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03/04/2007

Thérèse

L'évêché était pourtant fier d'elle. Sœur Thérèse (Dominique Lavanant) en avait fini des enquêtes policières, au côté de son ex-mari le capitaine Bonaventure (Martin Lamotte). Elle a résisté tant qu'elle a pu, mais il faut croire que ce cadavre, tombé du ciel sur sa camionnette, était un signe divin.

Alors notre religieuse préférée a remis le couvert hier soir sur TF1, dans un épisode inédit de Sœur Thérèse.com, écrit par Michel Blanc. Un prétexte pour retrouver les personnages sympathiques de ce feuilleton en proie à résoudre ce mystérieux meurtre oscillant entre le crime passionnel, la jalousie professionnelle et le trafic d'animaux ! Avec en filigrane, les déboires personnels de Bonaventure, qui pense que sa fiancée veut le quitter pour un homme plus jeune, et ceux de son adjoint, le lieutenant Gabriel, malheureux que sœur Florence qu'il vénère soit hospitalisée.

Enfin, les fans de L’île de la tentation auront reconnu le sexy Brandon Yokouchi, dans la blouse de l'infirmier tahitien. Sacrilège !

L.T.-G.

"Sœur Thérèse.com", TF1 - 02.04.07

19/03/2007

La dame d'Izieu

Dévouement

medium_f-izieu.4.jpg"A vouloir sauver tout le monde, on finira par sauver personne". Abrupte, cette phrase prononcée par Véronique Genest, qui incarne Sabine Zlatin, se révèlera malheureusement prémonitoire. Elle conclut le premier et réussi épisode de La dame d'Izieu, diffusé ce soir sur TF1. Le téléfilm débute en 1987, par le retour dans ce petit village de l'Ain, de la fondatrice de la colonie d'enfants réfugiés de l'Hérault, alors que va s'ouvrir le procès de Klaus Barbie. Symbole de cette "peur de l'oubli", l'héroïne arrache le lierre qui recouvre la plaque sur laquelle est gravé le nom des 44 enfants raflés en 1943 par la Gestapo de Lyon, sous ordre du tortionnaire de Jean Moulin.

Du camp de transit de Rivesaltes au refuge d'Izieu, on admire le dévouement et l'opiniâtreté de cette femme qui a cherché la preuve de la culpabilité du bourreau des enfants juifs. La réalisation est dépouillée, parsemée d'images d'archives, de ralentis et de flash-back. A l'image de l'interprétation, très juste, de Véronique Genest. C'est le traitement qu'il fallait donner à cette histoire romancée, inspirée d'un fait odieusement réel.

 

Izieu pour pleurer...

La deuxième - et dernière - partie, est un peu plus dure. L’histoire se rouvre sur le témoignage de Sabine Zlatin, au treizième jour du procès de Klaus Barbie, alors qu’elle espère « lui faire baisser les yeux ». Mais le dédaigneux bourreau des enfants juifs n’assistera pas à son procès.
Entre rires et émotion, on vit cette année passée à Izieu, « dans cette maison, havre de paix » où l’innocence fut préservée... Jusqu’à ce télégramme du 6 avril 1944, émanant de la sous-préfecture de Belley : « Famille malade… maladie contagieuse ». Les innocents réfugiés et sept de leurs éducateurs (dont le mari de Sabine Zlatin) viennent d’être raflés. Il n’y aura qu’une survivante.
Le téléfilm se referme au moment de l’énoncé de la condamnation de Barbie. Dans la salle d’audience, Sabine Zlatin (admirable Véronique Genest) se retourne et voit les 44 enfants sagement assis. Apaisée, elle leur adresse : « Maintenant que c’est fini, la vie continue ».
Et la mémoire, perdure.

Loïc TORINO-GILLES

"La dame d'Izieu" première partie - TF1 - 12.03.2007

"La dame d'Izieu", deuxième partie - TF1 - 19.03.2007

17/03/2007

La praline

Disons-le d’emblée, la dix-huitième aventure de Famille d’accueil, ce soir sur France 3, est franchement cucul la praline. La famille Ferrière dégouline toujours de bons sentiments pour venir en aide à Mina, jeune orpheline de 13 ans, qui cache sa surdité. On vous passe le Malentendu - titre de l’épisode - entre la pitchounette et sa tata, qui comporte peu d’intérêt. Tout cela est trop sympathique pour sonner vrai. Les amateurs de cette saga vedette de la chaîne apprécieront sans doute.
Car ils sont attachants, les membres de cette tribu. Virginie Lemoine (Marion) est une adorable maman d’adoption, idéalement compréhensive… Christian Charmentant (Daniel), un drôle de papa poule, avec de faux airs d’ours bourru. Et Ginette Garcin, loufoque tante Jeanne, apporte un trait de fantaisie dans la morosité ambiante.
A qui la faute ? Au concept qui s’essouffle. Les auteurs délaissent le volet social (habituellement, l’administration fait des misères aux enfants placés), pour noyer tout ça dans la guimauve.

Limite, même quand on aime les sucreries.

L.T.-G.

"Famille d'accueil" - France 3 - 17.03.2007