par 8 millions d’adeptes, contre 5 millions pour Nouvelle star.

5 Des ventes de disques excellentes

Que la musique s’achète, c’est finalement l’aboutissement d’émissions qui revendiquent la découverte de talents. Les ventes, excellentes, suivent tout de même l’érosion du marché du disque. Sur le podium TF1, on trouve les singles et albums enregistrés par la première promo de Star Ac’ (2,9 M vendus), Jenifer (2,6 M), la Star Ac’2 (2,4 M) et Nolwenn Leroy (1,1 M). A noter l’honorable parcours de l’Audoise Olivia Ruiz, avec son demi-million de disques vendus. Le gadin pour Magali Vaé, gagnante en 2005, et seulement 16 800 albums. Le plébiscite du public a ses limites.
Pour M6, c’est le groupe de filles L5, né de Popstars - émission à cheval entre Star Ac’ et Nouvelle star - qui a vendu le plus (3,28 M), explosant les rivaux de TF1. Suivent Chimène Badi (2,75 M), Amel Bent (1,4 M) et Miss Dominique, découverte en 2006, avec 62 700 albums.

6 Un jackpot pour les chaînes

Une chose est sûre, ces émissions sont rentables ! TF1 dépense 35 M € avec son académie et dégage un bénéfice de plus de 100 M€. Même montant pour Endemol, dont 30 % du chiffre d’affaires provient de l’exploitation de la Star Ac’. Pour le groupe allemand Bertelsmann, propriétaire du concept Nouvelle star dans le monde, les recettes s’élèvent à... 1 milliard de $.

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(Infographie de Gilles Renaud / Midi Libre)
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CÔTÉ ÉLÈVES
Chimène Badi, Jenifer, Nolwenn, Amel Bent, Magali Vaé...
Qui sont vraiment les gagnants ?
Qui se souvient encore de Grégory Lemarchal, Jonatan Cerrada, Elodie Frégé ou Magali Vaé ? Ils ont tous gagné une émission de téléréalité, mais depuis, c'est le trou noir. Ambiguïté de cette surexposition médiatique, les grands gagnants ne sont pas forcément les lauréats. Mis à part Jenifer et Nolwenn Leroy, dont les parcours ont été consacrés par une entrée chez les Enfoirés, les recalés des podiums font généralement carrière. C'est le cas d'Olivia Ruiz, qui aura mis cinq ans pour se construire une personnalité. Recalée de Popstars, Chimène Badi a écoulé depuis près de 3 millions de CD ! Eliminée en 2004 de Nouvelle star, Amel Bent a vendu 1,4 million de disques, sept fois plus que Steeve Estatof, face auquel elle s'était inclinée. Thierry Amiel , perdant de la première Nouvelle star, creuse aussi son sillon et a passé l'épreuve de la scène avec talent. Dans un autre registre, le terrible Jean-Pascal a abandonné la musique (merci pour nos oreilles), pour devenir présentateur et comédien à ses heures.
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CÔTÉ PROFESSEURS
Kamel Ouali, Marianne James, Dove Attia, Oscar Sisto Album, cours... le coup de pouce de la télé
La notoriété gagnée avec la téléréalité ne profite pas qu'aux élèves. Parmi les exemples les plus probants, elle déroule son tapis rouge au chorégraphe Kamel Ouali. Après avoir dirigé les danseurs des Dix commandements et d' Autant en emporte le vent, le prof de danse de la Star Ac' a participé à la création d'une attraction au Futuroscope de Poitiers et a monté sa propre comédie musicale, Le Roi soleil, dont le producteur est un certain... Dove Attia, membre du Jury Nouvelle star. Juré à ses côtés, Marianne James a pu sortir un album musical et a triplé les dates de son spectacle "Les caprices de Marianne". L'académie d'Oscar Sisto, le prof de théâtre du Château, a multiplié son nombre d'élèves par sept. Armande Altaï, qui a participé aux trois premières saisons de Star Academy, a pu revenir sous les feux des projecteurs. Actuellement, elle est l'invitée des plateaux télé pour faire la promo de son disque. Nikos Aliagas tire aussi son épingle du jeu : il co-anime l'émission people 50 mn inside sur TF1 et a son talk-show sur LCI. Il enregistre également son premier album, un disque de jazz, qui devrait d'abord sortir en Grèce.
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EN RÉGION
Olivia Ruiz, l'Audoise révélée par la Star Ac'
medium_f-olivia.2.jpgQue de chemin parcouru pour la petite fille de Marseillette, entre Lézignan et Carcassonne, depuis sa participation en 2001 à la Star Ac' ! Un demi-million de disques vendus et, récemment, la reconnaissance des gens du métier qui lui ont décerné une double Victoire de la musique. Issue de la première promo (celle de Jenifer), l'Audoise a su prendre le temps nécessaire et contacter des artistes confirmés (Prohom, Juliette, Christophe Mali de Tryo, Mathias Malzieu de Dionysos), pour s'offrir un second album sur mesure. La femme chocolat fait fondre le public. Photo FRANCE 5

Et si Julien le Nîmois devenait la Nouvelle star ?

medium_f-julien.2.jpgDiplômé des Beaux-Arts, Julien le décalé, flanqué de son ukulélé, suivra-t-il le même parcours que Christophe "la Tortue" ? Le jeune homme de 24 ans, au caractère bien trempé, fait partie des 15 candidats (sur 25000), qui chanteront à Baltard la semaine prochaine. Il porte sur ses épaules l'espoir de toute une région. Photo M6

mercredi, 21 mars 2007

Cauet retourne la télé

 Cauet : « Je suis bien sur TF1 »

ENTRETIEN Ce soir, Sébastien Cauet retourne la télé sur TF1. Au programme, des parodies : Les Expert vs La Gendarmerie, Cauey’s Anatomy, AGAS (pour Sagas), Pas Nique dans le couple, On a tous essayé, Les feux de l’humour, Prison Break Danse…

 

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Qu'est ce qui attend les téléspectateurs ce soir ?

Deux heures de parodies d'émissions et de séries : Les Expert, Cauey's Anatomy, Agas (pour Sagas), Pas Nique dans le couple, On a tous essayé, Prison Break Danse... Et d'autres des années 80. Il y a aussi trois clips, dont Cauet président sur Born to be alive. On a essayé d'inventer de nouvelles chaînes du câble.

Combien de temps a duré le tournage ?

C'est injuste... C'est comme quand on mange un crabe : deux heures pour le décortiquer et trente secondes pour l'avaler. C'est pareil, on a tourné en deux mois et demi. Il a fallu se faire violence et faire des choix, car avec toutes les parodies on arrivait à 3 h 30 d'émission.

TF1 accepte que vous brocardiez ses émissions ?

On ne se moque pas des gens. C'est comme un caricaturiste, on grossit les traits. Ça n'a rien de méchant.

D'où vient cette envie ?

C'est un beau défi. Alors quand on a la possibilité de le faire, il ne faut pas passer à côté. C'est un truc de gamin ; vous devenez flic, docteur, chanteur...

Votre équipe est fidèle ?

Oui, on l'a élargi à Vincent et Jeff qu'on voit déjà sur la Méthode Cauet (le jeudi soir sur TF1). C'est un travail collectif. Je ne veux pas me donner tous les premiers rôles.

Y aura-t-il un troisième "Cauet retourne la télé" ?

Si on doit en faire un pour Noël il faut le savoir vite, car c'est beaucoup de boulot.

Cet été, comptez-vous encore tester les petits boulots ?

Oui, Pas de vacances pour Cauet reprendra, mais dans un genre et un lieu différent. C'est une petite surprise.

Vous donnez l'image de quelqu'un de dilettante, mais vous travaillez beaucoup.

C'est justement parce qu'il y a beaucoup de travail en amont qu'on peut se permettre de se lâcher. Je me mets tout le temps la pression. Quand vous ratez une Méthode, vous pouvez vous rattraper la semaine d'après. Là, c'est beaucoup de gens (une centaine), du temps, de l'investissement, de la prise de tête, quatre mois de travail...

Vous arrivez à concilier aussi la radio ?

Oui. Pour l'instant tout va bien. C'est vrai que se lever le matin c'est pas le truc qui nous enchante le plus...

On parle de Cécile de Ménibus en solo ?

C'est normal dans une évolution. Un jour il y aura un truc, et ce sera une évidence. Pour l'heure on cherche et on a le luxe d'avoir le temps. Puis, elle est encore jeune, elle n'a que 74 ans ! (rires)

La presse a annoncé votre départ sur M6...

C'est ridicule de découvrir dans des papiers que je suis en compétition avec Maïténa Biraben. Ça n'a pas de sens ! J'ai une boîte de prod, donc il y a toujours des discussions avec les chaînes. Le jour où j'irai ailleurs, je le dirai. A force de le dire, ça va finir par arriver.

Vous restez sur TF1 alors ?

On y est très bien... On est en train de discuter de ce qu'on va faire l'année prochaine.

Votre adaptation des Muppets n'a pas duré longtemps.

On en a fait dix, comme prévu. C'était un boulot colossal et un programme pas rentable. J'ai perdu de l'argent dessus, mais on s'est éclaté... TF1 m'avait prévenu : au prix où ça coûte, il n'y aura pas de deuxième vague.

Propos recueillis par Loïc TORINO-GILLES

 

Sébastien Cauet vous propose de découvrir en avant-première quelques extraits de l'émission.

(Vidéo diffusée avec l'accord de Cauet)

lundi, 19 mars 2007

La dame d'Izieu

Dévouement

medium_f-izieu.4.jpg"A vouloir sauver tout le monde, on finira par sauver personne". Abrupte, cette phrase prononcée par Véronique Genest, qui incarne Sabine Zlatin, se révèlera malheureusement prémonitoire. Elle conclut le premier et réussi épisode de La dame d'Izieu, diffusé ce soir sur TF1. Le téléfilm débute en 1987, par le retour dans ce petit village de l'Ain, de la fondatrice de la colonie d'enfants réfugiés de l'Hérault, alors que va s'ouvrir le procès de Klaus Barbie. Symbole de cette "peur de l'oubli", l'héroïne arrache le lierre qui recouvre la plaque sur laquelle est gravé le nom des 44 enfants raflés en 1943 par la Gestapo de Lyon, sous ordre du tortionnaire de Jean Moulin.

Du camp de transit de Rivesaltes au refuge d'Izieu, on admire le dévouement et l'opiniâtreté de cette femme qui a cherché la preuve de la culpabilité du bourreau des enfants juifs. La réalisation est dépouillée, parsemée d'images d'archives, de ralentis et de flash-back. A l'image de l'interprétation, très juste, de Véronique Genest. C'est le traitement qu'il fallait donner à cette histoire romancée, inspirée d'un fait odieusement réel.

 

Izieu pour pleurer...

La deuxième - et dernière - partie, est un peu plus dure. L’histoire se rouvre sur le témoignage de Sabine Zlatin, au treizième jour du procès de Klaus Barbie, alors qu’elle espère « lui faire baisser les yeux ». Mais le dédaigneux bourreau des enfants juifs n’assistera pas à son procès.
Entre rires et émotion, on vit cette année passée à Izieu, « dans cette maison, havre de paix » où l’innocence fut préservée... Jusqu’à ce télégramme du 6 avril 1944, émanant de la sous-préfecture de Belley : « Famille malade… maladie contagieuse ». Les innocents réfugiés et sept de leurs éducateurs (dont le mari de Sabine Zlatin) viennent d’être raflés. Il n’y aura qu’une survivante.
Le téléfilm se referme au moment de l’énoncé de la condamnation de Barbie. Dans la salle d’audience, Sabine Zlatin (admirable Véronique Genest) se retourne et voit les 44 enfants sagement assis. Apaisée, elle leur adresse : « Maintenant que c’est fini, la vie continue ».
Et la mémoire, perdure.

Loïc TORINO-GILLES

"La dame d'Izieu" première partie - TF1 - 12.03.2007

"La dame d'Izieu", deuxième partie - TF1 - 19.03.2007

jeudi, 08 mars 2007

Sombre RIS

Le mystère s’éclaircit autour de la disparition de Jeanne, la femme de Marc Venturi. Dans les épisodes de RIS que diffuse TF1 ce soir, un cheveu retrouvé sur un chèche permet au chef du laboratoire scientifique de lever un coin du voile. Un infime coin de cette quête obsédante qu’un rebondissement remettra en cause.
Outre les enquêtes qui nous conduisent dans le milieu de la recherche médicale (Apparences trompeuses) et de la prostitution de luxe (Dépendances, à 21 h 45), cette deuxième saison des Experts à la française, donne enfin du corps à ses personnages. Ainsi Julie Labro (Barbara Cabrita), qui avait échappé à l’explosion d’une bombe dans la première saison, prend de l’assurance et tisse une timide relation avec son chef.
Audience et intrigues sont au rendez-vous de cette fiction digne d’intérêt.

L.T.-G.

RIS - "TF1", jeudi 8 mars 2007